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Catégorie : Amérique

MON TOP 5 PLAGES

MON TOP 5 PLAGES

Quoi de mieux pour décompresser qu’une plage de rêve!

Le monde regorge d’endroits fabuleux pour vous aider dans cette tâche.

Certes, nous avons tous en tête cette carte postale reçue d’un collègue et représentant une plage de sable fin, au bord d’une mer aux eaux cristallines, sous le soleil et bordée de cocotier. Mais où partir pour se retrouver dans ces lieux magiques?

Pas forcément besoin d’aller se poser sur un atoll des Maldives, il existe des endroits bien plus accessibles.

Voici donc ma petite sélection personnelle des 5 plus belles plages que j’ai eu l’occasion de voir à ce jour

  1. ZANZIBAR (TANZANIE)

Zanzibar est un lieu magique: d’une part, une histoire hors du commun au carrefour des civilisations, et d’autres part une côte incroyablement belle. Enivrez-vous de l’histoire et de la culture de sa capitale, Stone Town, avant de vous posez sur une plage de sable fin.

J’ai eu l’occasion d’explorer un peu l’île, avant de me poser à cet endroit que je considère toujours comme « ma » plus belle plage à ce jour : « Paje ».

Située du côté est de l’ile, il s’agit d’une immense bande de sable fin aux eaux d’une incroyable transparence. Le phénomène de marée est très marqué de par la faible profondeur des eaux. En fait, au loin, on peut apercevoir des vagues déferlants sur les coraux (à plusieurs kilomètres de la côte). La baignade n est pas toujours aisée à certains moments de la journée, mais au nivau esthétique cette plage est tout simplement incomparable: l’eau est limpide sur des kilomètres à marée basse, puis la montée des eaux va entrainer un ensemble de changement. D’incroyables nuances de vert et bleu turquoise vont défiler au fil des heures.

Par ailleurs, la marée base est un moment privilégié pour apprécier le travail des récolteurs d’algues marines. Par ailleur, avec ses eaux peu profondes et de bonnes conditions de vent, l’endroit est prisé par les adeptes du kyte surfing.

Un autre must à Zanzibar: le restaurant « the rock ». Un endroit unique: vous y accédez à pied en début de journée, et au fil de la montée de la marée, le restaurant va se retrouver entouré d’une mer aux tonalités parfaites. Vous aurez besoin d’une barque en fin de journée pour rejoindre la terre ferme (ou à la nage comme moi, après avoir vidé 2 quilles de vin 😉

De sympathiques marchants Masaï sur la plage de Paje
  1. NUSA PENIDA (Indonésie)

L’Indonésie est un pays fascinant qui est en fait l’archipel le plus grand au monde avec plus de 18.000 îles. Il est donc normal que l’on y retrouve les plus belles plages du monde.

La plage la plus fameuse est certainement l’iconique plage de Nusa Penida, une petite ile située entre Bali et Lombok.

Mais elle est loin d’être la seule valant le coup. Les autres plages recommandée dans la région: celles de Bali (zone sud de l’ile), les Gilis (Gili Trewangan, Gili Meno et Gili Air) et Nusa Lembogan.

La plupart des îles étant volcaniques, le relief garantit des prises de vue à couper le souffle. Je recommande vivement l’exploration de Bali et Lombok en scooter.

L’incroyable plage de Nusa Penida
  1. TULUM (MEXIQUE)

La Rivera Maya est l’endroit le plus touristique du Mexique. Son développement à débuté avec Cancun, ancien village de pêcheur converti en centre de vacances aux accents plus américains que mexicains. S’en suivit Playa del Carmen… Et puis Tulum.

Je me rappelle de la première fois que j’ai mis les pieds dans ce petit bled des Caraïbes en 2003. Un tout petit village, quelques cabanes sur la plage où l’on posait son hamac en échange d’une poignée de pesos. Un site archéologique avec une vue imprenable sur une plage déserte et des eaux turquoise.

Malheureusement, les temps ont bien changé: le village est devenu une ville à part entière, les cabañas ont été remplacées par des hôtels, et en 2006 une rampe d’accès à été construite pour permettre l’accès à la plage déserte depuis les ruines, signant ainsi l’arrêt de mort de ce lieu intouché.

Les hôtels en bord de plage sont devenus très exclusifs, et les accès gratuits ont été réduits par des politiques commerciales douteuses des hôtels et restaurants de la plage (un classique au Mexique). Mais malgré tout, Tulum reste une plage magnifique et dans mon top 3, car cette longue bande côtière de sable fin n’a pas (encore) été bétonnée, contrairement à ses grandes sœurs (Playa del Carmen et Cancun).

Et puis il n’y a pas que du mauvais dans son développement: lors de ma dernière visite (mi-2017), j’ai eu le plaisir de constater qu’une piste cyclable avait été aménagée afin de permettre l’accès aux plages depuis la ville (située à 4km).

Un autre endroit magique de la Riviera Maya, à la frontière avec le Yucatan: Holbox. Il s’agit d’une presqu’ile marquant la frontière entre les eaux des Caraïbes et du Golf du Mexique. Maintenant cela fait presque 10 ans que j’ai visité l’endroit. A l’époque, il s’agissait d’un petit village au bord d’une plage de rêve longue de plusieurs kilomètres. Avec des petites cabañas au bord de la plage… Je doute fortement que cela se soit maintenu aussi tranquille.

Une photo vintage des ruines de Tulum avant la construction de la rampe d’accès…
  1. RAILAY (THAÏLANDE)

La Thaïlande est également réputée pour ses plages de rêve. Entre la mer d’Andaman et le Golfe de Thaïlande, le pays dispose de milliers de km de plage qui en feront rêver plus d’un. Les plus célèbres sont les iles telles que Ko Tao, Ko Samui, Ko Pha Ngan, Ko Phi Phi (à côté de laquelle vous trouverez la plage ayant servi au décor du film « The Beach »), Ko Lanta, etc.

Mais la plage qui m’a le plus marqué est celle de Railay, située près de Ao Nang dans la province de Krabi. Il s’agit d’une superbe baie offrant une vue impressionnante sur les roches de calcaire surplombant l’eau d’une centaine de mètres (cet endroit est d’ailleurs très prisée des grimpeurs). Les plages sont évidemment de sable blanc fin et bordées par une mer aux eaux transparentes et chaudes. Par ailleurs, il s’agit d’un endroit relativement plus tranquille en comparaison avec les iles environnantes.

