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Catégorie : Tanzanie

MON TOP 5 PLAGES

MON TOP 5 PLAGES

Quoi de mieux pour décompresser qu’une plage de rêve!

Le monde regorge d’endroits fabuleux pour vous aider dans cette tâche.

Certes, nous avons tous en tête cette carte postale reçue d’un collègue et représentant une plage de sable fin, au bord d’une mer aux eaux cristallines, sous le soleil et bordée de cocotier. Mais où partir pour se retrouver dans ces lieux magiques?

Pas forcément besoin d’aller se poser sur un atoll des Maldives, il existe des endroits bien plus accessibles.

Voici donc ma petite sélection personnelle des 5 plus belles plages que j’ai eu l’occasion de voir à ce jour

  1. ZANZIBAR (TANZANIE)

Zanzibar est un lieu magique: d’une part, une histoire hors du commun au carrefour des civilisations, et d’autres part une côte incroyablement belle. Enivrez-vous de l’histoire et de la culture de sa capitale, Stone Town, avant de vous posez sur une plage de sable fin.

J’ai eu l’occasion d’explorer un peu l’île, avant de me poser à cet endroit que je considère toujours comme « ma » plus belle plage à ce jour : « Paje ».

Située du côté est de l’ile, il s’agit d’une immense bande de sable fin aux eaux d’une incroyable transparence. Le phénomène de marée est très marqué de par la faible profondeur des eaux. En fait, au loin, on peut apercevoir des vagues déferlants sur les coraux (à plusieurs kilomètres de la côte). La baignade n est pas toujours aisée à certains moments de la journée, mais au nivau esthétique cette plage est tout simplement incomparable: l’eau est limpide sur des kilomètres à marée basse, puis la montée des eaux va entrainer un ensemble de changement. D’incroyables nuances de vert et bleu turquoise vont défiler au fil des heures.

Par ailleurs, la marée base est un moment privilégié pour apprécier le travail des récolteurs d’algues marines. Par ailleur, avec ses eaux peu profondes et de bonnes conditions de vent, l’endroit est prisé par les adeptes du kyte surfing.

Un autre must à Zanzibar: le restaurant « the rock ». Un endroit unique: vous y accédez à pied en début de journée, et au fil de la montée de la marée, le restaurant va se retrouver entouré d’une mer aux tonalités parfaites. Vous aurez besoin d’une barque en fin de journée pour rejoindre la terre ferme (ou à la nage comme moi, après avoir vidé 2 quilles de vin 😉

De sympathiques marchants Masaï sur la plage de Paje
  1. NUSA PENIDA (Indonésie)

L’Indonésie est un pays fascinant qui est en fait l’archipel le plus grand au monde avec plus de 18.000 îles. Il est donc normal que l’on y retrouve les plus belles plages du monde.

La plage la plus fameuse est certainement l’iconique plage de Nusa Penida, une petite ile située entre Bali et Lombok.

Mais elle est loin d’être la seule valant le coup. Les autres plages recommandée dans la région: celles de Bali (zone sud de l’ile), les Gilis (Gili Trewangan, Gili Meno et Gili Air) et Nusa Lembogan.

La plupart des îles étant volcaniques, le relief garantit des prises de vue à couper le souffle. Je recommande vivement l’exploration de Bali et Lombok en scooter.

L’incroyable plage de Nusa Penida
  1. TULUM (MEXIQUE)

La Rivera Maya est l’endroit le plus touristique du Mexique. Son développement à débuté avec Cancun, ancien village de pêcheur converti en centre de vacances aux accents plus américains que mexicains. S’en suivit Playa del Carmen… Et puis Tulum.

Je me rappelle de la première fois que j’ai mis les pieds dans ce petit bled des Caraïbes en 2003. Un tout petit village, quelques cabanes sur la plage où l’on posait son hamac en échange d’une poignée de pesos. Un site archéologique avec une vue imprenable sur une plage déserte et des eaux turquoise.

Malheureusement, les temps ont bien changé: le village est devenu une ville à part entière, les cabañas ont été remplacées par des hôtels, et en 2006 une rampe d’accès à été construite pour permettre l’accès à la plage déserte depuis les ruines, signant ainsi l’arrêt de mort de ce lieu intouché.

Les hôtels en bord de plage sont devenus très exclusifs, et les accès gratuits ont été réduits par des politiques commerciales douteuses des hôtels et restaurants de la plage (un classique au Mexique). Mais malgré tout, Tulum reste une plage magnifique et dans mon top 3, car cette longue bande côtière de sable fin n’a pas (encore) été bétonnée, contrairement à ses grandes sœurs (Playa del Carmen et Cancun).

