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Catégorie : Destinations

MON TOP 5 PLAGES

MON TOP 5 PLAGES

Quoi de mieux pour décompresser qu’une plage de rêve!

Le monde regorge d’endroits fabuleux pour vous aider dans cette tâche.

Certes, nous avons tous en tête cette carte postale reçue d’un collègue et représentant une plage de sable fin, au bord d’une mer aux eaux cristallines, sous le soleil et bordée de cocotier. Mais où partir pour se retrouver dans ces lieux magiques?

Pas forcément besoin d’aller se poser sur un atoll des Maldives, il existe des endroits bien plus accessibles.

Voici donc ma petite sélection personnelle des 5 plus belles plages que j’ai eu l’occasion de voir à ce jour

  1. ZANZIBAR (TANZANIE)

Zanzibar est un lieu magique: d’une part, une histoire hors du commun au carrefour des civilisations, et d’autres part une côte incroyablement belle. Enivrez-vous de l’histoire et de la culture de sa capitale, Stone Town, avant de vous posez sur une plage de sable fin.

J’ai eu l’occasion d’explorer un peu l’île, avant de me poser à cet endroit que je considère toujours comme « ma » plus belle plage à ce jour : « Paje ».

Située du côté est de l’ile, il s’agit d’une immense bande de sable fin aux eaux d’une incroyable transparence. Le phénomène de marée est très marqué de par la faible profondeur des eaux. En fait, au loin, on peut apercevoir des vagues déferlants sur les coraux (à plusieurs kilomètres de la côte). La baignade n est pas toujours aisée à certains moments de la journée, mais au nivau esthétique cette plage est tout simplement incomparable: l’eau est limpide sur des kilomètres à marée basse, puis la montée des eaux va entrainer un ensemble de changement. D’incroyables nuances de vert et bleu turquoise vont défiler au fil des heures.

Par ailleurs, la marée base est un moment privilégié pour apprécier le travail des récolteurs d’algues marines. Par ailleur, avec ses eaux peu profondes et de bonnes conditions de vent, l’endroit est prisé par les adeptes du kyte surfing.

Un autre must à Zanzibar: le restaurant « the rock ». Un endroit unique: vous y accédez à pied en début de journée, et au fil de la montée de la marée, le restaurant va se retrouver entouré d’une mer aux tonalités parfaites. Vous aurez besoin d’une barque en fin de journée pour rejoindre la terre ferme (ou à la nage comme moi, après avoir vidé 2 quilles de vin 😉

De sympathiques marchants Masaï sur la plage de Paje
  1. NUSA PENIDA (Indonésie)

L’Indonésie est un pays fascinant qui est en fait l’archipel le plus grand au monde avec plus de 18.000 îles. Il est donc normal que l’on y retrouve les plus belles plages du monde.

La plage la plus fameuse est certainement l’iconique plage de Nusa Penida, une petite ile située entre Bali et Lombok.

Mais elle est loin d’être la seule valant le coup. Les autres plages recommandée dans la région: celles de Bali (zone sud de l’ile), les Gilis (Gili Trewangan, Gili Meno et Gili Air) et Nusa Lembogan.

La plupart des îles étant volcaniques, le relief garantit des prises de vue à couper le souffle. Je recommande vivement l’exploration de Bali et Lombok en scooter.

L’incroyable plage de Nusa Penida
  1. TULUM (MEXIQUE)

La Rivera Maya est l’endroit le plus touristique du Mexique. Son développement à débuté avec Cancun, ancien village de pêcheur converti en centre de vacances aux accents plus américains que mexicains. S’en suivit Playa del Carmen… Et puis Tulum.

Je me rappelle de la première fois que j’ai mis les pieds dans ce petit bled des Caraïbes en 2003. Un tout petit village, quelques cabanes sur la plage où l’on posait son hamac en échange d’une poignée de pesos. Un site archéologique avec une vue imprenable sur une plage déserte et des eaux turquoise.

Malheureusement, les temps ont bien changé: le village est devenu une ville à part entière, les cabañas ont été remplacées par des hôtels, et en 2006 une rampe d’accès à été construite pour permettre l’accès à la plage déserte depuis les ruines, signant ainsi l’arrêt de mort de ce lieu intouché.

Les hôtels en bord de plage sont devenus très exclusifs, et les accès gratuits ont été réduits par des politiques commerciales douteuses des hôtels et restaurants de la plage (un classique au Mexique). Mais malgré tout, Tulum reste une plage magnifique et dans mon top 3, car cette longue bande côtière de sable fin n’a pas (encore) été bétonnée, contrairement à ses grandes sœurs (Playa del Carmen et Cancun).

Et puis il n’y a pas que du mauvais dans son développement: lors de ma dernière visite (mi-2017), j’ai eu le plaisir de constater qu’une piste cyclable avait été aménagée afin de permettre l’accès aux plages depuis la ville (située à 4km).

Un autre endroit magique de la Riviera Maya, à la frontière avec le Yucatan: Holbox. Il s’agit d’une presqu’ile marquant la frontière entre les eaux des Caraïbes et du Golf du Mexique. Maintenant cela fait presque 10 ans que j’ai visité l’endroit. A l’époque, il s’agissait d’un petit village au bord d’une plage de rêve longue de plusieurs kilomètres. Avec des petites cabañas au bord de la plage… Je doute fortement que cela se soit maintenu aussi tranquille.

Une photo vintage des ruines de Tulum avant la construction de la rampe d’accès…
  1. RAILAY (THAÏLANDE)

La Thaïlande est également réputée pour ses plages de rêve. Entre la mer d’Andaman et le Golfe de Thaïlande, le pays dispose de milliers de km de plage qui en feront rêver plus d’un. Les plus célèbres sont les iles telles que Ko Tao, Ko Samui, Ko Pha Ngan, Ko Phi Phi (à côté de laquelle vous trouverez la plage ayant servi au décor du film « The Beach »), Ko Lanta, etc.

Mais la plage qui m’a le plus marqué est celle de Railay, située près de Ao Nang dans la province de Krabi. Il s’agit d’une superbe baie offrant une vue impressionnante sur les roches de calcaire surplombant l’eau d’une centaine de mètres (cet endroit est d’ailleurs très prisée des grimpeurs). Les plages sont évidemment de sable blanc fin et bordées par une mer aux eaux transparentes et chaudes. Par ailleurs, il s’agit d’un endroit relativement plus tranquille en comparaison avec les iles environnantes.

La vie est dure à Railay!
  1. SANTA GIULIA (CORSE)

La méditerranée regorge également de super coins qui n’ont pas grand-chose à envier aux tropiques. La Grèce est l’un des pays les plus réputés pour ses plages de rêve, mais je fus déjà bien surpris par la beauté et les eaux transparentes des plages de la Corse, telles que Santa Giulia, près de Porto Vecchio.

Une bande de sable fin et des eaux limpides, entourés des pins typiques de la zone. Certes, l’eau n’est pas aussi chaude que dans les zones tropicales; mais la baignade y reste cependant bien agréable. Et puis, pas besoin de se farcir 12h d’avions pour s’y rendre 🙂

Quand la Méditerranée se fait belle…

 

Voilà donc pour cette petite sélection, mais il y a bien d’autres plages que j’ai adoré, pour en citer quelques unes:

  • Palolem à Goa (Inde): un endroit relax et pas cher, une halte nécessaire lors d’un voyage long et intense en Inde.
  • Camps Bay à Cape Town (Afrique du Sud): une superbe plage aux eaux limpides, par contre oubliez la baignade car la température de l’eau est d’à peine 15°.
  • Les Calenques du Sud de la France: un ensemble de criques formée par la roche. Des paysages magiques entre le bleu de la méditerrannée et les roches calcaires.
  • Utila dans les Bay Islands (Honduras): un des meilleurs endroits pour faire de la plongée dans les Caraïbes. Les coraux y sont impressionnants, même si au niveau plage sa grande sœur (Roatan) est plus réputée
  • La côte pacifique du Mexique: de Baja California à Oaxaca, le Mexique offre près de 5000km de côte au bord du Pacifique. Je n’ai pas eu l’occasion d’explorer Baja California, mais certaines de ses plages n’ont rien à envier a la Rivera Maya
  • Koh Rong (Cambodge): il s’agit d’une ile située au large de Sianoukville. Un endroit relax et agréable. Ses plages sont sublimes, même si malheureusement les conditions climatiques ne m’ont pas permis de les apprécier à leur juste valeur.
  • Perhentians (Malaisie): les iles de Perhentians sont située au large de Kota Baru. Petit paradis de la plongée, certains côtés de l’iles offrent des plages de sable fin et la mer y est d’un azur parfait.
  • Likoma (Malawi): aussi bizarre que cela semble, la plage de cette île est en fait bordée par un lac et non la mer. Pourtant, ses eaux douces sont d’une limpidité parfaite (qui ressemble à certains coins de la Méditerranée).
  • Copacabana à Rio (Brésil): avoir une superbe plage dans une ville densément peuplée n’est pas une tâche aisée. Et pourtant la célèbre plage de Copacabana est très agréable pour la baignade, même si vous ne risquez de vous sentir seul.

Bien entendu, ceci n’est qu’une très courte liste basée sur ma propre expérience. N’hésitez surtout pas à m’indiquer quelle est vôtre plage préférée afin de l’inclure dans un prochain voyage. D’ici là, bonne bronzette!

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LE MACHU PICCHU…

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LE MACHU PICCHU…

Le Machu Picchu est un endroit mythique: une ancienne citadelle inca tombé dans l’inconnu lors de la colonisation et redécouvert par Hiram Bighram en 1911. Il s’agit d’un lieu unique, représentatif de l’ingénierie Inca dans toute sa splendeur: ses structures épousent parfaitement le relief de la montagne (une caractéristique que l’on retrouve dans tous les sites incas). Le tout entouré d’une végétation luxuriante, et avec en bonus une vue à couper le soufle sur la vallée du Vilcanota qui serpente plus de 600m en contrebas.

Bref, un endroit tellement magistral qu’il en est devenu le site le plus visité du Pérou. La suite logique: le Machu Picchu est devenu la vache à lait du tourisme péruvien, et il est bien utile de connaître les différentes alternatives s’offrant à vous avant de vous rendre sur place et d’explorer ce site hors du commun…

Voici donc un concentré des infos que vous cherchiez 😉

 

  1. COMMENT S’Y RENDRE?

Le Machu Picchu se trouve à environ 100km de Cusco (à vol d’oiseau), et pourtant son accès n’est pas aisé (bienvenus dans la Cordillère des Andes). Le train est le seul transport accédant directement à Aguas Calientes.

Voici donc les 2 seules alternatives si vous voulez utiliser des transports:

  • Le « classique »:

Vous devez vous rendre jusqu’à Ollantaytambo pour y prendre le train. La ville se trouve à 2h de Cusco et vous pouvez y aller en taxi (80 soles) où en transport en commun (8 soles, départ depuis Pavito/Grau à Cusco). Une fois à Ollantaytambo, il vous reste 1h30 de train en mode tout confort et avec de magnifiques paysages. Le hic: le prix du train est complément fou! Seules 2 compagnies opèrent ce service, Perurail et Incarail, et elles se partagent le monopole. Comptez minimum 55eur (hors saison) par trajet, soit 110eur l’aller–retour.

Il est recommandé d’acheter son billet à l’avance (soit online sur le site de Incarail/Perurail soit dans une agence ou à la gare de Ollantaytambo).

  • Le moins cher:

Si ne souhaitez pas payer une telle somme pour un court voyage en train (c’est compréhensible), préparez-vous à toute une expédition. Voici la marche à suivre: réservez votre place dans l’un des nombreux transports qui quittent Cusco en début de matinée pour se rendre à Hidroelectrica (disponible dans toutes les agences de voyage du centre, cela revient à environ 35/40 soles). Le voyage est long et épuisant (7h de routes passant par un col à 4400m avant de redescendre jusqu’à 1100m et de quitter la route pour des chemins sinueux. A l’arrivée à la station Hidroelectrica, il vous reste environ 2h30 de marche (11km le long de la voie de chemin de fer) pour rejoindre Aguascalientes. Vous pouvez également prendre le train, mais à 29$ pour 11km en 45minutes, il s’agit de l’arnaque du siècle. Si vous avez du temps devant vous (peu probable), arrêtez-vous aux jardin du Mandor. Un bel endroit à la faune tropicale (situé à hauteur du km 114 de la voie)

Au retour: idem. Pensez à prendre vos affaires avec vous au Machu Picchu, car cela vous fera économiser 5km (aller-retour) de chemin, la bifurcation vers le site se trouvant entre Aguas Calientes et Hidroelectrica.

Au final, vous économiserez minimum 80eur en procédant de la sorte.

Toutefois méfiance pendant la saison des pluies (de novembre à mars), les éboulements sont fréquents et les routes peuvent être bloquées.

 

Evidemment, beaucoup estimeront qu’il est bien plus fun d’arriver au Machu Picchu via une randonnée dans la superbe région andine.

Voici donc les options rando les plus connues:

  • Le grand classique: Chemin Inca

Il s’agit d’une marche mythique de 4 jours qui débute depuis le km82 de la voie ferrée entre Cusco et Machu Picchu. En cours de route, vous passez par de nombreux sites incas (dont le plus fameux: Wiñay Wayna). Il s’agit de la seule randonnée qui permet d’arriver directement sur le site à pied: ainsi, à l’aube du 4e jour, vous pénétrerez sur le sanctuaire par sa partie supérieure, Inti Punku (porte du soleil). Et si vous êtes chanceux vous admirerez un des plus beaux lever de soleil de votre vie sur la citadelle endormie.

Il s’agit d’une des randonnées les plus prestigieuses au monde et seules 500 places (en ce incluses celles des guides et porteurs) sont octroyées par jour. Il est donc nécessaire de réserver au moins 6 mois à l’avance pour la haute saison (avril à octobre). Par ailleurs, seuls les guides certifiés y sont autorisés. Vous devrez donc passez par une agence, ce qui en fait un trek assez couteux (min. 500$).

La superbe vue depuis Inti Punku par laquelle se fait l’arrivée au site depuis le Chemin Inca
  • L’alternative randonnée de montagne: le trek de Salkantay

Il s’agit d’un trek de 5 jours offrant une grande diversité de paysages. Après 3h30 de route depuis Cusco, vous débutez votre ascension. Vous pourrez observer une superbe lagune au pied de la montagne Humantay. Ensuite, vous irez jusqu’au le point le plus haut du trek, à 4700m, situé à 2 pas de Salkantay (la 2e montagne la plus haute de la région de Cusco, 6.264m). Vous descendrez de près de 3000m pour vous retrouver dans les plantations de café de Lucmabamba, en plein milieu de plantes tropicales. Vous pourrez vous reposer dans les eaux thermales de Cocalmayo. Et le dernier jour passera par Hidroelectrica puis Aguas Calientes le long de la voie ferrée. Quasi tous les randonneurs passent par agence, avec des prix débutant à partir de 175$. Vérifiez toutefois bien ce qui est inclus ou non, le matériel etc. Car avec des prix aussi bas il est évident qu’il y a des lacunes (tant au niveau matériel que respect des conditions salariales/environnementales).

Le trek de Salkantay est devenu très prisé et est également victime de son succès: préparez-vous à partager la route avec des centaines d’autres randonneurs!

L’impressionnant « Apu » Salkantay
  • L’option backpacker: L’Inca Jungle tour

Ce n’est pas un trek en soi, mais cette option offre pas mal de variété. Au programme: descente en vélo depuis le col de Malaga (4400m) jusqu’aux alentours de Santa Maria. 2e jour dédié à une marche dans la zone tropicale entre Santa Maria et Santa Teresa. Puis 3e jour passant par Hidroelectrica et Aguascalientes avant de terminer par le Machu Picchu. Vous pouvez y ajouter des activités comme le rafting et le zipline. A partir de 160$, mais méfiance aux premiers prix!