La vie est dure à Railay!
  1. SANTA GIULIA (CORSE)

La méditerranée regorge également de super coins qui n’ont pas grand-chose à envier aux tropiques. La Grèce est l’un des pays les plus réputés pour ses plages de rêve, mais je fus déjà bien surpris par la beauté et les eaux transparentes des plages de la Corse, telles que Santa Giulia, près de Porto Vecchio.

Une bande de sable fin et des eaux limpides, entourés des pins typiques de la zone. Certes, l’eau n’est pas aussi chaude que dans les zones tropicales; mais la baignade y reste cependant bien agréable. Et puis, pas besoin de se farcir 12h d’avions pour s’y rendre 🙂

Quand la Méditerranée se fait belle…

 

Voilà donc pour cette petite sélection, mais il y a bien d’autres plages que j’ai adoré, pour en citer quelques unes:

  • Palolem à Goa (Inde): un endroit relax et pas cher, une halte nécessaire lors d’un voyage long et intense en Inde.
  • Camps Bay à Cape Town (Afrique du Sud): une superbe plage aux eaux limpides, par contre oubliez la baignade car la température de l’eau est d’à peine 15°.
  • Les Calenques du Sud de la France: un ensemble de criques formée par la roche. Des paysages magiques entre le bleu de la méditerrannée et les roches calcaires.
  • Utila dans les Bay Islands (Honduras): un des meilleurs endroits pour faire de la plongée dans les Caraïbes. Les coraux y sont impressionnants, même si au niveau plage sa grande sœur (Roatan) est plus réputée
  • La côte pacifique du Mexique: de Baja California à Oaxaca, le Mexique offre près de 5000km de côte au bord du Pacifique. Je n’ai pas eu l’occasion d’explorer Baja California, mais certaines de ses plages n’ont rien à envier a la Rivera Maya
  • Koh Rong (Cambodge): il s’agit d’une ile située au large de Sianoukville. Un endroit relax et agréable. Ses plages sont sublimes, même si malheureusement les conditions climatiques ne m’ont pas permis de les apprécier à leur juste valeur.
  • Perhentians (Malaisie): les iles de Perhentians sont située au large de Kota Baru. Petit paradis de la plongée, certains côtés de l’iles offrent des plages de sable fin et la mer y est d’un azur parfait.
  • Likoma (Malawi): aussi bizarre que cela semble, la plage de cette île est en fait bordée par un lac et non la mer. Pourtant, ses eaux douces sont d’une limpidité parfaite (qui ressemble à certains coins de la Méditerranée).
  • Copacabana à Rio (Brésil): avoir une superbe plage dans une ville densément peuplée n’est pas une tâche aisée. Et pourtant la célèbre plage de Copacabana est très agréable pour la baignade, même si vous ne risquez de vous sentir seul.

Bien entendu, ceci n’est qu’une très courte liste basée sur ma propre expérience. N’hésitez surtout pas à m’indiquer quelle est vôtre plage préférée afin de l’inclure dans un prochain voyage. D’ici là, bonne bronzette!

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LE MACHU PICCHU…

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LE MACHU PICCHU…

Le Machu Picchu est un endroit mythique: une ancienne citadelle inca tombé dans l’inconnu lors de la colonisation et redécouvert par Hiram Bighram en 1911. Il s’agit d’un lieu unique, représentatif de l’ingénierie Inca dans toute sa splendeur: ses structures épousent parfaitement le relief de la montagne (une caractéristique que l’on retrouve dans tous les sites incas). Le tout entouré d’une végétation luxuriante, et avec en bonus une vue à couper le soufle sur la vallée du Vilcanota qui serpente plus de 600m en contrebas.

Bref, un endroit tellement magistral qu’il en est devenu le site le plus visité du Pérou. La suite logique: le Machu Picchu est devenu la vache à lait du tourisme péruvien, et il est bien utile de connaître les différentes alternatives s’offrant à vous avant de vous rendre sur place et d’explorer ce site hors du commun…

Voici donc un concentré des infos que vous cherchiez 😉

 

  1. COMMENT S’Y RENDRE?

Le Machu Picchu se trouve à environ 100km de Cusco (à vol d’oiseau), et pourtant son accès n’est pas aisé (bienvenus dans la Cordillère des Andes). Le train est le seul transport accédant directement à Aguas Calientes.

Voici donc les 2 seules alternatives si vous voulez utiliser des transports:

  • Le « classique »:

Vous devez vous rendre jusqu’à Ollantaytambo pour y prendre le train. La ville se trouve à 2h de Cusco et vous pouvez y aller en taxi (80 soles) où en transport en commun (8 soles, départ depuis Pavito/Grau à Cusco). Une fois à Ollantaytambo, il vous reste 1h30 de train en mode tout confort et avec de magnifiques paysages. Le hic: le prix du train est complément fou! Seules 2 compagnies opèrent ce service, Perurail et Incarail, et elles se partagent le monopole. Comptez minimum 55eur (hors saison) par trajet, soit 110eur l’aller–retour.

Il est recommandé d’acheter son billet à l’avance (soit online sur le site de Incarail/Perurail soit dans une agence ou à la gare de Ollantaytambo).

  • Le moins cher:

Si ne souhaitez pas payer une telle somme pour un court voyage en train (c’est compréhensible), préparez-vous à toute une expédition. Voici la marche à suivre: réservez votre place dans l’un des nombreux transports qui quittent Cusco en début de matinée pour se rendre à Hidroelectrica (disponible dans toutes les agences de voyage du centre, cela revient à environ 35/40 soles). Le voyage est long et épuisant (7h de routes passant par un col à 4400m avant de redescendre jusqu’à 1100m et de quitter la route pour des chemins sinueux. A l’arrivée à la station Hidroelectrica, il vous reste environ 2h30 de marche (11km le long de la voie de chemin de fer) pour rejoindre Aguascalientes. Vous pouvez également prendre le train, mais à 29$ pour 11km en 45minutes, il s’agit de l’arnaque du siècle. Si vous avez du temps devant vous (peu probable), arrêtez-vous aux jardin du Mandor. Un bel endroit à la faune tropicale (situé à hauteur du km 114 de la voie)

Au retour: idem. Pensez à prendre vos affaires avec vous au Machu Picchu, car cela vous fera économiser 5km (aller-retour) de chemin, la bifurcation vers le site se trouvant entre Aguas Calientes et Hidroelectrica.