Et puis il n’y a pas que du mauvais dans son développement: lors de ma dernière visite (mi-2017), j’ai eu le plaisir de constater qu’une piste cyclable avait été aménagée afin de permettre l’accès aux plages depuis la ville (située à 4km).

Un autre endroit magique de la Riviera Maya, à la frontière avec le Yucatan: Holbox. Il s’agit d’une presqu’ile marquant la frontière entre les eaux des Caraïbes et du Golf du Mexique. Maintenant cela fait presque 10 ans que j’ai visité l’endroit. A l’époque, il s’agissait d’un petit village au bord d’une plage de rêve longue de plusieurs kilomètres. Avec des petites cabañas au bord de la plage… Je doute fortement que cela se soit maintenu aussi tranquille.

Une photo vintage des ruines de Tulum avant la construction de la rampe d’accès…
  1. RAILAY (THAÏLANDE)

La Thaïlande est également réputée pour ses plages de rêve. Entre la mer d’Andaman et le Golfe de Thaïlande, le pays dispose de milliers de km de plage qui en feront rêver plus d’un. Les plus célèbres sont les iles telles que Ko Tao, Ko Samui, Ko Pha Ngan, Ko Phi Phi (à côté de laquelle vous trouverez la plage ayant servi au décor du film « The Beach »), Ko Lanta, etc.

Mais la plage qui m’a le plus marqué est celle de Railay, située près de Ao Nang dans la province de Krabi. Il s’agit d’une superbe baie offrant une vue impressionnante sur les roches de calcaire surplombant l’eau d’une centaine de mètres (cet endroit est d’ailleurs très prisée des grimpeurs). Les plages sont évidemment de sable blanc fin et bordées par une mer aux eaux transparentes et chaudes. Par ailleurs, il s’agit d’un endroit relativement plus tranquille en comparaison avec les iles environnantes.

La vie est dure à Railay!
  1. SANTA GIULIA (CORSE)

La méditerranée regorge également de super coins qui n’ont pas grand-chose à envier aux tropiques. La Grèce est l’un des pays les plus réputés pour ses plages de rêve, mais je fus déjà bien surpris par la beauté et les eaux transparentes des plages de la Corse, telles que Santa Giulia, près de Porto Vecchio.

Une bande de sable fin et des eaux limpides, entourés des pins typiques de la zone. Certes, l’eau n’est pas aussi chaude que dans les zones tropicales; mais la baignade y reste cependant bien agréable. Et puis, pas besoin de se farcir 12h d’avions pour s’y rendre 🙂

Quand la Méditerranée se fait belle…

 

Voilà donc pour cette petite sélection, mais il y a bien d’autres plages que j’ai adoré, pour en citer quelques unes:

  • Palolem à Goa (Inde): un endroit relax et pas cher, une halte nécessaire lors d’un voyage long et intense en Inde.
  • Camps Bay à Cape Town (Afrique du Sud): une superbe plage aux eaux limpides, par contre oubliez la baignade car la température de l’eau est d’à peine 15°.
  • Les Calenques du Sud de la France: un ensemble de criques formée par la roche. Des paysages magiques entre le bleu de la méditerrannée et les roches calcaires.
  • Utila dans les Bay Islands (Honduras): un des meilleurs endroits pour faire de la plongée dans les Caraïbes. Les coraux y sont impressionnants, même si au niveau plage sa grande sœur (Roatan) est plus réputée
  • La côte pacifique du Mexique: de Baja California à Oaxaca, le Mexique offre près de 5000km de côte au bord du Pacifique. Je n’ai pas eu l’occasion d’explorer Baja California, mais certaines de ses plages n’ont rien à envier a la Rivera Maya
  • Koh Rong (Cambodge): il s’agit d’une ile située au large de Sianoukville. Un endroit relax et agréable. Ses plages sont sublimes, même si malheureusement les conditions climatiques ne m’ont pas permis de les apprécier à leur juste valeur.
  • Perhentians (Malaisie): les iles de Perhentians sont située au large de Kota Baru. Petit paradis de la plongée, certains côtés de l’iles offrent des plages de sable fin et la mer y est d’un azur parfait.
  • Likoma (Malawi): aussi bizarre que cela semble, la plage de cette île est en fait bordée par un lac et non la mer. Pourtant, ses eaux douces sont d’une limpidité parfaite (qui ressemble à certains coins de la Méditerranée).
  • Copacabana à Rio (Brésil): avoir une superbe plage dans une ville densément peuplée n’est pas une tâche aisée. Et pourtant la célèbre plage de Copacabana est très agréable pour la baignade, même si vous ne risquez de vous sentir seul.