La superbe région de Santa Teresa
  • La vrai route alternative; Longue et épuisante, mais magnifique: Choquequirao et Machu Picchu

Une incroyable randonnée de 9 jours à la découverte de deux incroyables site: Choquequirao et Machu Picchu. Il s’agit d’une randonnée exigeante avec plus de 7000m de dénivelés, dont notamment une descente vertigineuse de près de 1500m jusqu’au fleuve Apurimac… avant de remonter tout ce dénivelé de l’autre côté. Tel est le prix à payer pour admirer ce site magnifique qu’est Choquequirao, isolé dans une forêt dense et encore peu exploité par le tourisme. Il s’agit d’un sanctuaire immense dont à peine 30% ont été découvert. Plus grand que Machu Picchu mais sans les foules. Et un de ses grands attraits: le camping se situe sur le site même!

Le trek classique de Choquequirao prévoit un retour jusqu’à Cachora, mais il est possible de continuer pendant 5 jours additionnels, une magnifique randonnée dans de paysages à coupler le souffle… En chemin, vous pourrez vous retrouver seul dans certains sites incas (comme Pinchaunuyoc) pour ensuite vous confronter avec des paysages de haute montagne (avec entre autres le Salkantay, 6.264m) avant de rejoindre la zone tropicale de Santa Teresa et Aguas Calientes en fin de parcours. Dernière précision: vous ne croiserez pas grand monde sur votre route, et il faut en profiter car le gouvernement péruvien prévoit de construire un téléphérique pour se rendre au site  de Choquequirao (heureusement, entre la parole et les actes au Pérou, vous devriez encore disposer de plusieurs années devant vous 😉

UNE FOIS SUR PLACE

Aguas Calientes est une ville assez troublante… très compacte, c’est l’exemple même de l’absence complète de planification urbaine au Pérou.

Vous y trouverez de nombreuses offres de logement et des restaurants tous azimuts. Je recommande de bien vérifier où vous allez car il y a tout et n’importe quoi dans cette ville. Vous pouvez trouver des logements pas cher près du stade municipal.

Pour la nourriture, méfiez-vous des menus dans la rue principale. Je n’y ai jamais bien mangé. Si vous voulez du copieux pas cher, allez au marché (8 soles le menu). Si vous voulez vous faire plaisir, passez par « Indio Feliz ».

Pour rejoindre le Machu Picchu, vous avez 2 options: soit vous marchez (comptez 1h à 1h30 de grimpette le long d’escalier… près de 600m de dénivelé!) soit le service de bus de Consettur (monopole comme nombre de services dans la région). Le premier bus part à 5h45 (il y aura une file dès 5h). Le coût du trajet est de 12$ (soit 24$ l’aller retour). Il est recommandé d’acheter ses billets pour l’aller le jour avant au kiosque près de l’arrêt de bus.

Au plus tôt vous monter à Mapi, au plus vous en profiterez (le site ouvre dès 6h, et à 8h c’est déjà la cohue…)

QUAND Y ALLER?

Que vous choisissiez la voie facile ou la marche, il est évidemment bien plus intéressant de se diriger vers les anciennes ruines incas pendant la saison sèche (de mai à octobre). Quoique la bruine lui confère également son côté mystique…

Il faut savoir que la région tropicale du Machu Picchu est très humide et que le site est habituellement très brumeux aux petites heures du matin. Normalement, si vous y aller en juin, juillet ou aout, vous devriez bénéficier d’une journée ensoleillée (pour ma part, j’y suis allé 3 fois: en avril, en juillet et en janvier… à chaque fois sous la flotte!

Le choix de la saison est particulièrement important si vous choisissez une randonnée, car si dans la majorité des cas vous parviendrez quand même à profiter du site même en cas de jour pluvieux (ça finit toujours par se dégager un peu), je n’oserais recommander 9 jours de trek Choquequirao et Machu Picchu sous la pluie. A noter que le Chemin Inca est fermé pour être nettoyé chaque année au mois de février.

Maintenant qui dit saison sèche dit haute saison: peuple et prix élevés. Mais il faut savoir que sur le Machu Picchu, il n’y plus vraiment de saison basse…

COUT ET INFO PRATIQUE

Le système d’entrée au site du Machu Picchu a beaucoup changé au cours des dernières années, suite à un succès grandissant. La première fois que je l’ai visité (2009), il était encore possible de monter jusqu’au Huayna Picchu (montagne se situant 300m au-dessus du site principal, ancien site d’observation inca) sans soucis. Puis une entrée séparée a été crée, avec le mise en place d’une route alternative « Montaña Machu Picchu » au Huayna Picchu (un point de vue sans intérêt archéologique). En 2017, le système de « rotation » a été introduit: entrée valable ou le matin (6h à 12h) ou l’après-midi (12h à 18h). Puis par la suite un guide obligatoire, etc.

Avec les nouveaux changements introduits au 1er janvier 2019, voici où nous en sommes:

L’Entrée au site seule coûte 152 soles (77 pour les étudiants). Elle doit être achetée auprès du Ministère du la Culture (Casa garcilaso/Calle Maruri à Cusco ou à Aguas Calientes) ou online (seulement cartes visa – l’autre solution c’est de faire la réservation et de payer la somme auprès de Banco de la Nacion dans les 4 heures). L’entrée au site + Huayna Pichu/Montaña Picchu coûte 200 soles (125 pour étudiants). Il est impératif de réserver le Huayna Picchu bien à l’avance!

En ce qui concerne les horaires, la rotation matin /après-midi est maintenue mais en plus votre ticket mentionne une heure minimum d’arrivée (6h, 7h, 8h etc.). Ce système est censé désengorger le site qui il est vrai est devenu irrespirable après 8h.

La vue depuis le Huayna Picchu

MES 15 MEILLEURS PLANS AU CAP

MES 15 MEILLEURS PLANS AU CAP

Cape Town est la ville la plus glamour d’Afrique du Sud et il est facile de comprendre pourquoi!  Située au bord de l’océan et bénéficiant d’un climat méditerranéen (mais avec des saisons inversées par rapport à l’Europe), des paysages magnifiques entre mer et montagne, une vie animée, de bons restaurants à des prix abordables. En plus, la ville est moderne et compte toutes les infrastructures nécessaires!

Voici donc mon petit guide des 15 meilleurs plans dans Cape Town et ses alentours…

  • Observer le leveil ou le coucher du soleil sur la ville depuis Lion’s Head

Lion’s Head est une montagne au look très particulier qui surplombe la ville aux côtés de Table Mountain. S’élevant 669m au-dessus de la mer, il s’agit d’une randonnée plus courte que Table Mountain (compter 1h30 d’ascension) mais la vue n’a rien à envier à sa grande soeur. Offrant un superbe panorama sur la ville, les plus belles plages et table mountain, il s’agit tout simplement de ma vue préférée de la ville!

Je n’ai pas testé la marche au coucher du soleil mais l’ascension sous la pleine lune pour assister au lever du soleil était exceptionnelle!

Le point de vue classique depuis Lion’s Head
  • Visiter le Parc National de Table Mountain

Table Mountain est l’élément naturel le plus représentatif de Cape Town. Cette montagne est très particulière car il s’agit en fait d’un haut plateau dominant la ville de 1.000m et formant un parc naturel. Pour y arriver, 2 alternatives: le téléphérique ou vos petites pattes. Le téléphérique revient à environ 25 euros l’aller/retour. Pour ma part, je suis monté à pied (3 bonnes heures de marche) et redescendu en téléphérique. Le but était de profiter du coucher du soleil, malheureusement l’horaire du dernier téléphérique était juste avant le coucher!

La vue sur la ville (et Lion’s Head) depuis Table Mountain
  • Admirer la flore du jardin botanique de Kirstenbosch

Il s’agit d’un des jardins botanique les plus renommés au monde. Vous trouverez ici un nombre incroyable d’espèces indigène. Un vrai havre de paix après l’excitation de la ville. Prenez tout votre temps pour explorer les recoins du parc. Le paysage est radieux avec ses montagnes (dont Table Mountain) en arrière plan!

Une des passerelles de Kirtstenbosh
  • Se promener dans les rues de Camp Bay

Il s’agit d’un quartier résidentiel huppé de Cape Town. Les plages sont superbes (par contre bonne chance pour se baigner dans les eaux glacées). Vous trouverez également un ensemble de restaurants et de bars branchés… Certes, ce sont également les plus coûteux.

Les plages de Camp Bay
  • Visiter le vignoble de Constancia

Constancia est l’un des plus anciens quartiers de Cape Town. Et vous y trouverez le vignoble le plus proche et l’un des plus prestigieux du Cape. N’hésitez pas à vous promener dans les vignes de Groot Constancia, le plus ancien domaine d’Afrique du Sud. Et si vous voulez vous faire plaisir, passez par Klein Constancia et gouter donc le Vin de Constance, consacré comme l’un des meilleurs vins liquoreux au monde!

Dégustation à Groot Constancia… Au boulot!
  • Se promener dans le quartier coloré de Bo-Kapp

Situé près du centre ville, ce quartier est fascinant de par ses nombreuses façades colorées. Ses habitants sont des descendants de diverse origines dont la Malaisie, l’Indonésie, le Sri Lanka et l’Inde. Cet ensemble coloré se retrouve donc également dans les préparations culinaires. Pour le visiter, le mieux c’est de profiter de l’un des nombreux « walking tour » disponibles sur place.

Les maisons de Bo-Kaap
  • Se perdre pour une nuit dans les bars de Long Street

Les environs de « Long Street » dans le centre ville est la référence en matière de sorties nocturnes. La rue qui est déjà animée en journée devient folle à la tombée de la nuit, et de nombreux bars vous ouvriront leurs portes avec des styles musicaux pour tous les goûts.

  • Se promener sur le V&A Waterfront

Vous serez surpris par l’architecture hors du commun de ce lieu représentatif de l’histoire de l’Afrique du Sud (il s’agit du port par où sont arrivés les Hollandais et ensuite les Anglais). De nombreuses boutiques et restaurants sont présents en bord de la mer. Un endroit parfait pour une promenade un dimanche ensoleillé. Vous pouvez aussi profiter des lieux en effectuant une croisière (qui dure généralement 90 minutes).

Les allées du V&A Waterfront
  • Profitez de l’ambiance du Neighboorgood Market

Le quartier de Woodstock est un quartier super sympa, vous y trouverez de tout: boutiques, restaurants, ambiance, bonne bière, etc… Et pourquoi pas un mélange de tout cela en un seul endroit? Allez donc jeter un œil au marché qui se trouve du côté de Old Biscuit Mall. Une super ambiance et une variété incroyable de produits!

 

Et dans les alentours de la ville:

  • Visiter Robben Island

L’histoire de l’Afrique du Sud est aussi celle de l’Apartheid et de Nelson Mandela. L’ancien président sudafricain fut emprisonné sur l’ile de Robben Island au large de Cape Town durant 18 longues années. Il est possible de visiter ce lieu très spécial en prenant un bateau depuis le continent (tour d’une demi-journée avec départ depuis le V&A Waterfront).

  • Le Cap de bonne espérance et Cape point

Le point présenté comme le plus méridional du continent africain (ce qui n’est pas tout à fait exact) abrite une superbe réserve naturelle à la flaune et flore exhubérantes. Pour vous y rendre, louez une voiture (très bon marché en Afrique du Sud) et prenez votre temps en cours de route. En effet, le chemin qui mène à Cape Point est d’une beauté impressionnante: vous passerez par Chapman’s Drive, une impressionnante route à flanc de montagne le long de Hout Bay, avant d’arriver à la superbe plage de Noordhoek et de continuer jusque Cape Point. Au retour, vous pouvez passer par Simon’s Town et Boulders Beach.

La plage de Nordhoek au retour
  • Partir à la rencontre des pingouins de Boulder’s Beach

Une petite escapade le long de la côte avec le train interurbain jusque Simon’s Town. Et de là ne pas manquer de passer par la superbe plage de Boulder’s Beach ou vous pourrez partager un moment avec les innombrables pingouins se trouvant près de la plage.

Les sympatiques pinguoins de Boulder’s Beach
  • S’enivrer dans les plus belles vignes du vignoble sud-africain

Que vous soyez grand amateur de vin (comme moi) ou non, le vignoble sud-africain vous enchantera. Tout d’abord le paysage est d’une beauté impressionnante (vignes et montagnes, l’alliance parfaite!), la qualité des vins est au rendez-vous à un prix très raisonnable… Et que dire du système de dégustation. Pour une somme modique (quelques euros), vous avez droit à 4/5 vins en dégustation (qui sont remplis comme un verre « classique ») et vous pouvez en profiter tranquillement à une table en terrasse. Seul inconvénient: l’accès se fait en véhicule, ce qui est délicat pour le retour 🙂

Passez donc quelques nuits à Stellenbosh, la capitale du vignoble (et des étudiants) sudafricain. Veillez à visiter Paarl et Franshhoek, les paysages sont d’une beauté incomparable!

La photo du vignoble au timing parfait…
  • Aller observer les baleines à Hermanus

Si vous êtes en saison (les mois d’hiver de mai à juillet), allez donc observer ces géants mammifères à Hermanus, qui est également le point de départ des explorations plus lointaines de la région du Cap (Garden Route et Coffee bay).

  • Explorer la Garden Route et terminer par une promenade à dos d’autruche à Outshoorn

La Garden Route est une route côtière d’environ 200km qui présente une grande variété de végétation et de paysages. Elle démarre à Mossel Bay et se termine dans les environs de Port Elizabeth.

Sur le retour, vous pouvez découvrir l’arrière pays sudafricain et visiter l’une des fermes à Autruche de la région de Outshoorn. J’étais sceptique à l’idée, mais bon juste pour le fun…

Avec mes nouveaux potes

 

 

Pour finir, quelques informations pratiques sur Cape Town:

ACCES:

Cape Town possède son aéroport international avec des nombreux vols intercontinentaux. Sinon vous pouvez également venir depuis Johannesburg en bus ou en train (j’ai testé cette option: 29h de train bien confortable avec de beaux paysages!)

SE DEPLACER:

Si vous n’avez que quelques jours je recommande le City Sight Seeing bus: les routes proposées couvrent presque tous les points d’intérêts (bien meilleur que celui de Johanesburg), en ce compris le vignoble de Constancia. Comptez 20euros pour 2 jours.

Si vous avez un peu plus de temps, utilisez les MiCiti bus: un service urbain rapide et moderne. Vous devez cependant détenir une carte à recharger (en général dans les auberges les gens qui quittent la ville laissent leur carte pour l’utilisateur suivant, j’ai eu la mienne ainsi). Et bien sûr pour le coté folklorique, les « disco van » locaux sont au top. Ca dépote au niveau décibel, mais c’est bien folklorique. Cependant, gérer les itinéraires requiert un certain temps.

Pour les visites en dehors de la ville, vous avez le choix entre des tours (relativement chers et peu flexibles) ou louer une voiture. La voiture est bon marché (à partir de 20€ par jour), l’essence aussi. L’Afrique du Sud est l’endroit parfait pour un road trip. Je recommande définitivement cette option!

SE LOGER:

Cela dépend de votre budget et vos envies. Le centre et Longstreet est plutôt réservé au jeunes backbackers qui veulent sortir tous les jours.

Greenpoint et surtout Seapoint sont des zones un peu plus exclusives (mais bien plus tranquilles). Pour ma part je suis resté à l’auberge Never @ Home à Green Point et j’ai adoré (j’y suis resté 1 mois!). Super ambiance! Chambres à partir de 60eur et dortoir à 15eur.

MANGER ET BOIRE:

Cape Town est un de ces endroits où il est facile de se faire plaisir. La ville est sertie de restaurants pour tous les goûts et toutes les bourses. Et en général bien plus abordable qu’en Europe!