Au final, vous économiserez minimum 80eur en procédant de la sorte.

Toutefois méfiance pendant la saison des pluies (de novembre à mars), les éboulements sont fréquents et les routes peuvent être bloquées.

 

Evidemment, beaucoup estimeront qu’il est bien plus fun d’arriver au Machu Picchu via une randonnée dans la superbe région andine.

Voici donc les options rando les plus connues:

  • Le grand classique: Chemin Inca

Il s’agit d’une marche mythique de 4 jours qui débute depuis le km82 de la voie ferrée entre Cusco et Machu Picchu. En cours de route, vous passez par de nombreux sites incas (dont le plus fameux: Wiñay Wayna). Il s’agit de la seule randonnée qui permet d’arriver directement sur le site à pied: ainsi, à l’aube du 4e jour, vous pénétrerez sur le sanctuaire par sa partie supérieure, Inti Punku (porte du soleil). Et si vous êtes chanceux vous admirerez un des plus beaux lever de soleil de votre vie sur la citadelle endormie.

Il s’agit d’une des randonnées les plus prestigieuses au monde et seules 500 places (en ce incluses celles des guides et porteurs) sont octroyées par jour. Il est donc nécessaire de réserver au moins 6 mois à l’avance pour la haute saison (avril à octobre). Par ailleurs, seuls les guides certifiés y sont autorisés. Vous devrez donc passez par une agence, ce qui en fait un trek assez couteux (min. 500$).

La superbe vue depuis Inti Punku par laquelle se fait l’arrivée au site depuis le Chemin Inca
  • L’alternative randonnée de montagne: le trek de Salkantay

Il s’agit d’un trek de 5 jours offrant une grande diversité de paysages. Après 3h30 de route depuis Cusco, vous débutez votre ascension. Vous pourrez observer une superbe lagune au pied de la montagne Humantay. Ensuite, vous irez jusqu’au le point le plus haut du trek, à 4700m, situé à 2 pas de Salkantay (la 2e montagne la plus haute de la région de Cusco, 6.264m). Vous descendrez de près de 3000m pour vous retrouver dans les plantations de café de Lucmabamba, en plein milieu de plantes tropicales. Vous pourrez vous reposer dans les eaux thermales de Cocalmayo. Et le dernier jour passera par Hidroelectrica puis Aguas Calientes le long de la voie ferrée. Quasi tous les randonneurs passent par agence, avec des prix débutant à partir de 175$. Vérifiez toutefois bien ce qui est inclus ou non, le matériel etc. Car avec des prix aussi bas il est évident qu’il y a des lacunes (tant au niveau matériel que respect des conditions salariales/environnementales).

Le trek de Salkantay est devenu très prisé et est également victime de son succès: préparez-vous à partager la route avec des centaines d’autres randonneurs!

L’impressionnant « Apu » Salkantay
  • L’option backpacker: L’Inca Jungle tour

Ce n’est pas un trek en soi, mais cette option offre pas mal de variété. Au programme: descente en vélo depuis le col de Malaga (4400m) jusqu’aux alentours de Santa Maria. 2e jour dédié à une marche dans la zone tropicale entre Santa Maria et Santa Teresa. Puis 3e jour passant par Hidroelectrica et Aguascalientes avant de terminer par le Machu Picchu. Vous pouvez y ajouter des activités comme le rafting et le zipline. A partir de 160$, mais méfiance aux premiers prix!

La superbe région de Santa Teresa
  • La vrai route alternative; Longue et épuisante, mais magnifique: Choquequirao et Machu Picchu

Une incroyable randonnée de 9 jours à la découverte de deux incroyables site: Choquequirao et Machu Picchu. Il s’agit d’une randonnée exigeante avec plus de 7000m de dénivelés, dont notamment une descente vertigineuse de près de 1500m jusqu’au fleuve Apurimac… avant de remonter tout ce dénivelé de l’autre côté. Tel est le prix à payer pour admirer ce site magnifique qu’est Choquequirao, isolé dans une forêt dense et encore peu exploité par le tourisme. Il s’agit d’un sanctuaire immense dont à peine 30% ont été découvert. Plus grand que Machu Picchu mais sans les foules. Et un de ses grands attraits: le camping se situe sur le site même!

Le trek classique de Choquequirao prévoit un retour jusqu’à Cachora, mais il est possible de continuer pendant 5 jours additionnels, une magnifique randonnée dans de paysages à coupler le souffle… En chemin, vous pourrez vous retrouver seul dans certains sites incas (comme Pinchaunuyoc) pour ensuite vous confronter avec des paysages de haute montagne (avec entre autres le Salkantay, 6.264m) avant de rejoindre la zone tropicale de Santa Teresa et Aguas Calientes en fin de parcours. Dernière précision: vous ne croiserez pas grand monde sur votre route, et il faut en profiter car le gouvernement péruvien prévoit de construire un téléphérique pour se rendre au site  de Choquequirao (heureusement, entre la parole et les actes au Pérou, vous devriez encore disposer de plusieurs années devant vous 😉

UNE FOIS SUR PLACE

Aguas Calientes est une ville assez troublante… très compacte, c’est l’exemple même de l’absence complète de planification urbaine au Pérou.

Vous y trouverez de nombreuses offres de logement et des restaurants tous azimuts. Je recommande de bien vérifier où vous allez car il y a tout et n’importe quoi dans cette ville. Vous pouvez trouver des logements pas cher près du stade municipal.

Pour la nourriture, méfiez-vous des menus dans la rue principale. Je n’y ai jamais bien mangé. Si vous voulez du copieux pas cher, allez au marché (8 soles le menu). Si vous voulez vous faire plaisir, passez par « Indio Feliz ».

Pour rejoindre le Machu Picchu, vous avez 2 options: soit vous marchez (comptez 1h à 1h30 de grimpette le long d’escalier… près de 600m de dénivelé!) soit le service de bus de Consettur (monopole comme nombre de services dans la région). Le premier bus part à 5h45 (il y aura une file dès 5h). Le coût du trajet est de 12$ (soit 24$ l’aller retour). Il est recommandé d’acheter ses billets pour l’aller le jour avant au kiosque près de l’arrêt de bus.