Bien entendu, ceci n’est qu’une très courte liste basée sur ma propre expérience. N’hésitez surtout pas à m’indiquer quelle est vôtre plage préférée afin de l’inclure dans un prochain voyage. D’ici là, bonne bronzette!

DECOUVRIR AUTREMENT LA REGION DU KILIMANJARO (AVEC LES LOCAUX ET A PETIT BUDGET)

DECOUVRIR AUTREMENT LA REGION DU KILIMANJARO (AVEC LES LOCAUX ET A PETIT BUDGET)

La Tanzanie, un des pays d’Afrique de l’est les plus prisés. Entre les plages de sable fin de Zanzibar, la célèbre réserve nationale du Serengeti et le Kilimanjaro, la grande difficulté est de faire son choix car il est impossible de tout voir.
Et quand bien même vous auriez tout le temps du monde, vous risquez d’être découragés par le budget requis pour chacune de ces activités. Car comme souvent dans cette partie du monde, les prix sont complètement fous.
Ainsi, comptez minimum 800$ pour un safari de 4 jours dans le Serengetti en passant par le cratère du Ngorogoro (point de passage obligé vers le plus fameux parc d’Afrique).
Quand au Kili, parlons-en… le plus haut sommet d’Afrique (5.895m) attire évidemment les foules. Il est en effet le seul sommet continental accessible sans expérience prealable en alpinisme.
Un beau trophée qui a son prix: comptez environ 1400$ pour l’ascension en 6 jours.
Il y a aussi une option en 5 jours (via Marangu) mais elle est peu recommendable, pour la simple et bonne raison que le Kilimanjaro est un incroyable volcan surplombant les plaines de 5.000m, et vous devrez donc gagner ces 5.000m d’altitude en seulement 4 jours, ce que tout guide de montagne qui se respecte considérera comme de la pure folie (d’ailleurs, même en 6 jours, le taux de reussite est très faible au vu du mal d’altitude).
Personellement, je trouve le prix excessif (il y a de bien meilleures options de randonnées et de grimpette dans les Andes et les Himalayas, avec des vues qui me paraissent plus impressionantes et pour une fraction du prix). Et si au moins les fonds récoltés beneficiaient aux communautés locales… Car il faut savoir que des 1400$ récoltés, plus de la moitié va directement dans la poche de politiciens corrompus…
Bref, ayant décidé de faire meilleur usage de mes deniers, je réflechissais aux options disponibles pour profiter de la région sans devoir franchir les limites du parc national, installé tranquillement à la terrasse d’un restaurant de Moshi (la ville la plus proche du Kilimanjaro).
Je me suis mis à tailler la causette avec un sympathique serveur. Ce dernier étant du coin, il a tout de suite proposé de me faire decouvrir les alentours.
Aussitôt dit, aussitôt fait: le lendemain matin, nous partons en transport local jusque le village de Marangu, l’une des 2 portes d’entrée du parc national du Kilimanjaro. De la route principale, nous empruntons un petit chemin qui bifurque sur la gauche. De là, nous pénétrons dans une dense forêt tropicale: les pentes du kilimanjaro avec ses nombreux microclimats sont le réservoir d’une incroyable diversité de faune et de flore. Elles sont aussi propices à tout type de culture… Et ainsi nous nous retrouvons dans des plantations de café dont sont extraits des grains à la renommée mondiale.
Au détour d’un chemin, nous parvenons à une superbe chute d’eau… Avant de descendre pour l’examiner de plus près, on me demande de m’acquitter de la taxe « muzungu » (surnom semi-affectueux/semi-dépréciatif donné aux  blancs dans cette partie du monde). 2000 shillings, soit moins de 1€, c’est de bonne guerre!
La première cascade
Après une courte halte et une seance photos avec mon nouvel ami, nous reprenons notre route. Nous nous arrêtons chez de braves gens qui ont décidé de construire un espace dédié aux ethnies locales et à leur mode de vie. Ainsi, il est possible de pénétrer dans diverses petites huttes typiques et de se faire une idée du quotidien des locaux. Le tout sans une sensation de voyeurisme excessif comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation.
Hutte traditionnelle
Ici, point de droit d’entrée, on consomme simplement l’un ou l’autre délicieux café local en discutant et l’on achète un des souvenirs exposés pour remercier notre hôte. Nous en profitons egalement pour nous restaurer: au menu, un « ugali » de circonstance (semoule de maïs typique de nombreux pays africains).