L’Afrique du Sud est réputée pour sa viande et les sud africains sont fou de « Braai » (barbecue). Vous trouverez les installations barbec requises au bord de la piscine dans la majorité des auberges. Et les vins qui vont avec ont un très bon rapport qualité prix.

Ma recommandation steakhouse: « the Hussard Grill » (Camp Bay)

Pour boire des coups: Longstreet évidemment!

ACTIVITES:

En plus des visites mentionnées ci-avant, vous pouvez vous adonner à diverses activités un peu plus « extrêmes »: saut à l’élastique (à quelques heures de Cape Town sur la Garden Route, le plus haut et un des moins cher au monde), le saut en parachute, la « nage » avec les requins blancs (en cage), etc.

SECURITE:

Oui, c’est vrai, l’Afrique du Sud est un endroit dangereux, et Cape Town ne déroge pas à la règle. Maintenant faites preuve de bon sens et cela se passera normalement sans soucis. Ne jamais se balader seul dans les rues en fin de soirée, toujours prendre un taxi la nuit (uber cartonne dans le coin!), évitez les township et zones isolées sans être accompagné, ne pas étaler sa richesse, etc.

BUDGET:

Cape Town n’est pas la ville la moins cher au monde, mais compte tenu des infrastructures, des possibilités d’activités et de la qualité de la bouffe, franchement il ne faut pas hésiter à se faire plaisir. Me suis laissé allé et y ai flambé une belle partie du budget voyage Afrique (le syndrome du début de voyage longue durée), mais dieu que c’était bon 😉

QUELLE PERIODE:

La haute saison (et les prix qui vont avec) est en janvier et février. Il fait très beau voire trop chaud (on a eu un jour à 43°!).

Les moins d’hiver sont pluvieux mais c’est gage de tranquilité et aussi l’unique saison pour voir les baleines.

 

Voilà pour les immanquables de Cape Town… N’hésitez pas si vous avez des questions!

 

Bon voyage et à bientôt 🙂

QUEL TREK CHOISIR AU NEPAL?

QUEL TREK CHOISIR AU NEPAL?

PRESENTATION DES TREKS AU NEPAL

Le Népal est le paradis de la randonnée. Le pays compte 8 des 10 plus hauts sommets au monde, une nature encore relativement peu touchée et des variations de paysages incomparables (entre 500m et 8000m sur quelques centaines de km). Par ailleurs, le pays a su développer une industrie touristique basée sur l’exploration de ses plus beaux sentiers himalayens, et peu d’endroits au monde peuvent se targuer de proposer des treks aussi plaisants (au niveau paysages, le confort des « teahouse », le mysticisme bouddhiste, la sympathie des locaux, etc.)

Amoureux de ce pays, j’ai sillonné ses sentiers pendant des mois et y ai eu le plaisir d’effectuer ses 3 treks les plus célèbres (Everest, Annapurna et Langtang) ainsi qu’un des plus éloignés et moins fréquentés (Kanchenjunga).

J’ai donc planché pour vous préparer un petit guide comparatif pour vous aider à choisir le trek le mieux adapté à vos besoins. J’ai personnellement effectué ces 4 treks mais ai étudié beaucoup d’autres treks au Népal. Je vous donne par la suite des infos sur d’autres treks basé sur mon analyse confirmée à chaque fois par les commentaires d’autres randonneurs (je n’ai repris que les treks pour lequels j’ai reçu un feedback de quelqu’un l’ayant fait).

Bonne lecture!

 

  • EVEREST BASE CAMP (EXTENSION: EVEREST 3 PASSES)

Certainement le trek le plus prestigieux avec comme récompense de superbes vues sur le sommet du monde (8.848m). C’est LE trek à choisir pour les paysages de haute montagne. Au cours de cette randonnée, vous suivrez les pas des plus grands alpinistes du monde pour rejoindre le camp de base de cette montagne mythique. Le point de vue le plus connu pour observer le toit du monde est Kalapathar (5.545m). Pour ma part, je lui ai préféré Gokyo Ri (5.483m, se trouvant dans la vallée de Gokyo) qui reste à ce jour ma plus belle vue de montagne (à tel point que j’en ai fait la panoramique mise en tête de cet article… et la page d’accueil de ce blog 🙂

Pour rejoindre cette vallée, vous devez traverser Cho-La (un col à 5.350m). Ce col fait partie de l’extension classique du Camp de Base (Everest 3 passes). Les 2 autres cols sont: Kongma-La (5.535m) qui offre de superbes vues sur le mur de Lhotse (8.511m) et Renjo-La (5.388m), offrant un point de vue similaire à Gokyo-Ri (d’après les dires, pour ma part ce fut dans une tempête de neige que je l’ai traversé!). Attention toutefois car le passage de ces cols peut être délicat surtout s’il sont enneigés!

Par ailleurs, le trek inclut une partie culturelle en passant par de jolis villages népalais, et cela si vous choisissez de faire le chemin jusque Jiri (à l’aller ou au retour). Comptez 6-7 jours supplémentaire par trajet, soit 12 donc si vous faisez l’aller et retour). Il s’agit de la partie la plus difficile du trek, car vous couperez literalement les vallées au lieu de suivre tranquilement le cours de l’eau. 90% des randonneurs démarrent depuis Lukla, accessible uniquement par avion.

 

Points forts du trek:

– Paysages de montagne (l’une des meilleures vues au monde depuis GokyoRi)

– Se trouver nez à nez avec 4 des 10 plus hautes montagnes au monde (Everest,       Lhotse, Makalu, Cho-Oyu)

– Partie culturelle (entre Lukla et Jiri)

 

Points faibles du trek:

– Fort fréquenté (25.000 randonneurs par an)

– Assez coûteux (vol vers Lukla à 150$ par segment et teahouse de haute altitude)

– Accès peu aisé (10 heures de bus d’enfer jusque Jiri puis 6 jours mininimum jusque Lukla OU vol depuis Kathmandu)

– Altitude (séjour haut dessus de 5.000m à Gorakshep)

 

Données pratiques:

Élévation max.: 5,545m (Kala Patthar)

Jours: Min. 12 (comptez environ 7 jours en plus si vous souhaitez faire les 3 cols et 7 jours pour redescendre ou monter depuis Jiri)

Difficulté: Moyenne (difficile pour la partie Jiri-Lukla et les 3 cols)

Accès : Le trek n’est pas isolé au nombre de randonneurs mais aucun accès terrestre à moins de 7 jours de Lulka

Coût: Moyen – comptez min. 20 à 30$ par jour (en solo)

Meilleure saison: Mars à mai et octobre à novembre (évitez les mois d’hiver pour Les 3 cols).

Zone à accès restreint (permis spécial): Non

Permis requis: TIMS (20$ en solo et 10$ par agence) et parc de Sagarmatha (35$)

L’incroyable vue de l’Everest (et de Lhotse) depuis Gokyo Ri (5.483m)

 

  • ANNAPURNA BASE CAMP (EXTENSIONS: LAC DE TILICHO, POONHILL et ANNAPURNA SANCTUARY)

Le trek le plus connu du Népal. Dans sa version classique, un circuit de 14 jours autour de la Cordillère des Annapurna. Cette randonnée est la plus variée du Népal avec un fort contraste entre la vallée fertile de Manang et les terres arides du Mustang, toutes deux séparées par le point culminant du trek (Thorung-La 5.416m). Malheureusement, la zone est tellement fréquentée qu’une route a été construite jusque Manang et depuis Muktinah (ce qui ne laisse que quelques jours de rando sans aucun vehicule!). En cours de route vous pouvez faire de super détours (par le lac gelé près de Manang, la grotte de Milarepa, le lac de Tilicho) et puis si vous avez du temps devant vous, couper vers Ghorepani et Poonhill pour terminer par le Camp de Base de l’Annapurna (« Annapurna Sanctuary », nommé ainsi car vous vous retrouverez dans un amphithéâtre entouré de sommets à plus de 7.000m)

 

Points forts du trek:

– Grande diversité de paysages et superbes vues de montagne (l’ensemble de la        Cordillère des Annapurnas)

– Les petits villages dans le style tibétains (vous serez à la porte de l’ancien                 royaume de Upper Mustang) et les monastères

– Faible coût et diversité des plats dans les teahouse

– Les superbes et nombreuses extensions possibles

– Accès aisé (le trek se termine en périphérie de Pokhara)

 

Points faibles du trek:

– Le trek le plus fréquenté du Népal (100.000 randonneurs par an, soit la moitié    de l’ensemble du Népal)

– La route qui couvre une grande partie du circuit et en enlève l’authenticité

– Les milliers d’escaliers pour arriver au camp de base de l’Annapurna (qui sont      en plus à emprunter dans les 2 sens)


Données pratiques:

Elevation max.: 5.416m (Thorung-La)

Jours: Comptez 14 jours pour le circuit classique (pour les extensions: Lac glacé et Milarepa excursions d’un jour, Tilicho 2 jours, Poonhill 3 jours, Annapurna Base Camp 4 jours supplémentaires. L’ensemble m’a pris 28 jours en y allant relax)

Difficulté: Moyenne (partie Tilicho le long d’un chemin à éboulement et chemin vers le camp de base Annapurna remplis d’escaliers)

Accès :Le trek n’est pas isolé au nombre de randonneurs et accès aisé depuis Pokhara

Coût: faible – Comptez 15 à 25$ par jour (en solo)

Meilleure saison : mars à mai et octobre à novembre

Zone à accès restreint (permis spécial): Non

Permis requis: TIMS (20$/10$) et ACAP (20$)

Vue depuis le camp de base de l’Annapurna… Avec Annapurna I (8.090m) et Fishtail (6.997m)

 

  • LANGTANG VALLEY (EXTENSIONS: TAMANG HERITAGE TREK, GOSAINDKUND TREK) 

Le meilleur trek du Népal pour ceux qui ne disposent que d’une semaine mais veulent sentir l’essence de l’Himalaya. Bien que son point de départ soit situé à 100km de Kathmandu, il vous faudra du courage pour affronter les terribles 10h de bus (!).

Au programme: 2 jours de marche graduelle pour atteindre Kyianging Gompa (3.700m), point de départ de l’exploration des sommets voisins de Kyanjing RI (4.700m) et Tserko RI (4.980m) qui offrent un point de vue exceptionnel sur les montagnes environnantes. Certes, les sommets sont moins hauts que dans d’autres treks (même si Langtang Lirung atteint quand même 7.245m) mais cela ne m’a pas empêché d’être agréablement surpris par la beauté des paysages (je précise que j’ai effectué ce trek après mes 3 autres treks). Vous pouvez aussi vous approcher du glacier de Langtang Lirung pour admirer un mur de glace de plus de 3.000m. Ou encore partir à la rencontre des Yaks dans la Vallée de langshisha kharka.

Par ailleurs, à l’issue du trek, vous avez plusieurs options: vous diriger vers la frontière chinoise en visitant les villages des communautés Tamang (trek culturel de basse altitude). Ou encore (si le trajet en bus à l’aller vous a dégouté) vous rapprocher de Kathmandu en passant par les lacs sacrés de Gosaindkund (superbes vues sur Ganesh Himal et au loin Manaslu)… voire même revenir jusque Kathmandu en poursuivant sur Helambu!

Finalement, j’encourage à aller dans cette région qui a été dévastée par le tremblement de terre de 2015. Presque chaque local rencontré m’a fait part du décès d’un proche lors de ce tragique événement. Comble du malheur, la région a été boudée des touristes pendant une éternité. Il est donc indispensable de les aider en leur rendant visite et leur apportant un revenu.

 

Points forts du trek:

– Grande diversité et paysages de montagne sur une courte durée

– Moins fréquenté que Everest et Annapurna mais refuges tout aussi                         confortables

– Les habitants sont d’une gentillesse exceptionnelle

 

Points faibles du trek:

– Même chemin pour aller et revenir de Kyanjing Gompa

– Le trajet en bus depuis kathmandu est tout simplement horrible!

 

Données Pratiques:

Elevation max.: Tserko Ri (4.983m)

Jours: Comptez 4/5 jours pour aller et revenir sur Kyanjing. Prévoyez au moins 2-3 jours pour explorer les environs. Plus 5 jours supplémentaire pour Tamang, idem pour Gosaindkung

Difficulté: Facile à Moyenne (Tserko Ri)

Accès: Le trek n’est pas isolé au nombre de randonneurs et pas trop loin de Kathmandu

Coût:  Comptez 15 à 25$ par jour (en solo)

Meilleure saison: Mars à mai et octobre à novembre

Zone à accès restreint (permis spécial): Non

Permis requis: TIMS (20$/10$) et Langtang permit (30$)

vue de Langtang Lirung depuis Kyanging Gompa

 

  • KANCHENJUNGA BASE CAMP TREK (CAMP DE BASE NORD ET SUD)

Un trek exceptionnel dans une des zones les plus reculées du Népal pour ceux qui veulent bénéficier des plus beaux paysages de montagne d’exception sans la foule des Annapurna ou de l’Everest. Ce trek, situé à la frontière avec le Tibet et l’ancien royaume du Sikkim (Inde), vous emmènera au pied du 3e plus haut sommet du monde, le Kanchenjunga (8.586m). En chemin vous pourrez partager le quotidien des habitants de la zone et profiter d’une nature et de peuplades épargnées du tourisme. Le trek du Kanchenjunga est un « teahouse trek » (avec refuges) depuis quelques années, et ses auberges sont bien plus rustiques que la moyenne. Mais ce que vous perdez en confort vous le gagnerez en authenticité (de nombreux refuges sont en fait des logements auprès de familles locales). Et que dire de la montagne… entre le camp de base sud et nord, un ensemble de sommets impressionnants: Jannu, Kambachen et les Kabrus, tous à près de 8.000m. Le voyage jusque Taplejung est assez long et éreintant, mais vous serez récompensés de vos efforts!

Je vous recommande de profiter de ce trek qui est le teahouse trek le moins fréquenté du Népal (moins de 2.000 randonneurs par an) avant que sa beauté ne se fasse connaître et qu’il ne devienne un autre Annapurna.

 

Points forts du trek:

– Superbes paysages de montagne (vue sur Kanchenjunga et Makalu)

– Trek peu fréquenté

– Les habitants et la nature sont encore peu touchés par le tourisme

 

Points faibles du trek:

– Le point de départ est très isolé (même via liaison aérienne, vous devrez                 affronter plus de 10heures de route)

– Les refuges sont très rustiques

– Le coût élevé

 

Données pratiques:

Elevation max.: Lapsang La (5.160m)

Jours: 21 jours dans la version complète (camp de base nord et sud)

Difficulté: Moyenne à difficile

Accès: Le trek est très isolé (accès et nombre de randonneurs)

Coût: Comptez min 1.000$ pour les 21 jours (soit 40$/jour)

Meilleure saison: De mars à mai et octobre à novembre

Zone à accès restreint (permis spécial): Oui. Guide et groupe de min 2 personnes obligatoire

Permis requis: TIMS (10$), Kanchenjunga Area Permit (20$) et Restricted Area Permit (10$ par semaine)

On se sent tout petit face au 3e sommet du monde…

 

 

Après cette présentation détaillée des treks que j’ai fait, voici une liste d’autre treks avec les informations recueillies auprès d’autre trekkers:

 

  • Manaslu Circuit:

Présenté comme le nouvel Annapurna (au point d’être nommé l’Anaslu), le circuit autour du 8e sommet au monde (8.163m) attire déjà les foules. Un superbe trek culturel, recommandé tant pour ses paysages que pour sa diversité.

Un petit plus: au cours d’un side trip, il est possible d’entrer illégalement au Tibet 🙂

Information pratique:

  • Altitude max: 5115m
  • Jours : 15
  • Difficulté: moyenne à dur
  • Prix : élevé (zone restreinte avec guide obligatoire)
  • Saison: mars à mai et octobre à novembre
  • Permis: TIMS (10$), ACAP (20$), MCAP (20$), RAP (70$ la première semaine, 10$ après)

 

  • Makalu base Camp

Un des treks les plus isolés, les moins fréquenté et pour les plus intrépides. Ici les sentiers sont assez complexes et la nature intouchée. Vous rencontrerez peu d’autres trekkers et les lodges sont peu nombreux et rustiques (il s’agit du dernier trek a avoir été converti en « teahouse »). A éviter en dehors de la saison (les lodges seront fermés). Un des inconvénients: vous empruntez le même chemin à l’aller et au retour.