Au plus tôt vous monter à Mapi, au plus vous en profiterez (le site ouvre dès 6h, et à 8h c’est déjà la cohue…)

QUAND Y ALLER?

Que vous choisissiez la voie facile ou la marche, il est évidemment bien plus intéressant de se diriger vers les anciennes ruines incas pendant la saison sèche (de mai à octobre). Quoique la bruine lui confère également son côté mystique…

Il faut savoir que la région tropicale du Machu Picchu est très humide et que le site est habituellement très brumeux aux petites heures du matin. Normalement, si vous y aller en juin, juillet ou aout, vous devriez bénéficier d’une journée ensoleillée (pour ma part, j’y suis allé 3 fois: en avril, en juillet et en janvier… à chaque fois sous la flotte!

Le choix de la saison est particulièrement important si vous choisissez une randonnée, car si dans la majorité des cas vous parviendrez quand même à profiter du site même en cas de jour pluvieux (ça finit toujours par se dégager un peu), je n’oserais recommander 9 jours de trek Choquequirao et Machu Picchu sous la pluie. A noter que le Chemin Inca est fermé pour être nettoyé chaque année au mois de février.

Maintenant qui dit saison sèche dit haute saison: peuple et prix élevés. Mais il faut savoir que sur le Machu Picchu, il n’y plus vraiment de saison basse…

COUT ET INFO PRATIQUE

Le système d’entrée au site du Machu Picchu a beaucoup changé au cours des dernières années, suite à un succès grandissant. La première fois que je l’ai visité (2009), il était encore possible de monter jusqu’au Huayna Picchu (montagne se situant 300m au-dessus du site principal, ancien site d’observation inca) sans soucis. Puis une entrée séparée a été crée, avec le mise en place d’une route alternative « Montaña Machu Picchu » au Huayna Picchu (un point de vue sans intérêt archéologique). En 2017, le système de « rotation » a été introduit: entrée valable ou le matin (6h à 12h) ou l’après-midi (12h à 18h). Puis par la suite un guide obligatoire, etc.

Avec les nouveaux changements introduits au 1er janvier 2019, voici où nous en sommes:

L’Entrée au site seule coûte 152 soles (77 pour les étudiants). Elle doit être achetée auprès du Ministère du la Culture (Casa garcilaso/Calle Maruri à Cusco ou à Aguas Calientes) ou online (seulement cartes visa – l’autre solution c’est de faire la réservation et de payer la somme auprès de Banco de la Nacion dans les 4 heures). L’entrée au site + Huayna Pichu/Montaña Picchu coûte 200 soles (125 pour étudiants). Il est impératif de réserver le Huayna Picchu bien à l’avance!

En ce qui concerne les horaires, la rotation matin /après-midi est maintenue mais en plus votre ticket mentionne une heure minimum d’arrivée (6h, 7h, 8h etc.). Ce système est censé désengorger le site qui il est vrai est devenu irrespirable après 8h.

La vue depuis le Huayna Picchu

LES 8 ENDROITS IMMANQUABLES A LA HAVANE

LES 8 ENDROITS IMMANQUABLES A LA HAVANE

Cuba… une destination très spéciale… Hors du temps… Des paysages magnifiques… Des plages de rêve… Un pays unique à la destinée très particulière, et des personnages historiques comme le Che Guevara, symbole de la révolution et de la lutte armée.

L’Ile des caraïbes a des atouts culturels indéniables et une impressionnante scène musicale. La musique cubaine est à l’image de son peuple, rythmée et joyeuse. Car malgré les difficultés de leur quotidien, les cubains n’ont pas leur pareil pour profiter de la vie, sourire, danser, et voir les choses du bon côté.

La terre des «Guajiros» recèle de nombreux trésors qui rendent son exploration passionnante. Des plages de Varadero au Parc de Viñales, la ville coloniale de Trinidad, la baie de Cienfuegos, etc.

Pour ma part, ne disposant que de quelques jours, j’ai choisi de me limiter à l’exploration de son cœur, La Havane. Cela faisait longtemps que je souhaitais connaître cette ville, et avec les récents changements à Cuba, il me semblait opportun d’effectuer ma visite au plus vite.

En effet, un des côtés intrigants de La Havane est sa relation au temps. Entre 1960 et 2000, le portrait de La Havane a très peu changé. Certes, les choses évoluent rapidement et la modernité a commencé à faire son apparition. Les voitures américaines des années 50, le cliché cubain par excellence, font place à des modèles plus récents, et seront bientôt reléguées à des objets de collection. Toutefois, regretter ces changements par soucis esthétique serait pur égoïsme: il ne faut pas oublier que le peuple cubain a souffert de l’embargo et le rationnement des biens. Cette précarité économique des cubains ne peut que s’améliorer avec la disparition progressive de l’embargo.

Enfin bref, passons à l’objectif même de cet article :  voici donc un petit guide pratique de La Havane.

Remarque préalable sur les devises: Cuba utilise un double système monétaire: le CUC (peso convertible, à parité avec le dollar) et le CUP (peso cubain, monnaie locale). Tous les prix dans les zones touristiques sont en CUC. Seul les bus et restos locaux sont en CUP. La différence de prix est saisissante: les prix en CUC ne sont pas beaucoup plus bas qu’en Europe. La version CUP est bien différente… Le taux de change est le même partout. Je recommande de changer des CUP (1 CUC = 24 CUP) si vous souhaitez faire des économies et manger local car sinon vous vous ferez avoir sur le change. ET SURTOUT évitez les dollars car vous serez imposé d’office de 10% supplémentaire.

 

8 CHOSES A NE PAS MANQUER:

 

  • MA RECOMMANDATION N°1 : le tour du centre historique avec le «free walking tour».

Organisé en espagnol et en anglais, ce tour de près de 3 heures vous permettra de découvrir les principaux monuments et lieux d’intérêts (entre autres: la Plaza Vieja, le Floridita, le Capitolo, la Plaza de Armas, la Plaza San Francisco, la Universidad,).

Il existe 2 itinéraires: Habana Vieja et Centro Habana. Les départs se font à 9:30 et à 16h depuis l’intersection à côté de l’hôtel Inglaterra, qui se trouve au Parque Central (Profitez-en pour prendre un café en terrasse de l’hôtel Inglaterra et laissez-vous enivrer par les rythmes cubains).