Nous poursuivons ensuite notre chemin dans les plantations de café avant de pénétrer à nouveau dans la forêt tropicale, jusqu’à atteindre une 2e chute d’eau perdue au milieu de la jungle. Celle-ci est encore plus sublime que la première, et les environs sauvages rajoutent à la beauté de l’endroit.
Une magnifique chute apparait au milieu de la verdure…
Nous revenons ensuite tranquillement jusqu’à la route principale pour reprendre un bus local qui nous ramènera tranquillement jusqu’à Moshi en environ 1 heure.
Le bilan de la journée est très positif. Non seulement j’ai pu decouvrir les superbes alentours du Kilimanjaro, mais j’ai aussi pu en aprendre plus sur les ethnies de cette partie du monde ainsi que sur la vie quotidienne des tanzaniens grâce aux conversations avec mon guide du jour.
Au niveau financier, mise à part que le budget est dérisoire en comparaison avec l’ascension du Kilimanjaro, c’est surtout l’aspect étique qui me donne entière satisfaction. Ainsi, plutôt que de goinfrer l’estomac déjà bien rempli du gouvernement, les deniers dépensés vont directement aux communautés locales, qui sont celles qui en ont le plus besoin. Les locaux essaient de s’organiser pour eux aussi profiter de la manne touristique, qui est tellement injustement repartie en Afrique de l’Est. Et il me semble être de notre devoir de les aider.
Pour trouver un guide, n’hésitez pas à demander aux alentours, et fiez-vous à votre instinct. Nous avions trouvé un bon arrangement avec le mien: je lui payais bien entendu tout ses deplacements, ses repas et quelques bières improvisées en milieu d’après-midi, plus un pourboire de 15$ (qui est supérieur à son salaire quotidien comme serveur). Au final une journée conviviale, une superbe occasion de partager la vie des locaux (la bière aide a percer leurs plus grands secrets 😉
Comptez donc environ 40$ pour la journée (8$ pour les transports, 10$ pour les repas (nourriture locale), 15$ pour le guide, 1$ pour les chutes d’eau… A cela s’ajoute un budget très variable pour la bière en fin de journée. Vous pouvez bien sûr explorer le site par vous meme, c’est d’ailleurs mon mode de voyage préféré, mais je dois reconnaître que je serais passé a côte de pas mal d’endroits charmants si je m’étais abstenu de faire appel à mon guide local… Et puis y a rien à faire: vous serez toujours mieux considéré si vous etes accompagné d’un local.
INFO PRATIQUE:
  • LOGEMENT:
A Moshi, il n’y a pas trop d’options d’hébergement (la voisine Arusha, plus grande et plus proche du Serengetti, capte l’essentiel des touristes de la région et offre bien plus d’alternatives).
Personellement, je me suis logé à l’auberge « Rafiki Backpakers ». Ambiance sympa. Lit en dortoir à 10 dollars. Ils proposent aussi des tours sur les pentes du Kilimanjaro (plantations de café, etc.), mais évidemment le prix est bien plus élevé…
  • TRANSPORTS
Pour vous rendre à Moshi:
– soit en bus depuis Dar Es Salaam (comptez minimum 10 heures et le billet coûte environ 12 dollars… mais attention, c’est un vrai foutoir pour acheter les billets à la « gare de bus » de Dar et les arnaques sont légion)
– soit en avion (l’aéroport du Kilimanjaro se trouve à 30km de Moshi). Il existe un service de navettes depuis Moshi avec départ en début de matinée (confirmer l’horaire au préalable): bien pratique pour environ 10$. Le vol A/R revient à 125$ avec la compagnie fast jet.
L’avantage de l’avion: la rapidité… et les superbes vues sur le Kilimanjaro!
Pour vous déplacer dans Moshi et ses environs (Machame, Marangu et Arusha), rendez-vous au « bus stand » qui se trouve en plein centre dans la rue Mawenzi, à deux pas du parc Uhuru. Vous trouverez également un centre commercial bien fourni à côté de la gare routière.
Finalement, pour une superbe vue sur le Kilimanjaro, je recommande le point de vue offert depuis les installations du YMCA (mouvement de jeunesse chrétien, ne me demandez pas comment je m’y suis retrouvé, ce n’est qu’après que j’ai appris la signification de ces lettres) situées à Kibu Road (un peu en dehors du centre). Le coucher de soleil y est divin!
Pour profiter au mieux des vues sur la montagne, il faut tenir compte de la période de l’année. Ainsi en mai (quand j’y étais), les vues étaient dégagées uniquement en fin de journée. A d’autres périodes de l’année, ce n’est qu’au soleil levant…
En tout cas, admirer le coucher du soleil sur ce volcan au nom mythique, qui domine les environs de plus de 5.000m, est une expérience inoubliable… Que je vous conseille vivement!
La superbe vue au coucher du soleil depuis le YMCA