Par ailleurs, pour les aventuriers en quête d’adrénaline, il y a une extension possible qui permet de relier le camp de base de Makalu (4e sommet au monde – 8.468m) au trek de l’Everest à hauteur de Pangboche. Attention ici on parle d’alpinisme avec passage de Sherpani Col (6.135m) et West Col (6.143m). Vous aurez besoin de tout l’équipement nécessaire (crampons, corde, autonomie alimentaire, etc.). Je me suis renseigné sur le sujet avant d’abandonner l’idée faute de temps et de moyens. Mais d’après les renseignement obtenus il s’agit d’un des plus beaux paysages de montagne au monde (vues imprenables sur Makalu, Everest, Lhotse, Kanchenjunga).

Information pratique:

  • Altitude max: 5250m
  • Jours : 15
  • Difficulté: difficile
  • Accès: très isolé
  • Prix : moyen (pas en zone restreinte)
  • Saison: mars à mai et octobre à novembre
  • Permis: TIMS (20$), Makalu Barun Permit (35$)

 

  • Mardi Himal trek

Une nouvelle alternative au Camp de Base de l’Annapurna. Ici la star est la superbe montagne de Machhapuchhre (aussi appelé « fishtail » pour sa forme, 6.997m). Au début vous partagerez l’itinéraire du camp de base de l’Annapurna avant de vous élever et de suivre une route parallèle à ce dernier mais en le dominant de plus de 1.000m (ce qui à l’énorme avantage de proposer des points de vues invisibles depuis la vallée, et qui plus est sans les foules). Il se termine au pied de Mardi Himal et Machhapuchhre, avec une vue sur les Annapurna. Il peut être combinés aux autres treks de la région (Annapurna circuit, Poonhill, etc.)

Information pratique:

  • Altitude max: 4200m
  • Jours : 6
  • Difficulté: facile à moyen
  • Accès: facile depuis Pokhara
  • Prix : bas (pas en zone restreinte)
  • Saison: mars à mai et octobre à novembre. Au vu de l’altitude modérée, également possible en hiver.
  • Permis: TIMS (20$), ACAP (20$)

 

Par ailleurs, je me devais aussi de mentionner 2 superbes treks culturels

  • Upper Dolpo 

Une des perles du Népal avec des villages au style tibétain. Située dans une zone intouchée à l’ouest du Népal, vous aurez l’impression d’effectuer un voyage dans le temps. Altitude au rendez-vous avec 3 cols à plus de 5.000m, il s’agit bien d’un vrai trek de montagne.

Information pratique:

  • Altitude max: 5.200m
  • Jours : 20
  • Difficulté: modérée
  • Accès: très isolé
  • Prix : élevé (zone restreinte et guide obligatoire)
  • Saison: De mars à mai et octobre à novembre.
  • Permis: TIMS (10$), RAP (500$ pour les 10 premiers jours, 50$ par jour supplémentaire!)

 

  • Upper Mustang

La frontière entre le Mustang et l’Upper Mustang se situe à Kagbeni, sur le circuit de l’Annapurna. De là commence l’ancien royaume de Mustang avec sa capitale, la ville interdite de Lo-Mangthang, à la frontière avec le Tibet. Si proche du circuit des Annapurnas et pourtant si protégé du tourisme, vous pénétrerez dans un royaume ancien et isolé. De nombreux mythes et légendes entourent ces lieux.

Information pratique:

  • Altitude max: 4.000m
  • Jours : 10
  • Difficulté: modérée
  • Accès: aisé depuis Jomson
  • Prix : élevé (zone restreinte et guide obligatoire)
  • Saison: mars à mai et octobre à novembre.
  • Permis: TIMS (10$), RAP (500$ pour les 10 premiers jours, 50$ par jour supplémentaire!)

Bien entendu, avec un coût des permis si élevés, peu de gens se rendent dans ces zones (Je n’ai recontré qu’un groupe de randonneur ayant fait chacun de circuits). Je trouve cela remarquable de la part du gouvernement népalais de vouloir protéger ces zones du tourisme de masse (un peu à l’image du Bhoutan). Malheureusement, je fais partie de ceux qui ne peuvent s’y rendre. Mais je suis convaincu que cela doit être exceptionnel au niveau culturel!

Voici donc pour ce petit comparatif des treks népalais.

Maintenant que vous savez lequel choisir, il vous manque juste un petit guide sur comment préparer son trek (matériel, formalité, info pratique…). Je planche dessus. On reste en contact pour que vous soyez informés dès que je le publie 😉

Si vous avez des questions ou vous connaissez d’autres itinéraires (je me suis limité aux teahouse treks et aux infos à ma disposition), n’hésitez pas!

Bon trek!

LES 8 ENDROITS IMMANQUABLES A LA HAVANE

LES 8 ENDROITS IMMANQUABLES A LA HAVANE

Cuba… une destination très spéciale… Hors du temps… Des paysages magnifiques… Des plages de rêve… Un pays unique à la destinée très particulière, et des personnages historiques comme le Che Guevara, symbole de la révolution et de la lutte armée.

L’Ile des caraïbes a des atouts culturels indéniables et une impressionnante scène musicale. La musique cubaine est à l’image de son peuple, rythmée et joyeuse. Car malgré les difficultés de leur quotidien, les cubains n’ont pas leur pareil pour profiter de la vie, sourire, danser, et voir les choses du bon côté.

La terre des «Guajiros» recèle de nombreux trésors qui rendent son exploration passionnante. Des plages de Varadero au Parc de Viñales, la ville coloniale de Trinidad, la baie de Cienfuegos, etc.

Pour ma part, ne disposant que de quelques jours, j’ai choisi de me limiter à l’exploration de son cœur, La Havane. Cela faisait longtemps que je souhaitais connaître cette ville, et avec les récents changements à Cuba, il me semblait opportun d’effectuer ma visite au plus vite.

En effet, un des côtés intrigants de La Havane est sa relation au temps. Entre 1960 et 2000, le portrait de La Havane a très peu changé. Certes, les choses évoluent rapidement et la modernité a commencé à faire son apparition. Les voitures américaines des années 50, le cliché cubain par excellence, font place à des modèles plus récents, et seront bientôt reléguées à des objets de collection. Toutefois, regretter ces changements par soucis esthétique serait pur égoïsme: il ne faut pas oublier que le peuple cubain a souffert de l’embargo et le rationnement des biens. Cette précarité économique des cubains ne peut que s’améliorer avec la disparition progressive de l’embargo.

Enfin bref, passons à l’objectif même de cet article :  voici donc un petit guide pratique de La Havane.

Remarque préalable sur les devises: Cuba utilise un double système monétaire: le CUC (peso convertible, à parité avec le dollar) et le CUP (peso cubain, monnaie locale). Tous les prix dans les zones touristiques sont en CUC. Seul les bus et restos locaux sont en CUP. La différence de prix est saisissante: les prix en CUC ne sont pas beaucoup plus bas qu’en Europe. La version CUP est bien différente… Le taux de change est le même partout. Je recommande de changer des CUP (1 CUC = 24 CUP) si vous souhaitez faire des économies et manger local car sinon vous vous ferez avoir sur le change. ET SURTOUT évitez les dollars car vous serez imposé d’office de 10% supplémentaire.

 

8 CHOSES A NE PAS MANQUER:

 

  • MA RECOMMANDATION N°1 : le tour du centre historique avec le «free walking tour».

Organisé en espagnol et en anglais, ce tour de près de 3 heures vous permettra de découvrir les principaux monuments et lieux d’intérêts (entre autres: la Plaza Vieja, le Floridita, le Capitolo, la Plaza de Armas, la Plaza San Francisco, la Universidad,).

Il existe 2 itinéraires: Habana Vieja et Centro Habana. Les départs se font à 9:30 et à 16h depuis l’intersection à côté de l’hôtel Inglaterra, qui se trouve au Parque Central (Profitez-en pour prendre un café en terrasse de l’hôtel Inglaterra et laissez-vous enivrer par les rythmes cubains).

De plus, le pourboire que vous laisserez à la fin de votre parcours est une aide au combien précieuse pour votre guide (il faut savoir que le salaire à Cuba est de 30$ par mois!).

 

  • S’imprégner de la culture et des rythmes afro-cubains dans le « Callejon de Hamel »

Situé dans le quartier de Cayo Hueso, près du Malecon, ce quartier artistique est haut en couleur avec ses fresques hors du commun. Il s’agit en fait de l’oeuvre du scupteur cubain Salvador González Escalona, qui a marqué de son empreinte ce quartier populaire.

Et si vous passez dans le coin un dimanche, trémousez-vous sur les rythmes afrocubains avec les locaux !

les couleurs du Callejon Hamel

 

  • Se promener sur la Plaza de la Revolucion

Une des plus grandes places publiques au monde, dominée par le monument à Jose Marti (entrée 1CUC). En face, vous apercevrez la mythique représentation du Che Guevara et de Camilo Cien Fuegos. Situé en dehors du centre, comptez au moins 30 minutes pour vous y rendre à pied depuis le centre ville ou 5 CUC en taxi.

Les grands classiques de La Havane en une photo…

 

  • Se promener dans le quartier de Vedado

Il s’agit d’un ancien quartier résidentiel dont vous pourrez admirer la superbe architecture datant d’avant la révolution.

 

  • Visiter l’un des musées de la ville

Le musée des Beaux-Arts (Parque Central, 5 CUC) et le Musée de la Révolution (Avenida Belgica, 4 CUC) en sont les meilleurs représentants.

 

  • Se promener sur le Malecon (le long de la mer).

Profitez de l’air du large et admirez les vues sur le Castillo del Morro et Castillo de la Real Fuerza. Encore mieux: demandez au conducteur de l’une des nombreuses voitures anciennes de vous emmenez faire un tour (comptez 10 CUC la demi-heure).

Promenade sur le Malecon

 

  • Boire un mojito à la Bodegita del Medio:

L’histoire de La Havane est intimement liée à celle d’Ernest Hemingway qui y séjourna durant plusieurs années. L’un de ses lieux cultes était la « Bodegita del Medio ». Un endroit coloré où les foules se rassemble. Par contre, cassons un mythe: ce n’est pas là que vous boirez votre meilleur mojito!

Le bar le plus connu de Cuba

 

  • Prendre des cours de salsa: 

Rappelez-vous que vous êtes au pays de la salsa et comme vous pourrez le constater les cubains maîtrisent parfaitement leur sujet! Il existe de nombreuses écoles de salsa. Soit en cours groupal soit en classe individuelle (le must). Une référence: La Casa del Tango (Calle Neptuno). Comptez quand même 15CUC de l’heure en classe individuelle. Par ailleurs, pour allier la pratique à vos cours, rien de tel que l’une des nombreuses «salsoteca» de La Havane. Les locaux se feront un plaisir de vous aider dans votre apprentissage.

 

OU MANGER?

La nourriture cubaine n’est pas des plus réputées. Il faut dire que l’embargo et le rationnement n’ont pas laissé beaucoup d’options (les rayons des supermarchés confirmeront mes dires!). Ici, on mange avant tout pour vivre!

Les spécialités sont: congri (riz et haricots noirs), moro y cristianos (haricots noirs), banane plantin, fricassé de porc, yuca (manioc), sauce mojo (huile, ail et orange).

Le centre historique offre pas mal d’options, comme par exemple Dona Eutemia (plats typiques cubains entre 7 et 15CUC, établissement situé à 2 pas de la cathédrale – Callejon del Chorro) et San Cristobal Paladar (dans une ancienne demeure restaurée, plats attentionnés – comptez environ 20CUC)

Par contre, presque tous les restaurants du centre sont touristiques et bien entendu leurs prix sont en CUC (ce qui signifie qu’ils ne sont en rien bon marché).

Pour la bouffe locale (et les prix qui vont avec), éloignez vous des zones touristiques et soyez attentifs. De petites enseignes qui ne paient pas de mine ou qui semblent être de simples demeures privées offrent des plats du jour (le classique riz/haricots/banane plantin/viande de porc ou poulet) pour 30 à 35 CUP (1€)!

Si vous voulez vous assurer de payer le prix local : Demandez si c’est en CUP, et si la réponse est affirmative, vous êtes au bon endroit!

 

OU SE LOGER?

Un des avantages de la récente ouverture de Cuba est le développement de la « concurrence ». Il faut dire que le nombre d’options fut très limité pendant une large période de par les nombreuses restrictions : les hôtels « resort » de Varadero pratiquent des prix à l’européenne (à partir de 50 CUC) et les « casas particulares» (maisons d’hôte autorisées à accueillir des touristes) reviennent à environ 20/25€ la nuit.

Il existe depuis quelques années des options de logement en dortoir à partir de 7/8€ (bien que ceux-ci gardent la forme de maison d’hôte, ne vous attendez donc pas à un classique backpacker avec bar et piscine).

Après mes recherches sur booking et hostelworld, j’ai choisi l’Hostal Corazon del Mundo, située à Calle San Jose (12CUC la nuit dans un dortoir de 6 personnes). Propre et bien équipé. La localisation n’était pas trop mal à 10/15 minutes du centre à pied, dans un quartier très populaire (certains l’estimeront d’ailleurs peut-être trop populaire).

 

QUEL BUDGET?

Comme vous l’aurez compris, Cuba n’est pas une destination bon marché!

Mais en vous y prenant correctement, vous pourrez éviter de vous ruiner.

Exemple de budget quotidien (en explorant la ville à pied):

  • Logement en dortoir dans un hostal/casa particular: 10€
  • Petit déjeuner croissant dans un centre commercial: 3 €
  • Plats du jour dans des établissements locaux : 3€ (2 repas)
  • Mojito dans un bar du centre ville : 3€

Soit environ 20€ (en mode économe)

 

COMMENT S’Y RENDRE?

De nombreuses liaisons aériennes sont assurées depuis l’Europe et l’Amérique latine. Pour ma part, j’ai voyagé depuis Bruxelles à Varadero (destination des vols charter: souvent les moins chères) pour le prix imbattable de 200€ avec Tui Fly.

Ma liaison suivante : La Havane – Cusco (Pérou) en passant par Bogota (300€ avec Avianca).

Interjet opère des vols depuis Cancun et Mexico City (compter environ 100$ par segment).

Les vols depuis le Canada reviennent à environ 300$ l’aller-retour.

A l’arrivée à l’aéroport:

A Varadero, la compagnie de bus Viazul assure la connexion en bus jusqu’à la Havane (comptez 3h de voyage). Le coût est de 10CUC (10$). Horaires très irréguliers (l’horaire officiel du site web n’est pas respecté).

Depuis l’aéroport international de La Havane : le taxi est presque l’unique option. Comptez 25$ jusqu’au centre (essayez de partager ces frais avec une autre personne si vous voyagez seul). Il est possible de se rendre à l’aéroport en utilisant des bus locaux, mais on m’a fortement déconseillé de le faire avec des bagages.

Sur place: le centre historique de La Havane est très agréable à pied. Il existe un « Havana Bus Tour » qui revient à 10CUC la journée. Bien utile pour aller jusque « Plaza de la Revolucion » mais j’ai préféré faire le centre à pied. Il existe un service de transport public, mais il est apparemment très peu pratique, et je n’ai pas creusé le sujet.

Derniers conseils: profitez un max du pays. Restez toutefois conscients du fait que de nombreux cubains souffrent énormément de la pauvreté ambiante et de l’embargo (même s’ils ne l’avoueront pas ouvertement). Faites preuve d’empathie. Et si vous le pouvez, laissez leur des denrées qui vous semblent basiques mais qui sont difficiles d’accès pour eux (dentifrice, shampoing, produits de beauté, etc.)