De plus, le pourboire que vous laisserez à la fin de votre parcours est une aide au combien précieuse pour votre guide (il faut savoir que le salaire à Cuba est de 30$ par mois!).

 

  • S’imprégner de la culture et des rythmes afro-cubains dans le « Callejon de Hamel »

Situé dans le quartier de Cayo Hueso, près du Malecon, ce quartier artistique est haut en couleur avec ses fresques hors du commun. Il s’agit en fait de l’oeuvre du scupteur cubain Salvador González Escalona, qui a marqué de son empreinte ce quartier populaire.

Et si vous passez dans le coin un dimanche, trémousez-vous sur les rythmes afrocubains avec les locaux !

les couleurs du Callejon Hamel

 

  • Se promener sur la Plaza de la Revolucion

Une des plus grandes places publiques au monde, dominée par le monument à Jose Marti (entrée 1CUC). En face, vous apercevrez la mythique représentation du Che Guevara et de Camilo Cien Fuegos. Situé en dehors du centre, comptez au moins 30 minutes pour vous y rendre à pied depuis le centre ville ou 5 CUC en taxi.

Les grands classiques de La Havane en une photo…

 

  • Se promener dans le quartier de Vedado

Il s’agit d’un ancien quartier résidentiel dont vous pourrez admirer la superbe architecture datant d’avant la révolution.

 

  • Visiter l’un des musées de la ville

Le musée des Beaux-Arts (Parque Central, 5 CUC) et le Musée de la Révolution (Avenida Belgica, 4 CUC) en sont les meilleurs représentants.

 

  • Se promener sur le Malecon (le long de la mer).

Profitez de l’air du large et admirez les vues sur le Castillo del Morro et Castillo de la Real Fuerza. Encore mieux: demandez au conducteur de l’une des nombreuses voitures anciennes de vous emmenez faire un tour (comptez 10 CUC la demi-heure).

Promenade sur le Malecon

 

  • Boire un mojito à la Bodegita del Medio:

L’histoire de La Havane est intimement liée à celle d’Ernest Hemingway qui y séjourna durant plusieurs années. L’un de ses lieux cultes était la « Bodegita del Medio ». Un endroit coloré où les foules se rassemble. Par contre, cassons un mythe: ce n’est pas là que vous boirez votre meilleur mojito!

Le bar le plus connu de Cuba

 

  • Prendre des cours de salsa: 

Rappelez-vous que vous êtes au pays de la salsa et comme vous pourrez le constater les cubains maîtrisent parfaitement leur sujet! Il existe de nombreuses écoles de salsa. Soit en cours groupal soit en classe individuelle (le must). Une référence: La Casa del Tango (Calle Neptuno). Comptez quand même 15CUC de l’heure en classe individuelle. Par ailleurs, pour allier la pratique à vos cours, rien de tel que l’une des nombreuses «salsoteca» de La Havane. Les locaux se feront un plaisir de vous aider dans votre apprentissage.

 

OU MANGER?

La nourriture cubaine n’est pas des plus réputées. Il faut dire que l’embargo et le rationnement n’ont pas laissé beaucoup d’options (les rayons des supermarchés confirmeront mes dires!). Ici, on mange avant tout pour vivre!

Les spécialités sont: congri (riz et haricots noirs), moro y cristianos (haricots noirs), banane plantin, fricassé de porc, yuca (manioc), sauce mojo (huile, ail et orange).

Le centre historique offre pas mal d’options, comme par exemple Dona Eutemia (plats typiques cubains entre 7 et 15CUC, établissement situé à 2 pas de la cathédrale – Callejon del Chorro) et San Cristobal Paladar (dans une ancienne demeure restaurée, plats attentionnés – comptez environ 20CUC)

Par contre, presque tous les restaurants du centre sont touristiques et bien entendu leurs prix sont en CUC (ce qui signifie qu’ils ne sont en rien bon marché).

Pour la bouffe locale (et les prix qui vont avec), éloignez vous des zones touristiques et soyez attentifs. De petites enseignes qui ne paient pas de mine ou qui semblent être de simples demeures privées offrent des plats du jour (le classique riz/haricots/banane plantin/viande de porc ou poulet) pour 30 à 35 CUP (1€)!

Si vous voulez vous assurer de payer le prix local : Demandez si c’est en CUP, et si la réponse est affirmative, vous êtes au bon endroit!

 

OU SE LOGER?

Un des avantages de la récente ouverture de Cuba est le développement de la « concurrence ». Il faut dire que le nombre d’options fut très limité pendant une large période de par les nombreuses restrictions : les hôtels « resort » de Varadero pratiquent des prix à l’européenne (à partir de 50 CUC) et les « casas particulares» (maisons d’hôte autorisées à accueillir des touristes) reviennent à environ 20/25€ la nuit.

Il existe depuis quelques années des options de logement en dortoir à partir de 7/8€ (bien que ceux-ci gardent la forme de maison d’hôte, ne vous attendez donc pas à un classique backpacker avec bar et piscine).

Après mes recherches sur booking et hostelworld, j’ai choisi l’Hostal Corazon del Mundo, située à Calle San Jose (12CUC la nuit dans un dortoir de 6 personnes). Propre et bien équipé. La localisation n’était pas trop mal à 10/15 minutes du centre à pied, dans un quartier très populaire (certains l’estimeront d’ailleurs peut-être trop populaire).

 

QUEL BUDGET?

Comme vous l’aurez compris, Cuba n’est pas une destination bon marché!

Mais en vous y prenant correctement, vous pourrez éviter de vous ruiner.

Exemple de budget quotidien (en explorant la ville à pied):

  • Logement en dortoir dans un hostal/casa particular: 10€
  • Petit déjeuner croissant dans un centre commercial: 3 €
  • Plats du jour dans des établissements locaux : 3€ (2 repas)
  • Mojito dans un bar du centre ville : 3€

Soit environ 20€ (en mode économe)

 

COMMENT S’Y RENDRE?

De nombreuses liaisons aériennes sont assurées depuis l’Europe et l’Amérique latine. Pour ma part, j’ai voyagé depuis Bruxelles à Varadero (destination des vols charter: souvent les moins chères) pour le prix imbattable de 200€ avec Tui Fly.

Ma liaison suivante : La Havane – Cusco (Pérou) en passant par Bogota (300€ avec Avianca).

Interjet opère des vols depuis Cancun et Mexico City (compter environ 100$ par segment).

Les vols depuis le Canada reviennent à environ 300$ l’aller-retour.

A l’arrivée à l’aéroport:

A Varadero, la compagnie de bus Viazul assure la connexion en bus jusqu’à la Havane (comptez 3h de voyage). Le coût est de 10CUC (10$). Horaires très irréguliers (l’horaire officiel du site web n’est pas respecté).

Depuis l’aéroport international de La Havane : le taxi est presque l’unique option. Comptez 25$ jusqu’au centre (essayez de partager ces frais avec une autre personne si vous voyagez seul). Il est possible de se rendre à l’aéroport en utilisant des bus locaux, mais on m’a fortement déconseillé de le faire avec des bagages.

Sur place: le centre historique de La Havane est très agréable à pied. Il existe un « Havana Bus Tour » qui revient à 10CUC la journée. Bien utile pour aller jusque « Plaza de la Revolucion » mais j’ai préféré faire le centre à pied. Il existe un service de transport public, mais il est apparemment très peu pratique, et je n’ai pas creusé le sujet.

Derniers conseils: profitez un max du pays. Restez toutefois conscients du fait que de nombreux cubains souffrent énormément de la pauvreté ambiante et de l’embargo (même s’ils ne l’avoueront pas ouvertement). Faites preuve d’empathie. Et si vous le pouvez, laissez leur des denrées qui vous semblent basiques mais qui sont difficiles d’accès pour eux (dentifrice, shampoing, produits de beauté, etc.)

Bons baisers de La Havane…
LA VALLEE SACREE DES INCAS A PETIT BUDGET

LA VALLEE SACREE DES INCAS A PETIT BUDGET

Le Pérou est un pays fascinant : l’image que nous en avons se résume souvent à la superbe région andine et au Machu Picchu, mais ce serait oublier que le Pérou comprend trois grandes zones géographiques (mer, montagne et jungle) qui offrent une incroyable diversité: entre les paysages, l’héritage culturel, les musiques et plats typiques, il serait difficile de se lasser.

Ecrire sur les sites d’intérêts au Pérou est une tâche considérable, mais je souhaitais consacrer mon premier article sur ce pays fabuleux à cette magnifique région où je me suis installé, qui est clairement l’une des plus belles au monde: la Vallée Sacrée des Incas, reliant le site du Machu Picchu à Cusco; le centre de l’ancien monde Inca, qui à ce titre regorge de sites archéologiques issus de cette civilisation précolombienne, perdus dans la mythique Cordillère des Andes.

Trop souvent, les touristes se ruent sur le Machu Picchu depuis Cusco sans vraiment prendre le temps de s’arrêter dans cette région exceptionnelle qu’est la Vallée Sacrée.

Voici donc quelques conseils pour un voyage dans la région, en reprenant les classiques mais en présentant également des alternatives moins connues (et moins coûteuses!)

Remarque: les prix mentionnés sont en soles péruviens. 1 € = 4 soles et 1 $ = 3,25 soles (mars 2018)

Comment se rendre dans la Vallée Sacrée?

Cusco est un incontournable point de passage vers la vallée, peu importe votre lieu de départ.

La règle d’or à Cusco pour votre arrivée: le prix des taxis… 4 soles pour une course dans la ville. 5 soles depuis l’aéroport (On vous demandera jusqu’à 40 soles à l’arrivée! Refusez et rendez vous en dehors de l’enceinte de l’aéroport, à peine 100 m de marche sur votre droite. Surtout ne mentionnez pas que c’est votre première visite au Pérou et soyez ferme sur le prix).

Cusco est LA ville touristique du pays et fera l’objet d’un article séparé.

Pour vous rendre dans la Vallée Sacrée, dites à votre taxi de vous déposer à « Pavitos » où se trouvent de nombreuses compagnies de transport (6 soles pour aller jusque Urubamba et 10 soles jusque Ollantaytambo). Pour plus de confort, vous pouvez également opter pour un taxi depuis Cusco (comptez environ 60 soles jusque Urubamba). La durée du trajet est de 1h30 jusque Urubamba et de 2h jusque Ollantaytambo.

Que faire dans la vallée?

Comme je l’ai mentionné précédemment, la plupart des touristes ne passent que très peu de temps dans la Vallée Sacrée. Ainsi, les agences touristiques à Cusco vous proposent les deux options suivantes:

  • « Sacred Valley tour » (tour Vallée Sacrée) : sites de Pisac, Ollantaytambo et Chinchero
  • Visite des sites de Maras et Moray

Si vous avez un timing serré, ces alternatives sont recommandables. Elles sont relativement peu coûteuses (compter 30 soles pour chacun de ces tours qui dure ½ journée. Attention, cela n’inclut ni les repas ni les entrées aux sites – en gros ce n’est que le transport).

Par contre, si vous avez quelques jours devant vous, n’hésitez pas à explorer la vallée. Vous apprécierez d’autant plus sa tranquillité après l’agitation de Cusco et du Machu Picchu.

Quelques lieux d’intérêts:

PAYANTS:

  • Chinchero : petit village situé entre Cusco et la Vallée Sacrée à 3.700m d’altitude. Les terrasses incas sont splendides et offrent une vue d’ensemble sur la vallée et les apus environnant (montagnes sacrées des Incas). Vous pouvez également visiter de nombreux ateliers de tissage, très instructifs sur le procédé de fabrication. Mais attention aux prix, car ils sont surfaits. Je recommande personnellement tout achat de souvenir et vêtements andins à Cusco.

Accès: prendre un bus ou mini-van depuis Cusco ou Urubamba 6 soles le mini van, 3 soles le bus)

Le métier du tissage à Chinchero
  • Pisac : sympatique village andin en amont du fleuve Urubamba. Ne pas manquer son marché d’artisanat local sur la Place d’Armes (bien négocier les prix). Le site Inca se trouve à 4km au-dessus du village. Le plus simple est de prendre un taxi pour s’y rendre. Les terrasses sont impressionnantes et descendent à flanc de montagne sur plusieurs centaines de mètres. Je vous suggère de redescendre jusqu’à Pisac par le site, car en chemin vous pourrez apercevoir dans la roche d’anciennes tombes Incas (les dépouilles mortuaires étaient momifiées et placées dans de petites cavités dans la roche).