Bons baisers de La Havane…
EXPLOREZ LES ZONES RECULEES DU KENYA

EXPLOREZ LES ZONES RECULEES DU KENYA

Si je vous dis le Kenya, à quoi pensez-vous?

le mot « Safari » sera probablement le premier qui vous vient à l’esprit. En effet, avec les parcs de Masai Mara, Tsavo, Amboselli, ce pays est une référence en la matière et l’une des destinations de safari les plus prisées.

D’autres mentionneront également ses plages de sable fin, qui s’étendent au bord de l’Océan indien, depuis Diani au sud jusqu’à Lamu à la frontière avec la Somalie. J’avoue avoir été surpris par la beauté des plages se trouvant au nord d’une ville aussi peuplée que Momabasa. En plus de ses eaux d’un bleu turquoise incomparable, la région dispose d’indéniables atouts culturels: la côte kenyanne fut un carrefour des civilisations africaine, arabe et indienne. Cela se ressent particulièrement dans une ville comme Lamu.

Au cours de mon séjour de 4 mois dans ce pays qui restera mon préféré d’Afrique, j’ai bien entendu testé safaris et plages. Mais je pense que mon expérience la plus marquante restera ce périple dans le nord du pays, dans la région de Samburu, où j’ai pris part à un projet de permaculture (Sadhana Forest, voir mention en fin de l’article pour plus d’information).

Les régions reculées du nord du Kenya sont une opportunité unique de partir à la découverte de ce qui fait l’essence même de l’Afrique: sa diversité ethnique. Car si les Masaïs sont l’ethnie la plus connue du pays, il faut savoir qu’il existe pas moins de 42 différentes tribus présentes sur le seul territoire kenyan. Dans le nord, vous aurez l’opportunité de découvrir les ethnies Samburu (et Turkana si vous vous aventurez jusqu’à la frontière avec l’Ethiopie).

Le saut « de genoux » typique des tribus de la région

Ce beau projet auquel j’ai participé a pour but la reforestation dans une zone devenue désertique avec le temps. En quoi cela consiste? Des formation en techniques de permaculture sont dispensées aux locaux, suivies par une assistance pour la plantation de nombreuses espèces végétales. L’idée est non seulement induire la reforestation (qui amenera les pluies) mais aussi d’assurer à terme l’autosuffisance alimentaire des locaux. Il s’agit donc d’un projet à la fois environmental et social. D’autres formations sur des thématiques spécifiques sont également organisées. Chaque formation est toujours suivie par une visite dans les communautés pour implémenter ces différentes techniques. En parallèle, de l’eau est distribuée lors des visites (il faut préciser qu’en moyenne une marche de 20km est requise pour aller récupérer de l’eau!). Et une station d’eau (puisée souterrainnement) et de recharge électrique (produite à base d’énergie renouvelable) sont à la disposition des locaux à l’entrée du site. Car oui, il s’agit là d’une étrange modernité qui se reproduit dans de nombreux endroits d’Afrique: les habitants de la zone disposent de téléphones portables et internet mobile, mais point d’électricité ou d’eau courante…

Les nombreuses visites dans les communautés furent une expérience magnifique au cours de laquelle j’ai pu découvrir le quotidien des locaux et en apprendre plus sur leur culture et leurs croyances. Un bel échange entre êtres humains et une collaboration fructifiante.

Formation dans les communautés

Je garderai particulièrement en mémoire les séjours chez l’habitant et le mariage auquel nous avons été invités: une cérémonie toute en couleur qui s’étend sur 3 jours. Le point d’orgue : lors du retour en van sous un magnifique coucher de soleil avec acacias à perte de vue, les Morans (guerriers Samburu) se sont mis à entamer leurs chants. Les zèbres aperçus tous azimut venaient parfaire la scène. Tout simplement mon moment le plus authentique (et pour la même raison le plus beau) en Afrique.

Diverses cérémonies lors du marriage

Lors de ce séjour, j’ai également eu le plaisir de recontrer les locaux à leur lieu de rendez-vous habituel : le petit marché local de Likicheki, qui se tenait chaque samedi, et où se déroulait l’essentiel de la vie locale. Un repère à scènes insolites, entre les vendeurs vêtus d’habits traditionnels écoulant leurs marchandises, les sages du village discutant des dernières nouvelles, et de temps à autre un rassemblement de foule pour entonner des chants à la louange de « Yesuh »…

Bref, cette partie de Samburu est l’endroit unique pour partir à la découverte la vraie Afrique, celle qui ne figure dans aucun guide de voyage et qui ne se résume pas à un safari ou à une plage (où l’on ne croise avant tout que d’autres touristes). Un lieu authentique, où vous pourrez faire l’expérience de la vie traditionnelle de l’une des tribus de ce superbe continent.

Superbes rencontres sur le marché

Certes, les safaris kenyans sont à la hauteur de leur réputation et les complexes hôteliers le long de ces plages de sable fin vendent du rêve. Mais je recommande à quiconque à la recherche quelque chose de différent, de plus intime et authentique, d’explorer les régions reculées de ce pays qui à bien plus à offrir que ses principaux pôles touristiques.

 

Quelques informations pratiques: 

Comment se rendre dans la région de Samburu?

Depuis Nairobi: prendre un bus jusque Nyahururu depuis la gare routière de Nyamakina. Le trajet dure environ 4heures et coûte $6. De là, soit vous pouvez enchainer avec un bus vers Maralal (4 heures de voyage supplémentaire, mais attention car les départs sont peu fréquents) ou passer la nuit à Nyahururu.

Si vous passez la nuit à Nuyahururu, allez donc faire un tour jusqu’aux chutes Thomson situées à 30 minutes de marche du centre. Elles valent le détour.

Les chutes Thomson

 

Où se loger?

Maralal est une toute petite ville mais compte quelques bouibouis (que je n’ai pas testé car je séjournais sur le site du projet)

A Nyahururu, je suis resté à l’hôtel Olympia. Confort basique mais décent et propre (10$ la nuit).

 

Attractions locales?

  • Maralal Camel Derbi en août : course de chameau avec des show folkloriques et foire gastronomique
  • Réserve nationale de Samburu: au cas où vous voulez faire du safari mais dans un parc moins fréquenté (entrée : 70$ par personne par jour)
  • Vues sur la vallée du Rift: le Rift africain est une immense faille géologique de plusieurs milliers de kilomètres. La région de Samburu compte l’un des plus beaux points de vue sur ce phénomène naturel (vous pourrez surplomber la vallée de plus de 1000m!)

 

Informations sur le projet de Sadhana Forest:

Il s’agit d’un projet global de permaculture et de reforestation. Ils sont présents en Inde, au Kenya, à Haïti. Au cours de votre séjour, vous apprendrez diverses techniques de permaculture et vivrez dans le plus strict respect de la nature. Soyez donc près pour un mode de vie très rustique (dormir en tente, douche au sceau, compostage des « toilettes, etc.) et une alimentation végane.

Le projet en lui-même est fabuleux car il apporte une aide précieuse aux communautés locales qui en ont bien besoin.

Si vous souhaitez intégrer le projet en tant que bénévole, une contribution minimale vous sera demandée, qui couvre (à peine) votre alimentation.

Si vous êtes intéressés, ou souhaitez faire un don, voici lleur page web (en anglais) : www.sadhanaforest.org/kenya

Safari Njema!

TOP 10 DES LIEUX A VOIR EN INDE

TOP 10 DES LIEUX A VOIR EN INDE

  1. SRINAGAR

 

Srinagar est la capitale du Kashmir, une région du nord de l’Inde qui a fait l’objet de nombreuses tensions au cours des dernières années (vérifiez la situation politique avant de vous y rendre). Située dans les contreforts de l’Himalaya, la principale attraction de cette ville est son lac (le Dal). Vous pourrez y séjourner sur l’un des « House Boats », des bateaux apparus à l’époque coloniale lorsque les anglais ne pouvaient acquérir de propriétés terrestres.

Le style de ces bateaux est particulier, et y passer la nuit est une expérience unique, mais soyez cependant vigilant lors de votre sélection (car une fois votre choix effectué, vous pourriez vous retrouver bien mal « embarqué »). Vérifiez également ce qui est inclus ou non (la plupart des bateliers offrent une formulent avec repas inclus).

Par ailleurs, munissez-vous de patience car les locaux sont très insistants pour vous vendre de la « pashmina ». Nous avons même eu la joie d’avoir notre marchand local à bord du bateau, qui nous rappelait à chaque passage qu’il avait sélectionné les meilleurs tissus spécialement pour nous!

Mes coups de cœur:

  • Naviguer sur le lac et découvrir la vie des locaux
  • L’expérience de séjourner sur le bateau
festival de couleurs lors du coucher de soleil sur le lac Dal

 

  1. LE GOLDEN TEMPLE D’AMRITSAR

 

L’Inde offre une incroyable diversité de cultures et de religions. Parmi celles-ci, le Sikhisme. Cette religion, située à mi-chemin entre l’Hindouisme et l’Islam, a pour lieu saint le « golden temple » situé dans la ville d’Amritsar, à 2 pas de la frontière pakistanaise.

Dégageant une superbe énergie, ce temple est l’endroit parfait pour partir à la rencontre des Sikhs et en apprendre plus sur leur histoire et leurs coutumes. Grands guerriers et commerçants hors pairs, ce sont également des gens charmants.

Arrêtez vous pour une pause déjeuner dans la cantine du temple, où tous les jours une procession de près de 60.000 pélerins reçoivent un plat de dhal (lentilles), bhat (riz) et chappattis. Dans un pays marqué par les castes et les distinctions sociales, il est remarquable de voir des gens de toutes origines et religions s’asseoir l’un à côté de l’autre le temps d’un repas, qui est proposé à titre gratuit. Vous pouvez pousser l’expérience un peu plus loin en aidant bénévolement au service de ces repas.

Profitez de votre passage dans la région et poussez une pointe jusqu’à la frontière avec le Pakistan pour y voir un spectacle très spécial: la fermeture de la frontière avec défilés militaires sous les ovations d’une foule en délire des deux côtés de la frontière.

Mes coups de cœur:

  • Les conversations avec les Sikhs au bord du temple
  • L’impressionnant défilé de foule à la cantine
  • Le spectacle à la frontière
Le temple sacré des Sikhs

 

  1. GOA

 

Les plages de Goa ont une connotation hippie liée à la mouvance psychédélique des années 60 et 70. Force est de constater que les choses ont bien changé : les junkies ont fait place aux touristes (russes dans leur majorité) et de nombreux ressorts hôteliers se développés.

Et pourtant Goa reste un point de passage classique lors d’un voyage de longue durée en Inde. Il faut dire que sa tranquillité s’apprécie. Ancienne colonie portugaise, son architecture est complètement différente du reste du pays. . La capitale Panjim en est l’exemple même avec ses églises colorées. Ici, le premier élément qui surprend est la propreté des rues, qui contraste avec les autres villes indiennes.

La gastronomie de Goa est également très savoureuse et consiste en une fusion entre la cuisine traditionnelle indienne et des influences méditerranéennes. De plus, les taxes sur l’alcool sont les plus faibles du pays, ce qui plaira à plus d’un (dont je fais partie).

Les plages sont les plus propres du subcontinent indien (mais n’ont cependant pas la beauté des Iles d’Andaman).

Mes coups de cœur:

  • les plages de Palolem
  • la gastronomie (oh ce « shrimp thali »!) et les bières bon marché
  • La tranquillité et la propreté de Goa
Coucher de soleil à Palolem

 

  1. LE TAJ MAHAL

 

Et oui, le monument le plus iconique de l’Inde fait bien entendu partie de ma liste. Le Taj Mahal est un mausolée de marbre blanc construit par l’empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse Arjumand Bânu Begam. Il fut élu nouvelle merveille du monde en 2007.

Se trouvant à 2 heures de Delhi, il s’agit du site le plus visité d’Inde et il est pris d’assaut dès le matin. Veillez donc à arriver sur le site dès l’ouverture.

Par ailleurs, profitez-en pour visiter le fort rouge d’Agra qui est également très impressionnant. Dans l’ombre du Taj Mahal, l’architecture du temple de Fatehpur Sikri est remarquable et offre une tranquillité bienvenue après le Taj.

Mes coups de cœur:

  • Le Taj bien entendu
  • La vue depuis le Fort d’Agra
  • Les rencontres à Fatehpur Sikri
Le Taj Mahal

 

  1. LA VILLE SAINTE DE VARANASI

 

Vârânasî, l’ancienne Bénarès, restera pour moi la ville la plus folle au monde. Première ville sainte des hindous, située à deux pas d’un des 4 lieux sacrés du Bouddhisme (Sarnath), la ville dégage une intense énergie spirituelle .

Vous y verrez des extrêmes en tous genres, surtout près des « Ghats » dispersés le long du fleuve sacré du Ganges. C’est l’endroit même où se concentre les activités de cette ville très ancienne : les « Pûjâ » (rituels d’offrande), les « Ganga Arti » (cérémonie religieuse qui se déroule au coucher du soleil), les baignades sacrées dans ses eaux contaminées… et bien sûr les crémations de défunts!

Dans la croyance Hindoue, la crémation au bord de ce fleuve sacré est nécessaire pour obtenir des conditions de renaissance favorables. Et cela offre des scènes impressionnantes : entre le crépitement des flammes, la tristesse des familles des défunts, la puanteur et la saleté ambiante, le tout au milieu de chiens et vaches errantes. Certaines familles ne disposant pas des moyens pour s’offrir cette cérémonie, il n’est pas rare de voir des corps flotter sur le fleuve.

Cette description vous semble apocalyptique? En effet, je ne recommanderai pas Vârânasî aux âmes sensibles. Cependant cet endroit sacré possède une énergie incroyable qui vaut la peine d’être resentie une fois dans sa vie. Un moment intense, à la rencontre de l’essence de la culture et de la spiritualité indienne.

Mes coups de cœur:

  • la navigation sur le fleuve le long des Ghats au lever / coucher du soleil
  • l’intensité des temples hindous
  • les lassis du « blue lassi shop »
  • la tranquillité et le belle énergie à Sarnath
Navigation sur le Ganges au coucher du soleil

 

  1. RISHIKESH

 

Je me souviens des paroles d’un ami de voyage lors de mon arrivée à Rishikesh. Il m’a dit: « ouais, ça sent le business, mais tu verras tu vas rester dans le coin un moment »… Et de fait!

Rishikesh est endroit très particulier, un genre de succursale de la ville sacrée de Haridwar, mais en version commerciale destinée aux touristes occidentaux.

Ici, les ashrams (centres de retraites spirituelles) sont légions. Certains d’entre eux (comme celui de Sivananda) sont complets des mois à l’avance.

Des centres de yoga se trouvent à tous les coins de rue. Le spirituel est devenu un produit de consommation comme les autres et Rishikesh n’échappe pas à la règle. De nombreuses échoppes vous vendront statues, encens, musiques relaxante, produits ayurvédiques, etc.

Malgré cette surenchère commerciale, Rishikesh reste un bel endroit qui vous amènera à faire des rencontres exceptionnelles. Par ailleurs, son essor touristique lui permet également de bénéficier d’une grande diversité de restaurants qui s’apprécie après les saveurs (parfois particulières et toujours intenses) des villes indiennes.

Rishikesh est également célèbre pour avoir été la résidence des Beattles lors de leur voyage en Inde en 1968. Allez donc faire un tour à leur Ashram (abandonné à ce jour).

Mes coups de cœur:

  • le « Ganga Arti » de Parvath Niketan
  • les restaurants de Rishikesh
  • le festival « Holi » lors de mon premier passage dans cette ville
Le Ganga arti

 

  1. LE RAJASTHAN

 

Des étendues de sables à perte de vue, des villes colorées, des forts majestueux… le Rajasthan a tout pour plaire. Situé au Nord-ouest de Delhi, cet état à la frontière entre les religions Hindoue et Musulmane fait partie des lieux les plus visités de l’Inde.