Accès: Depuis Urubamba: bus vers Calca (1,5 soles) et puis Pisac (1 sol). Depuis Cusco, bus vers Pisac (4 soles) partant de la rue Puputi. Taxi depuis Pisac jusqu’aux ruines: 15 soles (aller)

Les superbes terrasses de Pisac
  • Ollantaytambo: endroit magnifique, tout droit venu d’un autre temps (il s’agit de l’unique village ayant gardé son architecture Inca). N’hésitez pas à flâner dans ses petites ruelles pavées, au son des petits canaux d’eau ruisselant en tous sens. Le site archéologique vaut bien évidemment la peine d’être parcouru avec ses nombreux temples. Point de passage obligé vers le Machu Picchu (les trains pour Aguascalientes partent d’Ollantaytambo), cet endroit pittoresque mérite que l’on s’y attarde pour plus que quelques heures.

Accès : en bus depuis Urubamba (1,5 soles) ou Cusco (8 soles)

Le site inca de Ollantaytambo
  • Moray: incroyables terrasses où les Incas se sont adonnés à des expériences agricoles (en jouant sur les divers microclimats selon l’altitude, l’exposition au soleil, etc.). Le site se trouve à environ 12km de l’embranchement avec la route Cusco/Urubamba.

Accès: bus depuis Cusco ou Urubamba jusqu’au carrefour de Maras (6 soles – 3 depuis Urubamba). Des taxis se trouvent au carrefour (compter 40 soles pour l’A/R)

Les champs d’expérimentation des Incas à Moray

Remarque : pour les sites ci-dessus, vous aurez besoin du billet touristique: celui-ci s’obtient soit à l’office du tourisme (Av. Sol à Cuzco) ou encore plus facilement à l’entrée des sites archéologiques. Ce ticket coûte 130 soles et donne accès à 16 sites archéologiques pour une durée de 10 jours. Si vous ne disposez que d’un jour, l’entrée pour la journée coûte 70 soles et donne accès soit aux sites de Cusco, soit à ceux de la Vallée Sacrée:

PAYANTS (SANS BILLET TOURISTIQUE):

  • Maras (entrée à 10 soles): superbes terrasses de sel qui sont cultivées depuis la nuit des temps. Les vertus thérapeutiques de ce sel d’une pureté exceptionnelle ont été prouvées. Et la vue de l’ensemble de ces puits depuis la route venant du village de Maras est un must. Pour y accéder, le mieux c’est de prendre un taxi depuis l’embranchement de la route Cusco/Urubamba à 10km du site et de redescendre par le petit chemin se trouvant après le dernier réservoir salin (petite balade de 30 minutes tout en descente qui rejoint la route principale entre Ollantaytambo et Urubamba après le pont). De là, de nombreuses navettes vous transporteront vers Ollantaytambo ou Urubamba (1 sol).

Accès : prendre un bus depuis Urubamba (ou Cusco) et descendre à la jonction avec Maras/Moray à 10 km de Urubamba. De là, des taxis vous emmèneront jusqu’au site (compter 15 soles l’aller – 25 soles A/R)

Le sel de Maras
  • Museo Inkari (entrée à 30 soles) : De nombreux musées sont consacrés aux cultures précolombiennes du Pérou, mais la plupart m’ont déçus. A vrai dire, je ne suis pas un grand fan de musées archéologiques. Voir des poteries sous vitrine me lasse plus qu’autre chose, mais le concept d’Inkari est tout simplement génial. Tout d’abord, la culture Inca est remise en contexte; bien qu’elle soit la plus fameuse pour avoir été l’un des plus vastes empires au monde (et surtout le dernier avant l’arrivée des conquistadores), elle n’est en fait que l’une des nombreuses cultures de ce pays aux racines très diversifiées. En fait, l’apogée des Incas dura à peine 2 siècles et une majeure partie des éléments de leur mode de vie provient des cultures qui les ont précédés. Avec Inkari, vous allez voyager dans le temps, en suivant par ordre chronologique les 8 principales cultures préhispaniques du Pérou. Les explications sont détaillées et permettent de bien saisir l’essence de ces cultures. Mais le clou du spectacle, ce sont ces salles d’ambiances qui vous plongent au cœur de ces civilisations anciennes. Il a fallu un travail colossal pour reconstituer ces environnements. Pour cette raison, Inkari n’est pas le musée le moins cher de Cusco, mais si vous n’en faites qu’un, je vous recommande vivement celui-ci.

Accès: prendre un bus vers Calca depuis Urubamba ou Pisac (1 sol), le musée est signalé par une statue géante que vous ne pouvez louper, située à environ 15km d’Urubamba.

La salle d’ambiance à Inkari

GRATUIT (ma rubrique préférée):

  • Machucolca: Ce site fut utilisé par les Incas comme réservoir pour stocker les grains pendant toute l’année et intègre de nombreuses terrasses. Il se trouve à mi-chemin entre Cusco et Urubamba, à 3.800m d’altitude. Une indication du site archéologique de Machucolca est renseignée sur la route, et vous apercevrez des échoppes. En fait, ce point de vue magnifique sert d’arrêt photo pour des groupes de touristes. Mais personne ne prend la peine de visiter le site archéologique se trouvant un peu plus haut. Allez-y et dites moi ce que vous en pensez. Non seulement vous ressentirez une tranquillité infinie pour profiter de ce que je considère comme la plus belle vue de la vallée, mais en plus personne ne vous demandera de payer votre entrée ni n’essaiera de vous vendre des souvenirs. N’en parlez pas de trop quand même, histoire que cela ne donne pas des idées au gouvernement péruvien qui aime bien appliquer des droits d’entrée partout.

Accès: le site se trouve à 10km de Chinchero en direction d’Urubamba (route Cusco – Urubamba). 6 soles en mini van, 3 soles en bus.

L’incroyable vue depuis Machu Colca
  • Pumahuanca: une jolie balade de quelques heures empruntant le chemin de la randonnée qui va depuis Urubamba jusqu’aux eaux thermales de Lares (voir l’article sur les meilleures randonnées de la Vallée Sacrée des Incas que je publierai prochainement), et qui vous emmènera jusque d’anciennes ruines Incas perdues en pleine nature. Le site en lui-même n’est pas des plus imposants, mais la tranquillité qui y règne et le petit sentier qui vous y emmène en font l’escapade parfaite pour une demi journée.