Une visite du Rajasthan commence souvent par sa capitale, Jaipur, la « ville rose », moins oppressante que la plupart des villes indiennes de même taille. La ville regorge de trésors d’architecture tel que le Hawa Mahal. Par ailleurs, ne manquez pas le coucher du soleil depuis le fort de Nahagahr!

Un autre endroit très visité est le fort de Jeselmer, une immense forteresse de sable située au milieu du désert. Point de départ des safaris à dos de chameau, qui sont une belle opportunité de découvrir la vie des communautés nomades du coin. Et de dormir à la belle étoile sous un ciel magnifique.

Vous pourrez ensuite poursuivre vers la cité des palais: Udaipur, avec ses belles constructions situées pour la plupart le long du lac Pichola. Il s’agit une destination prisée par les indiens en quête de romantisme.

Moins connue mais tout aussi belle : Jodhpur, « la ville bleue », surnom conféré de par la couleur de ses toits. Sa forteresse est superbe et permet une exploration en profondeur.

Finalement, pour un peu de spiritualité et de recueillement, visitez Pushkar, lieu de pèlerinage hindou.

Mes coups de cœur:

  • Le safari avec nuitée dans le désert
  • Le coucher de soleil depuis Nahagahr à Jaipur
  • La forteresse de Jodpur
Jodhpur la bleue

 

  1. HAMPI

 

Le paysage de Hampi est inédit: les énormes rochers sont empilés les uns sur les autres de manière artistique comme si cela était l’œuvre d’un titan!

Le rouge de ses terres se mêle au vert des cultures de riz et plantations de bananes, auxquels s’ajoute le bleu du ciel (et le noir du fleuve coupant la ville en 2, ce qui est moins poétique).

Vous pourrez y visiter de nombreuses constructions et temples en pierre se trouvant répartis sur une vaste superficie (vous pouvez louer un vélo ou une petite moto). Le temple de Vittala est le plus renommé avec sa pièce maitresse: le chariot de pierre.

Ambiance relax et hippie au rendez-vous dans ce petit patelin où vous pourrez également vous essayer à la grimpette sur ces rochers aux formes si particulières.

Mes coups de cœur:

  • L’ambiance relax et hippie du coin
  • Les colosses de pierre
  • L’exploration des lieux en vieille mobylette
Le temple de Vittala

 

  1. MACLEODGANJ

 

Cette petite ville situé au-dessus de l’agglomération de Dharmashala n’est autre que le lieu d’accueil du gouvernement tibétain en exil, et donc la résidence officielle du Dalaï Lama.

Situé à près de 2000m d’altitude dans l’état d’Himachal Pradesh, il s’agit d’un endroit enchanteur.

Ici vous pourrez vous adonner à des activités en tout genre: méditation, yoga, randonnées dans les montagnes environnantes, cours de cuisine tibétaine, etc. Vous pourrez aussi y aider la communauté tibétaine, notamment en donnant des cours de langue.

Et bien entendu, visiter le siège du gouvernement tibétain en exil. Un musée adjacent vous permettra d’en apprendre plus sur l’histoire de ce pays envahi par la Chine.

Si vous êtes chanceux, vous pourriez même y rencontrer le Dalaï Lama: bien qu’étant souvent en voyage, ce grand Monsieur donne des enseignements et conférences de manière régulière.

Mes coups de cœur:

  • le volontariat et les cours de conversation en anglais dans les associations locales : un must pour les échanges culturels avec les tibétains!
  • Assister aux enseignements du Dalaï Lama
  • La randonnée jusque Triund
  • Les cours de cuisine tibétaine : de délicieux momos!
La vue sur Macleodganj

 

  1. LADAKH

 

Le Ladakh est l’un de ces endroits qui vous marquent pour la vie. Il s’agit d’un vaste territoire montagneux perdu dans le nord-ouest du pays, à la frontière avec le Tibet et le Pakistan.

La tranquillité qui y règle contraste avec l’intensité du reste du pays: ici pas le moindre harcèlement, pas la moindre tension. Les Ladakhis ont le cœur sur la main, et vous garderez leurs nombreux sourires en mémoire.

Leh, la capitale du Ladakh, est un endroit magique. Située à 3.500m d’altitude et entourée de montagnes arides, sa tranquillité et son centre historique anachronique vous séduiront. Son temple principal ressemble étrangement au Potala. Et si vous êtes chanceux, vous pourrez assister à l’une ou l’autre exposition de Tankas (peinture tibétaines). Ne ratez pas son festival touristique qui a lieu mi septembre: ce sera pour vous une opportunité unique de découvrir le folklore Ladakhi en mode relax.

Le temple de Leh

Les paysages du Ladakh présentent de nombreuses similitudes avec ceux du Tibet. Et ses monastères sont de véritables joyaux. Mon coup de cœur : Thinksey, impressionnant avec ses 12 étages et sa statue de Maitreya (Bouddha du futur). Hemis et Lamayuru valent également le déplacement.

Un conseil pour l’exploration de ces lieux : louer une Royal Enfield (comptez 20$ par jour). Cette moto de guerre est conçue pour résister aux conditions (difficiles) des routes mythiques du Ladakh, un paradis pour les motards. Prenez votre temps et visitez des lieux insolites: la Vallée de Nubra, en passant Khardung La (le plus haut col routier au monde, à 5.602m); le point de rencontre des eaux des fleuves Hindu et Zanskar; les splendides lacs de Pangong et Tso Moriri, etc.

Et si vous faites la route depuis Manali (Himachal Pradesh) ou Srinagar (Kashmir) : le voyage est une fin en soi!

Envie de suer?! Rappelez vous que vous êtes au cœur de l’Himalaya: vous pourrez partir en trek pendant quelques jours le long de la Marka Valley ou même vous attaquer à un sommet de 6.150m (Stok Kangri). Comptez un budget minimum de 200 à 250$ pour chacune de ces activités.

Et si vous êtes assez téméraires pour braver le froid de l’hiver: vous pourrez parcourir le fleuve Zanskar gelé à la recherche du « Snow léopard », le superbe félin de l’Himalaya.

Mes coups de cœur:

  • L’hospitalité sans précédent de « Mama Sonam » à Jiggyas Guesthouse
  • La gentillesse des Ladakhis et la convivialité du festival de Leh (septembre 2017)
  • Mordre la poussière en Royale Enfield
  • La vue depuis le sommet de Stok Kangri (6.153m)
La difficile ascension de Stok Kangri

NAMASTE INDIA!!! Bien préparer un voyage en Inde…

NAMASTE INDIA!!! Bien préparer un voyage en Inde…

L’inde est le pays des extrêmes. Ses chiffres laissent sans voix: 1.326.000.000 âmes, soit le 2e pays le plus peuplé au monde, et l’une des plus grandes diversités culturelles du monde avec au moins 9 religions qui s’y côtoient au jour le jour et 22 langues officielles (quasi toutes utilisent un alphabet différent). Berceau de la spiritualité, ce pays est à la fois source de fascination et de crainte. Aller en Inde est une expérience troublante : préparez-vous à un choc culturel, une remise en cause de vos croyances. A 1000 lieues de votre confort occidental, vous aurez certainement des hauts le cœur face à l’intensité de ce pays et ses extrêmes de pauvreté. Mais cela fait partie de votre chemin personnel… A vous d’apprendre à surmonter vos émotions et vous laisser enivrer par la spiritualité et les nombreux atouts de ce pays fantastique.

Une chose est sûre: l’Inde ne vous laissera pas indifférent. D’ailleurs, toutes les personnes que j’ai rencontrées et qui en ont fait l’expérience sont unanimes: l’Inde, soit tu adores, soit tu détestes!

Un voyage en Inde ne s’entreprend pas à la légère, et voici donc quelques conseils basés sur mon expérience personnelle dans ce pays que j’ai visité à 2 reprises (pour une durée totale d’environ 6 mois).

 

QUAND VOYAGER?

La grande question… avec comme réponse immédiate : tout dépend de la région que vous souhaitez visiter!

Ainsi, pour la partie sud du pays, veillez à éviter les chaleurs extrêmes de l’été et les pluies torrentielles de la mousson (de mars à août).

J’ai visité le Rajasthan, Goa, Hampi, Mumbaï et Gokarna pendant les mois d’hiver (entre janvier à mars) et c’était top.

Par contre dans l’Uttar Pradesh (Varanasi et Taj Mahal entre autres), les mois d’hiver sont souvent brumeux (source d’incertitude des horaires des liaisons ferroviaires).

La chaleur dans le sud devient insupportable à partir de mars/avril et les inondations sont fréquentes dans une grande partie du pays pendant la mousson.

Les stations de moyenne montagne (en dessous de 2.000m) telles que Manali, Macleonganj et Darjeeling bénéficient d’un climat agréable en été mais sont également prises d’assaut par les touristes. En avril, Macleonganj était tranquille mais il y pleuvait beaucoup.

Finalement, le Ladakh est parfait pour une visite quand il fait chaud partout ailleurs, entre juin et septembre. Par contre, le reste de l’année les températures y sont négatives et la fermeture des cols routiers rend cette région accessible uniquement par voie aérienne.

 

COMMENT S’Y RENDRE?

L’inde a des liaisons aériennes bons marché depuis l’Europe. Ainsi, j’ai trouvé un vol A/R depuis Bruxelles avec Finnair à 450EUR. Il est possible de trouver des offres encore plus intéressantes (à partir de 300EUR hors saison).

Les vols depuis les Etats-Unis sont aussi très attractifs (A/R depuis New York à partir de 500 €). Pour les vols depuis l’Amérique latine, il est plus avantageux de prendre un vol vers l’Europe / les Etats-Unis pour enchainer avec un vol vers l’Inde car les vols « en direct » sont hors de prix.

Enfin, une infinité de connexions existe depuis le continent asiatique avec des vols à partir de 70$ depuis Dubai, la Thailande, La Malaysie, etc.

 

VISA?

Un visa est obligatoire pour tout voyage en Inde. Le processus est plus ou moins laborieux et coûteux si vous souhaitez l’obtenir auprès de l’ambassade indienne de votre pays (comptez minimum 2 visites à 5 jours ouvrables d’intervalle dans une certaine fourchette horaire avec un coût variant selon le lieu – 120€ pour un visa valable 3 mois à Bruxelles). Attention la validité du visa court depuis la date d’émission et non d’entrée dans le pays!

Pour les voyages de moins de 60 jours, le gouvernement indien a instauré une procédure de visa électronique. Vous devez « juste » remplir un formulaire online (plusieurs pages de questions saugrenues avec un système qui plante assez souvent, mais c’est toujours mieux que de se farcir l’ambassade!) puis payer 50$ (+1,5$ de frais) et vous recevrez confirmation endéans 48h. Attention, ce dernier est seulement valable pour une arrivée par voie aérienne et n’est renouvelable que 2 fois par année.

Par ailleurs les citoyens de certains pays (comme le Luxembourg et la Finlande) peuvent obtenir un visa à l’arrivée à l’aéroport.

L’obtention d’un visa pour un voyage par voie terrestre peut se faire depuis les pays voisins. J’ai testé à 2 reprises depuis Katmandu. Armez-vous de patience face à la bureaucratie et le manque complet d’empathie du personnel de l’ambassade. Comptez 6 jours, 3 visites et environ 80$ pour obtenir le saint graal.

 

OU ALLER?

Explorer toute l’Inde requerrait des années de voyage et il est je pense essentiel de se fixer des objectifs réalistes en rapport avec le temps dont vous disposez.

Le choix de la région dépendra de vos préférences personnelles.

Voici quelques exemples (un article sur mon top 10 en Inde avec un détail des meilleurs coins suivra prochainement):

  • Randonnées et paysages de montagne: le Ladakh, le Sikkim, le Kashmir, l’Himachal Pradesh (la vallée de Spiti)
  • Villes sacrées et voyage culturel : Varanasi, Pushkar, Haridwar/Rishikesh, monastères du Laddakh, Sarnath, Bodhgaya, Kishinagar, Amritsar.
  • Patrimoine et architecture: Agra (Taj mahal), Jeselmer (Rajhastan), Mumbai, Khajuraho, Ajanta, Ellora, Hampi, Pondichéry.
  • Retraites spirituelles et ayurveda : des ashrams sont présents dans tout le pays. Les meilleurs cours d’Ayurveda se trouvent dans le sud (Kerala/Tamil Nadu)
  • Relaxation et plages: Goa, les « backwaters » du Kerala, Hampi, les iles Andaman

Pour un premier voyage, les destinations plus « relax » peuvent être privilégiées : le Kerala, le Ladakh… et le grand classique des tours opérateurs: Delhi, Taj Mahal et Rajasthan

Vue sur le Gange depuis l’un des temples hindou de Rishikesh

 

COMBIEN DE TEMPS?

L’Inde est un pays particulier qui requiert un certain temps d’adaptation. De plus le pays est immense et les transports terrestres particulièrement lents. Donc au plus vous disposez de temps devant vous, au mieux. Un minimum de 3 mois serait souhaitable afin de vous imprégner de la culture et de la spiritualité de ce pays. Bien heureux celui qui dispose de tout ce temps pour voyager! Mon conseil si vous ne disposez pas de ce délai: évitez de chercher à en faire trop et contentez-vous d’une région. Voyager avec un timing serré en Inde est une mission particulièrement stressante: la bureaucratie y est omniprésente et tout est compliqué. Il est indispensable de faire les choses en disposant d’une marge horaire.

 

COMMENT SE DEPLACER?

Tout dépend du budget et du temps disponible. De manière générale, je suggère d’éviter autant que possible les voyages en bus qui sont inconfortables, éreintants et plus coûteux que le train. L’avion est évidemment le moyen le plus rapide/confortable, mais également le plus cher. Il existe de nombreuses liaisons entre les principales villes du pays (quelques compagnies aériennes: Indigo, Air India, Jetstar, etc.).

Je recommande vivement de tester au moins une fois l’expérience de voyage ultime en Inde: le train. Avec l’un des réseaux les plus étendus au monde et des prix imbattables, le train est LE mode de voyage préféré des indiens. Il vous permettra de faire de superbes rencontres et d’apprécier les paysages tout en étant plus ou moins confortable.

Il existe plusieurs catégories (du mieux au moins bien): 1ere classe AC (2 lits couchette par compartiment avec nourriture incluse, draps de lits et air conditionné), 2e classe AC (lits couchette à 2 niveaux dans un compartiment de 4 lits, inclinables durant la journée. Avec air conditionné et draps de lit inclus), 3e classe AC (lits couchette à 3 niveaux, dans un compartiment de 6 lits, inclinables durant la journée. Avec air conditionné et draps de lit inclus), Classe Sleeper (lits couchette à 3 niveaux sans compartiment séparé ni air conditionné) et 2e classe Unreserved (banquette en bois sans place réservée).

La différence de prix va du simple au double entre chaque catégorie. S’il peut être intéressant de tester la 2e classe non réservée pour un voyage populaire, je n’oserais la recommander pour un voyage incluant une nuit à bord. J’ai testé la classe Sleeper et 3AC, et ma foi si le gain de confort est notable et la tranquillité presque garantie dans le 3AC, la classe Sleeper fut ma préférée pour le côté folklorique et les rencontres. Attention toutefois: essayez de réserver le lit couchette du dessus pour être tranquille, car les lits couchettes inférieurs seront inclinés en position assise vers 6h du mat’, que vous soyez dessus ou non… Et je précise également que n’ai pas testé l’absence d’air conditionné en plein été: je doute que ce soit agréable.

RESERVATIONS: le système de réservation indien peut être très déconcertant. Je me souviens de mon premier essai: pas de place disponible avant 4 mois! Des agences douteuses proposaient leurs « services » pour le double du prix normal. Après j’ai découvert le système du Tatkal qui permet de réserver des places le jour avant moyennant 10% de supplément. Mais encore fallait-il se rendre à la gare à 9h le jour avant le départ et affronter la cohue (même si la file « touriste » est plus tranquille, les coups de coude pour passer devant sont légion).

Heureusement, l’internet mobile simplifie la vie et aujourd’hui il est possible de réserver online. Veuillez toutefois noter que pour réserver un billet de train il est indispensable de disposer d’un numéro de téléphone indien. Mais au vu du gain de temps cela vaut le coup!

Pour les réservations online :

  • soit directement sur le site des chemins de fer indiens : indianrail.gov.in
  • soit via un intermédiaire (utilisation plus intuitive et faible commission): makemytrip

Finalement, pour le transport dans les villes: le « rickshaw » (tuk-tuk) est la référence. Mais préparez-vous à une rude négociation. Comptez environ 20 roupies pour le premier kilomètre et 8/10 roupies par km additionnel.

Attendre impatiemment l’arrivée du train…

 

OU SE LOGER?

Grande variété de confort au rendez-vous avec des prix variant fortement selon les villes. Comptez entre 300 et 500 roupies pour un logement très rustique (soit 4 à 7,5€), 500 à 1200 roupies pour du moyen de gamme (de 7,5€ à 16€) et au-dessus pour la gamme supérieure. Les logements dans des villes comme Leh, Mumbai, Delhi et Agra (Taj Mahal) sont plus coûteux.

Les hôtels à budget en Inde sont assez pouilleux, surtout dans les villes. N’hésitez pas à vous renseigner à l’avance (vérifier les commentaires sur booking et hostelworld). Car les options et arnaques sont nombreuses, et certains indiens sont particulièrement insistants pour vous accompagner afin de vous montrer des logements (et obtenir leur commission… financée par votre tarif augmenté).

 

OU MANGER?

Faites-vous plaisir : l’Inde est un festival de saveur!

La cuisine indienne est variée et relevée. Son essence et ses saveurs sont particulièrement sublimées dans le sud, mais vous pourrez trouver d’excellents restaurants un peu partout. Le menu typique consiste en différents petits plats à la carte, que vous accompagnerez de chappattis (aussi appellés « roti ») ou naans, où encore le classique « thali », qui reprend des éléments typiques de la nourriture indienne (riz, lentilles, yoghurt, sauce en curry, chappattis).

A gouter absolument: palak paneer (fromage fait à base de beurre clarifié avec épinards), malai kofta (version végétarienne des boulettes en sauce épicée), le poulet tandoori/tikka masala (cuisson dans un four spécial), le garlic butter naam (pain plat au beurre et ail), l’aloo gobi (pomme de terre et choux fleurs), la samossa (beignet fourré bien relevé et épicé), masala dosa (mélange de farines servi sous forme de crêpe fourrée à la pomme de terre avec son mélange d’épices), etc.

Comptez un budget de 100 à 300 roupies (1,5 à 5€).

Ne manquez pas le rituel du Chai dans la rue : des petits échoppes ambulantes vendent du thé au lait et épices diverses (masala) dans des petits verres à shot pour une poignée de centimes. Le rendez-vous populaire par excellence!

Un succulent Thali!

 

QUEL BUDGET?

L’Inde est un des pays les meilleurs marchés au monde, même si tout a fortement augmenté entre mes deux visites (début 2014 et fin 2017).

Prévoyez pour votre budget quotidien:

  • logement : 500 roupies
  • nourriture: 500 roupies
  • transports : 200 roupies
  • divers: 200 roupies

Soit 1.400 roupies (environ 18€)

Budget très variable selon les attractions (l’entrée du seul Taj Mahal coûte 20$), les transports (avion vs. train), les divers extras (l’alcool est assez cher en comparaison avec le coût de la vie en Inde, comptez 2€ la bouteille de bière).

Un des grands avantages de l’Inde: pas de crainte de se faire rouler sur l’achat de produits de consommation  – tous les emballages arborent le M.R.P (prix de vente maximum). Le top!

 

DERNIERES RECOMMENDATIONS

Méfiez-vous de l’hygiène en Inde: ce pays est l’ami des germes en tout genre et peut se transformer en cauchemar pour votre estomac. Suivez le peuple et ne mangez pas dans les restaurants déserts. Ne buvez en aucun cas l’eau du robinet.

Veillez à être vacciné contre la typhoïde, l’hépatite A & B, le tétanos (et si possible la rage dans les zones rurales car il y a une forte concentration d’animaux malades).

Les indiens peuvent être insistants et incommodants. Rappelez-vous que la population est dense et la pauvreté galopante: oubliez votre besoin d’espace privé mais n’hésitez pas à les remettre à leur place.

Mention spéciale pour les femmes voyageant seules: l’Inde considère malheureusement très mal la femme, surtout dans les campagnes, ce qui a conduit à certaines extrémités comme la sélection prénatale. Et l’une des conséquences est qu’il y a plus d’hommes que de femmes dans le pays. Par ailleurs, le code vestimentaire strict de la femme indienne et le fait qu’elle n’adresse pas la parole aux hommes étrangers entraine une perception erronée de la femme occidentale par l’homme indien. Soyez vigilante mais pas paranoïaque. Profitez de votre voyage en gardant l’œil et en cas de comportement suspect, manifestez-vous et vous serez toute de suite secourue (j’ai été témoin de ce genre de situation où un homme se fait littéralement éjecter d’un train ou d’un bus pour avoir été désagréable avec une femme occidentale).

Conseil en or: comportez vous comme les locaux, faites attention à votre tenue et couvrez-vous d’un châle, mettez une fausse alliance le cas échéant, etc… Cela montrera respect envers la culture de vos hôtes et vous assurera plus de tranquilité.

Et puis pour tout le reste, détendez-vous, et laissez-vous enivrer par ce pays aux 1001 facettes… Ce sera très certainement le voyage de votre vie, où vous en apprendrez autant sur vous même que sur les autres!

NAMASTE!

DECOUVRIR AUTREMENT LA REGION DU KILIMANJARO (AVEC LES LOCAUX ET A PETIT BUDGET)

DECOUVRIR AUTREMENT LA REGION DU KILIMANJARO (AVEC LES LOCAUX ET A PETIT BUDGET)

La Tanzanie, un des pays d’Afrique de l’est les plus prisés. Entre les plages de sable fin de Zanzibar, la célèbre réserve nationale du Serengeti et le Kilimanjaro, la grande difficulté est de faire son choix car il est impossible de tout voir.
Et quand bien même vous auriez tout le temps du monde, vous risquez d’être découragés par le budget requis pour chacune de ces activités. Car comme souvent dans cette partie du monde, les prix sont complètement fous.
Ainsi, comptez minimum 800$ pour un safari de 4 jours dans le Serengetti en passant par le cratère du Ngorogoro (point de passage obligé vers le plus fameux parc d’Afrique).
Quand au Kili, parlons-en… le plus haut sommet d’Afrique (5.895m) attire évidemment les foules. Il est en effet le seul sommet continental accessible sans expérience prealable en alpinisme.
Un beau trophée qui a son prix: comptez environ 1400$ pour l’ascension en 6 jours.
Il y a aussi une option en 5 jours (via Marangu) mais elle est peu recommendable, pour la simple et bonne raison que le Kilimanjaro est un incroyable volcan surplombant les plaines de 5.000m, et vous devrez donc gagner ces 5.000m d’altitude en seulement 4 jours, ce que tout guide de montagne qui se respecte considérera comme de la pure folie (d’ailleurs, même en 6 jours, le taux de reussite est très faible au vu du mal d’altitude).
Personellement, je trouve le prix excessif (il y a de bien meilleures options de randonnées et de grimpette dans les Andes et les Himalayas, avec des vues qui me paraissent plus impressionantes et pour une fraction du prix). Et si au moins les fonds récoltés beneficiaient aux communautés locales… Car il faut savoir que des 1400$ récoltés, plus de la moitié va directement dans la poche de politiciens corrompus…
Bref, ayant décidé de faire meilleur usage de mes deniers, je réflechissais aux options disponibles pour profiter de la région sans devoir franchir les limites du parc national, installé tranquillement à la terrasse d’un restaurant de Moshi (la ville la plus proche du Kilimanjaro).
Je me suis mis à tailler la causette avec un sympathique serveur. Ce dernier étant du coin, il a tout de suite proposé de me faire decouvrir les alentours.
Aussitôt dit, aussitôt fait: le lendemain matin, nous partons en transport local jusque le village de Marangu, l’une des 2 portes d’entrée du parc national du Kilimanjaro. De la route principale, nous empruntons un petit chemin qui bifurque sur la gauche. De là, nous pénétrons dans une dense forêt tropicale: les pentes du kilimanjaro avec ses nombreux microclimats sont le réservoir d’une incroyable diversité de faune et de flore. Elles sont aussi propices à tout type de culture… Et ainsi nous nous retrouvons dans des plantations de café dont sont extraits des grains à la renommée mondiale.
Au détour d’un chemin, nous parvenons à une superbe chute d’eau… Avant de descendre pour l’examiner de plus près, on me demande de m’acquitter de la taxe « muzungu » (surnom semi-affectueux/semi-dépréciatif donné aux  blancs dans cette partie du monde). 2000 shillings, soit moins de 1€, c’est de bonne guerre!
La première cascade
Après une courte halte et une seance photos avec mon nouvel ami, nous reprenons notre route. Nous nous arrêtons chez de braves gens qui ont décidé de construire un espace dédié aux ethnies locales et à leur mode de vie. Ainsi, il est possible de pénétrer dans diverses petites huttes typiques et de se faire une idée du quotidien des locaux. Le tout sans une sensation de voyeurisme excessif comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation.
Hutte traditionnelle
Ici, point de droit d’entrée, on consomme simplement l’un ou l’autre délicieux café local en discutant et l’on achète un des souvenirs exposés pour remercier notre hôte. Nous en profitons egalement pour nous restaurer: au menu, un « ugali » de circonstance (semoule de maïs typique de nombreux pays africains).
Nous poursuivons ensuite notre chemin dans les plantations de café avant de pénétrer à nouveau dans la forêt tropicale, jusqu’à atteindre une 2e chute d’eau perdue au milieu de la jungle. Celle-ci est encore plus sublime que la première, et les environs sauvages rajoutent à la beauté de l’endroit.
Une magnifique chute apparait au milieu de la verdure…
Nous revenons ensuite tranquillement jusqu’à la route principale pour reprendre un bus local qui nous ramènera tranquillement jusqu’à Moshi en environ 1 heure.
Le bilan de la journée est très positif. Non seulement j’ai pu decouvrir les superbes alentours du Kilimanjaro, mais j’ai aussi pu en aprendre plus sur les ethnies de cette partie du monde ainsi que sur la vie quotidienne des tanzaniens grâce aux conversations avec mon guide du jour.
Au niveau financier, mise à part que le budget est dérisoire en comparaison avec l’ascension du Kilimanjaro, c’est surtout l’aspect étique qui me donne entière satisfaction. Ainsi, plutôt que de goinfrer l’estomac déjà bien rempli du gouvernement, les deniers dépensés vont directement aux communautés locales, qui sont celles qui en ont le plus besoin. Les locaux essaient de s’organiser pour eux aussi profiter de la manne touristique, qui est tellement injustement repartie en Afrique de l’Est. Et il me semble être de notre devoir de les aider.
Pour trouver un guide, n’hésitez pas à demander aux alentours, et fiez-vous à votre instinct. Nous avions trouvé un bon arrangement avec le mien: je lui payais bien entendu tout ses deplacements, ses repas et quelques bières improvisées en milieu d’après-midi, plus un pourboire de 15$ (qui est supérieur à son salaire quotidien comme serveur). Au final une journée conviviale, une superbe occasion de partager la vie des locaux (la bière aide a percer leurs plus grands secrets 😉
Comptez donc environ 40$ pour la journée (8$ pour les transports, 10$ pour les repas (nourriture locale), 15$ pour le guide, 1$ pour les chutes d’eau… A cela s’ajoute un budget très variable pour la bière en fin de journée. Vous pouvez bien sûr explorer le site par vous meme, c’est d’ailleurs mon mode de voyage préféré, mais je dois reconnaître que je serais passé a côte de pas mal d’endroits charmants si je m’étais abstenu de faire appel à mon guide local… Et puis y a rien à faire: vous serez toujours mieux considéré si vous etes accompagné d’un local.
INFO PRATIQUE:
  • LOGEMENT:
A Moshi, il n’y a pas trop d’options d’hébergement (la voisine Arusha, plus grande et plus proche du Serengetti, capte l’essentiel des touristes de la région et offre bien plus d’alternatives).
Personellement, je me suis logé à l’auberge « Rafiki Backpakers ». Ambiance sympa. Lit en dortoir à 10 dollars. Ils proposent aussi des tours sur les pentes du Kilimanjaro (plantations de café, etc.), mais évidemment le prix est bien plus élevé…
  • TRANSPORTS
Pour vous rendre à Moshi:
– soit en bus depuis Dar Es Salaam (comptez minimum 10 heures et le billet coûte environ 12 dollars… mais attention, c’est un vrai foutoir pour acheter les billets à la « gare de bus » de Dar et les arnaques sont légion)
– soit en avion (l’aéroport du Kilimanjaro se trouve à 30km de Moshi). Il existe un service de navettes depuis Moshi avec départ en début de matinée (confirmer l’horaire au préalable): bien pratique pour environ 10$. Le vol A/R revient à 125$ avec la compagnie fast jet.
L’avantage de l’avion: la rapidité… et les superbes vues sur le Kilimanjaro!
Pour vous déplacer dans Moshi et ses environs (Machame, Marangu et Arusha), rendez-vous au « bus stand » qui se trouve en plein centre dans la rue Mawenzi, à deux pas du parc Uhuru. Vous trouverez également un centre commercial bien fourni à côté de la gare routière.
Finalement, pour une superbe vue sur le Kilimanjaro, je recommande le point de vue offert depuis les installations du YMCA (mouvement de jeunesse chrétien, ne me demandez pas comment je m’y suis retrouvé, ce n’est qu’après que j’ai appris la signification de ces lettres) situées à Kibu Road (un peu en dehors du centre). Le coucher de soleil y est divin!
Pour profiter au mieux des vues sur la montagne, il faut tenir compte de la période de l’année. Ainsi en mai (quand j’y étais), les vues étaient dégagées uniquement en fin de journée. A d’autres périodes de l’année, ce n’est qu’au soleil levant…
En tout cas, admirer le coucher du soleil sur ce volcan au nom mythique, qui domine les environs de plus de 5.000m, est une expérience inoubliable… Que je vous conseille vivement!
La superbe vue au coucher du soleil depuis le YMCA
LA VALLEE SACREE DES INCAS A PETIT BUDGET

LA VALLEE SACREE DES INCAS A PETIT BUDGET

Le Pérou est un pays fascinant : l’image que nous en avons se résume souvent à la superbe région andine et au Machu Picchu, mais ce serait oublier que le Pérou comprend trois grandes zones géographiques (mer, montagne et jungle) qui offrent une incroyable diversité: entre les paysages, l’héritage culturel, les musiques et plats typiques, il serait difficile de se lasser.

Ecrire sur les sites d’intérêts au Pérou est une tâche considérable, mais je souhaitais consacrer mon premier article sur ce pays fabuleux à cette magnifique région où je me suis installé, qui est clairement l’une des plus belles au monde: la Vallée Sacrée des Incas, reliant le site du Machu Picchu à Cusco; le centre de l’ancien monde Inca, qui à ce titre regorge de sites archéologiques issus de cette civilisation précolombienne, perdus dans la mythique Cordillère des Andes.

Trop souvent, les touristes se ruent sur le Machu Picchu depuis Cusco sans vraiment prendre le temps de s’arrêter dans cette région exceptionnelle qu’est la Vallée Sacrée.

Voici donc quelques conseils pour un voyage dans la région, en reprenant les classiques mais en présentant également des alternatives moins connues (et moins coûteuses!)

Remarque: les prix mentionnés sont en soles péruviens. 1 € = 4 soles et 1 $ = 3,25 soles (mars 2018)

Comment se rendre dans la Vallée Sacrée?

Cusco est un incontournable point de passage vers la vallée, peu importe votre lieu de départ.

La règle d’or à Cusco pour votre arrivée: le prix des taxis… 4 soles pour une course dans la ville. 5 soles depuis l’aéroport (On vous demandera jusqu’à 40 soles à l’arrivée! Refusez et rendez vous en dehors de l’enceinte de l’aéroport, à peine 100 m de marche sur votre droite. Surtout ne mentionnez pas que c’est votre première visite au Pérou et soyez ferme sur le prix).

Cusco est LA ville touristique du pays et fera l’objet d’un article séparé.

Pour vous rendre dans la Vallée Sacrée, dites à votre taxi de vous déposer à « Pavitos » où se trouvent de nombreuses compagnies de transport (6 soles pour aller jusque Urubamba et 10 soles jusque Ollantaytambo). Pour plus de confort, vous pouvez également opter pour un taxi depuis Cusco (comptez environ 60 soles jusque Urubamba). La durée du trajet est de 1h30 jusque Urubamba et de 2h jusque Ollantaytambo.

Que faire dans la vallée?

Comme je l’ai mentionné précédemment, la plupart des touristes ne passent que très peu de temps dans la Vallée Sacrée. Ainsi, les agences touristiques à Cusco vous proposent les deux options suivantes:

  • « Sacred Valley tour » (tour Vallée Sacrée) : sites de Pisac, Ollantaytambo et Chinchero
  • Visite des sites de Maras et Moray

Si vous avez un timing serré, ces alternatives sont recommandables. Elles sont relativement peu coûteuses (compter 30 soles pour chacun de ces tours qui dure ½ journée. Attention, cela n’inclut ni les repas ni les entrées aux sites – en gros ce n’est que le transport).

Par contre, si vous avez quelques jours devant vous, n’hésitez pas à explorer la vallée. Vous apprécierez d’autant plus sa tranquillité après l’agitation de Cusco et du Machu Picchu.

Quelques lieux d’intérêts:

PAYANTS:

  • Chinchero : petit village situé entre Cusco et la Vallée Sacrée à 3.700m d’altitude. Les terrasses incas sont splendides et offrent une vue d’ensemble sur la vallée et les apus environnant (montagnes sacrées des Incas). Vous pouvez également visiter de nombreux ateliers de tissage, très instructifs sur le procédé de fabrication. Mais attention aux prix, car ils sont surfaits. Je recommande personnellement tout achat de souvenir et vêtements andins à Cusco.

Accès: prendre un bus ou mini-van depuis Cusco ou Urubamba 6 soles le mini van, 3 soles le bus)

Le métier du tissage à Chinchero
  • Pisac : sympatique village andin en amont du fleuve Urubamba. Ne pas manquer son marché d’artisanat local sur la Place d’Armes (bien négocier les prix). Le site Inca se trouve à 4km au-dessus du village. Le plus simple est de prendre un taxi pour s’y rendre. Les terrasses sont impressionnantes et descendent à flanc de montagne sur plusieurs centaines de mètres. Je vous suggère de redescendre jusqu’à Pisac par le site, car en chemin vous pourrez apercevoir dans la roche d’anciennes tombes Incas (les dépouilles mortuaires étaient momifiées et placées dans de petites cavités dans la roche).

Accès: Depuis Urubamba: bus vers Calca (1,5 soles) et puis Pisac (1 sol). Depuis Cusco, bus vers Pisac (4 soles) partant de la rue Puputi. Taxi depuis Pisac jusqu’aux ruines: 15 soles (aller)

Les superbes terrasses de Pisac
  • Ollantaytambo: endroit magnifique, tout droit venu d’un autre temps (il s’agit de l’unique village ayant gardé son architecture Inca). N’hésitez pas à flâner dans ses petites ruelles pavées, au son des petits canaux d’eau ruisselant en tous sens. Le site archéologique vaut bien évidemment la peine d’être parcouru avec ses nombreux temples. Point de passage obligé vers le Machu Picchu (les trains pour Aguascalientes partent d’Ollantaytambo), cet endroit pittoresque mérite que l’on s’y attarde pour plus que quelques heures.

Accès : en bus depuis Urubamba (1,5 soles) ou Cusco (8 soles)

Le site inca de Ollantaytambo
  • Moray: incroyables terrasses où les Incas se sont adonnés à des expériences agricoles (en jouant sur les divers microclimats selon l’altitude, l’exposition au soleil, etc.). Le site se trouve à environ 12km de l’embranchement avec la route Cusco/Urubamba.

Accès: bus depuis Cusco ou Urubamba jusqu’au carrefour de Maras (6 soles – 3 depuis Urubamba). Des taxis se trouvent au carrefour (compter 40 soles pour l’A/R)

Les champs d’expérimentation des Incas à Moray

Remarque : pour les sites ci-dessus, vous aurez besoin du billet touristique: celui-ci s’obtient soit à l’office du tourisme (Av. Sol à Cuzco) ou encore plus facilement à l’entrée des sites archéologiques. Ce ticket coûte 130 soles et donne accès à 16 sites archéologiques pour une durée de 10 jours. Si vous ne disposez que d’un jour, l’entrée pour la journée coûte 70 soles et donne accès soit aux sites de Cusco, soit à ceux de la Vallée Sacrée:

PAYANTS (SANS BILLET TOURISTIQUE):

  • Maras (entrée à 10 soles): superbes terrasses de sel qui sont cultivées depuis la nuit des temps. Les vertus thérapeutiques de ce sel d’une pureté exceptionnelle ont été prouvées. Et la vue de l’ensemble de ces puits depuis la route venant du village de Maras est un must. Pour y accéder, le mieux c’est de prendre un taxi depuis l’embranchement de la route Cusco/Urubamba à 10km du site et de redescendre par le petit chemin se trouvant après le dernier réservoir salin (petite balade de 30 minutes tout en descente qui rejoint la route principale entre Ollantaytambo et Urubamba après le pont). De là, de nombreuses navettes vous transporteront vers Ollantaytambo ou Urubamba (1 sol).

Accès : prendre un bus depuis Urubamba (ou Cusco) et descendre à la jonction avec Maras/Moray à 10 km de Urubamba. De là, des taxis vous emmèneront jusqu’au site (compter 15 soles l’aller – 25 soles A/R)

Le sel de Maras
  • Museo Inkari (entrée à 30 soles) : De nombreux musées sont consacrés aux cultures précolombiennes du Pérou, mais la plupart m’ont déçus. A vrai dire, je ne suis pas un grand fan de musées archéologiques. Voir des poteries sous vitrine me lasse plus qu’autre chose, mais le concept d’Inkari est tout simplement génial. Tout d’abord, la culture Inca est remise en contexte; bien qu’elle soit la plus fameuse pour avoir été l’un des plus vastes empires au monde (et surtout le dernier avant l’arrivée des conquistadores), elle n’est en fait que l’une des nombreuses cultures de ce pays aux racines très diversifiées. En fait, l’apogée des Incas dura à peine 2 siècles et une majeure partie des éléments de leur mode de vie provient des cultures qui les ont précédés. Avec Inkari, vous allez voyager dans le temps, en suivant par ordre chronologique les 8 principales cultures préhispaniques du Pérou. Les explications sont détaillées et permettent de bien saisir l’essence de ces cultures. Mais le clou du spectacle, ce sont ces salles d’ambiances qui vous plongent au cœur de ces civilisations anciennes. Il a fallu un travail colossal pour reconstituer ces environnements. Pour cette raison, Inkari n’est pas le musée le moins cher de Cusco, mais si vous n’en faites qu’un, je vous recommande vivement celui-ci.

Accès: prendre un bus vers Calca depuis Urubamba ou Pisac (1 sol), le musée est signalé par une statue géante que vous ne pouvez louper, située à environ 15km d’Urubamba.

La salle d’ambiance à Inkari

GRATUIT (ma rubrique préférée):

  • Machucolca: Ce site fut utilisé par les Incas comme réservoir pour stocker les grains pendant toute l’année et intègre de nombreuses terrasses. Il se trouve à mi-chemin entre Cusco et Urubamba, à 3.800m d’altitude. Une indication du site archéologique de Machucolca est renseignée sur la route, et vous apercevrez des échoppes. En fait, ce point de vue magnifique sert d’arrêt photo pour des groupes de touristes. Mais personne ne prend la peine de visiter le site archéologique se trouvant un peu plus haut. Allez-y et dites moi ce que vous en pensez. Non seulement vous ressentirez une tranquillité infinie pour profiter de ce que je considère comme la plus belle vue de la vallée, mais en plus personne ne vous demandera de payer votre entrée ni n’essaiera de vous vendre des souvenirs. N’en parlez pas de trop quand même, histoire que cela ne donne pas des idées au gouvernement péruvien qui aime bien appliquer des droits d’entrée partout.

Accès: le site se trouve à 10km de Chinchero en direction d’Urubamba (route Cusco – Urubamba). 6 soles en mini van, 3 soles en bus.

L’incroyable vue depuis Machu Colca
  • Pumahuanca: une jolie balade de quelques heures empruntant le chemin de la randonnée qui va depuis Urubamba jusqu’aux eaux thermales de Lares (voir l’article sur les meilleures randonnées de la Vallée Sacrée des Incas que je publierai prochainement), et qui vous emmènera jusque d’anciennes ruines Incas perdues en pleine nature. Le site en lui-même n’est pas des plus imposants, mais la tranquillité qui y règne et le petit sentier qui vous y emmène en font l’escapade parfaite pour une demi journée.

Accès: depuis Urubamba, demander le chemin des piscicultures (« pisigranja ») de Pumahuanca (sinon y aller en moto taxi : 4 soles), et suivre le chemin qui se faufile entre les montagnes. Compter 2h pour l’ascension (graduelle) et 1h15 pour le retour.

Les anciennes demeures de Pumahuanca
  • Las « chulpas »: Il s’agit de petites constructions mises en place par les Incas à flan de montagne, pour garder des réserves de nourriture toute l’année. Elles sont disséminées un peu partout dans la vallée, mais il y en a deux qui valent particulièrement la peine:
    • A Ollantaytambo: la chupa se trouve juste en face du site archéologique et offre un panorama incroyable sur celui-ci. Elle est accessible jusque 16h, compter 40 minutes de marche (ça grimpe!) pour y arriver depuis le village. Pour trouver le point d’accès: en arrivant sur la place principale du village, prendre la ruelle sur votre droite, continuer sur quelques centaines de mètre; de là vous verrez une indication et le début des marches sur votre droite.
    • A Urubamba: la chulpa se trouve du côté de Pumahuanca. Vous devez tout d’abord trouver l’église de Torrechayoc qui se trouve sur l’avenue du même nom. Ensuite vous continuez tout droit sur environ 1km, puis vous prenez la deuxième à droite, pour arriver à un hôtel-restaurant « las chulpas ». A droite de l’entrée se trouve le chemin montant jusqu’aux chulpas. Compter 30 minutes de marche.
La vue depuis la Chulpa
  • Intipunku:

Près du pont à l’entrée de Ollantaytambo se trouve le point de départ d’une randonnée d’exception. Suivez le chemin sur la droite le long du fleuve avant de prendre de la hauteur (soyez prêts pour 3/4 heures d’ascension, plus de 1.000m de dénivelé!). Les vues sur les sommets enneigés et la vallé en contrebas sont à couper le souffle.

Après une marche intense vous arriverez au but qui vous fera vite oublier le sacrifice consenti: Intipunku, la porte du soleil, tronant plus de 1.200m au-dessus de la vallée et faisant face au géant Apu Veronika (5.750m).

L’arrivée à Inti Punku

Profitez-en pour un pique-nique panoramique avant de reprendre votre route dans le sens contraire (les genoux vont en prendre un coup). Comptez au moins 5/6h de marche, erreintant mais le jeu en vaut la chandelle. Si vous souhaitez couper la rando, un campement est disponible à 1h du sommet.

site de campement majestueux…

 

Où se loger?

Les options sont variées: vous pouvez séjourner soit dans l’une des 3 principales agglomérations de la vallée (Pisac, Urubamba et Ollantaytambo), soit dans l’un des nombreux hôtels situés sur la route qui relie ces axes. Les hôtels à petits budgets se trouvent dans les villes. En voici quelques uns:

  • Ollantaytambo :

Hostal el Chasqui : des chambres toutes simples mais confortables à 35 soles la chambre individuelle. Situé au coin de la rue qui vers la gare.

Chaska Wasi : Auberge de jeunesse bien située et au calme, avec un jardin. Dortoirs à 30 soles.

  • Urubamba:

Hospedaje Calendula : petit hôtel sympa situé à 10 minutes de la Place d’Armes, avec patio et chambres confortables à partir de 40 soles.

Flying Dog Hostel: Auberge de jeunesse récemment ouverte (un classique des backpackers à Cusco), en dehors du centre avec un grand jardin. Dortoirs à 30 soles.

  • Pisac

Hospedaje Inti: rustique, mais bien situé à 2 pas du centre et avec cuisine à disposition. Chambres simples à partir de 35 soles.

Casa Intihuana : Située un peu en dehors de la ville, dans le secteur prisé de la Rinconada, avec des dortoirs à partir de 20 soles.

Où manger?

La Vallée compte évidemment un nombre incalculable de restaurants, d’une qualité très variable. A côté des restaurants populaires proposant des menus simples et économiques existent de nombreux restaurants touristiques, destinés à la clientèle étrangère et bien entendu plus coûteux.

Voici quelques bonnes adresses:

  • Les restaurants touristiques (buffet) : l’Alhambra et le Tunupa à la sortie de Urubamba en direction de Ollantambo (respectivement 40 et 70 soles le buffet). Autres excellentes adresses à Urubamba: « El Huacatay » et « Uru gastropub » (avec des plats à la carte et des prix moyen de gamme).
  • Les restaurants populaires à Urubamba: El Chorillano, avec ses délicieux menus à 8 soles et la Cevicheria « El Nuevo Rey » (et oui, il est possible de trouver un bon ceviche dans la vallée!) avec ses plats marins à partir de 17 soles. En ce que concerne Pisac et Ollantaytambo, de nombreux petits restaurants offrent des menus à 10 soles mais à vrai dire aucun ne m’a vraiment séduit donc je ne les inclurai pas ici. Evitez toutefois les alentours de la place principale où vous payerez le double pour la même qualité (moyenne).

Finalement, la culture de la bière s’est aussi récemment développée dans la Vallée et en cas de soif vous pourrez toujours découvrir des bières artisanales. La plus fameuse d’entre elle est la « Cerverceria del Valle Sagrado » qui se trouve à Pachar, près d’Ollantaytambo. Dégustations de bières d’excellente qualité et petite restauration, avec des événements musicaux organisés chaque mois au profit d’organisations locales. Et il y a même une brasserie tenue par des belges : Kapun, avec une Belgian Triple qui nous rappelle les saveurs du plat pays!

En résumé, la Vallée Sacrée regorge d’endroits charmants, et il est difficile d’établir une liste exhaustive. Visiter tous les attraits de la région prend du temps, c’est pourquoi je vous invite à y aller doucement, quitte à revenir visiter la région lors d’une prochaine occasion. Car à force de vouloir tout voir, on en perd souvent le plaisir du voyage, qui est une opportunité unique de déconnecter du stress quotidien et de s’ouvrir à d’autres réalités. N’hésitez pas à me contacter si vous envisagez un voyage dans le coin, je me ferai un plaisir de vous aider à planifier votre voyage 😉

Bon voyage!