Accès: depuis Urubamba, demander le chemin des piscicultures (« pisigranja ») de Pumahuanca (sinon y aller en moto taxi : 4 soles), et suivre le chemin qui se faufile entre les montagnes. Compter 2h pour l’ascension (graduelle) et 1h15 pour le retour.

Les anciennes demeures de Pumahuanca
  • Las « chulpas »: Il s’agit de petites constructions mises en place par les Incas à flan de montagne, pour garder des réserves de nourriture toute l’année. Elles sont disséminées un peu partout dans la vallée, mais il y en a deux qui valent particulièrement la peine:
    • A Ollantaytambo: la chupa se trouve juste en face du site archéologique et offre un panorama incroyable sur celui-ci. Elle est accessible jusque 16h, compter 40 minutes de marche (ça grimpe!) pour y arriver depuis le village. Pour trouver le point d’accès: en arrivant sur la place principale du village, prendre la ruelle sur votre droite, continuer sur quelques centaines de mètre; de là vous verrez une indication et le début des marches sur votre droite.
    • A Urubamba: la chulpa se trouve du côté de Pumahuanca. Vous devez tout d’abord trouver l’église de Torrechayoc qui se trouve sur l’avenue du même nom. Ensuite vous continuez tout droit sur environ 1km, puis vous prenez la deuxième à droite, pour arriver à un hôtel-restaurant « las chulpas ». A droite de l’entrée se trouve le chemin montant jusqu’aux chulpas. Compter 30 minutes de marche.
La vue depuis la Chulpa
  • Intipunku:

Près du pont à l’entrée de Ollantaytambo se trouve le point de départ d’une randonnée d’exception. Suivez le chemin sur la droite le long du fleuve avant de prendre de la hauteur (soyez prêts pour 3/4 heures d’ascension, plus de 1.000m de dénivelé!). Les vues sur les sommets enneigés et la vallé en contrebas sont à couper le souffle.

Après une marche intense vous arriverez au but qui vous fera vite oublier le sacrifice consenti: Intipunku, la porte du soleil, tronant plus de 1.200m au-dessus de la vallée et faisant face au géant Apu Veronika (5.750m).

L’arrivée à Inti Punku

Profitez-en pour un pique-nique panoramique avant de reprendre votre route dans le sens contraire (les genoux vont en prendre un coup). Comptez au moins 5/6h de marche, erreintant mais le jeu en vaut la chandelle. Si vous souhaitez couper la rando, un campement est disponible à 1h du sommet.

site de campement majestueux…

 

Où se loger?

Les options sont variées: vous pouvez séjourner soit dans l’une des 3 principales agglomérations de la vallée (Pisac, Urubamba et Ollantaytambo), soit dans l’un des nombreux hôtels situés sur la route qui relie ces axes. Les hôtels à petits budgets se trouvent dans les villes. En voici quelques uns:

  • Ollantaytambo :

Hostal el Chasqui : des chambres toutes simples mais confortables à 35 soles la chambre individuelle. Situé au coin de la rue qui vers la gare.

Chaska Wasi : Auberge de jeunesse bien située et au calme, avec un jardin. Dortoirs à 30 soles.

  • Urubamba:

Hospedaje Calendula : petit hôtel sympa situé à 10 minutes de la Place d’Armes, avec patio et chambres confortables à partir de 40 soles.

Flying Dog Hostel: Auberge de jeunesse récemment ouverte (un classique des backpackers à Cusco), en dehors du centre avec un grand jardin. Dortoirs à 30 soles.

  • Pisac

Hospedaje Inti: rustique, mais bien situé à 2 pas du centre et avec cuisine à disposition. Chambres simples à partir de 35 soles.

Casa Intihuana : Située un peu en dehors de la ville, dans le secteur prisé de la Rinconada, avec des dortoirs à partir de 20 soles.

Où manger?

La Vallée compte évidemment un nombre incalculable de restaurants, d’une qualité très variable. A côté des restaurants populaires proposant des menus simples et économiques existent de nombreux restaurants touristiques, destinés à la clientèle étrangère et bien entendu plus coûteux.

Voici quelques bonnes adresses:

  • Les restaurants touristiques (buffet) : l’Alhambra et le Tunupa à la sortie de Urubamba en direction de Ollantambo (respectivement 40 et 70 soles le buffet). Autres excellentes adresses à Urubamba: « El Huacatay » et « Uru gastropub » (avec des plats à la carte et des prix moyen de gamme).
  • Les restaurants populaires à Urubamba: El Chorillano, avec ses délicieux menus à 8 soles et la Cevicheria « El Nuevo Rey » (et oui, il est possible de trouver un bon ceviche dans la vallée!) avec ses plats marins à partir de 17 soles. En ce que concerne Pisac et Ollantaytambo, de nombreux petits restaurants offrent des menus à 10 soles mais à vrai dire aucun ne m’a vraiment séduit donc je ne les inclurai pas ici. Evitez toutefois les alentours de la place principale où vous payerez le double pour la même qualité (moyenne).

Finalement, la culture de la bière s’est aussi récemment développée dans la Vallée et en cas de soif vous pourrez toujours découvrir des bières artisanales. La plus fameuse d’entre elle est la « Cerverceria del Valle Sagrado » qui se trouve à Pachar, près d’Ollantaytambo. Dégustations de bières d’excellente qualité et petite restauration, avec des événements musicaux organisés chaque mois au profit d’organisations locales. Et il y a même une brasserie tenue par des belges : Kapun, avec une Belgian Triple qui nous rappelle les saveurs du plat pays!

En résumé, la Vallée Sacrée regorge d’endroits charmants, et il est difficile d’établir une liste exhaustive. Visiter tous les attraits de la région prend du temps, c’est pourquoi je vous invite à y aller doucement, quitte à revenir visiter la région lors d’une prochaine occasion. Car à force de vouloir tout voir, on en perd souvent le plaisir du voyage, qui est une opportunité unique de déconnecter du stress quotidien et de s’ouvrir à d’autres réalités. N’hésitez pas à me contacter si vous envisagez un voyage dans le coin, je me ferai un plaisir de vous aider à planifier votre voyage 😉

Bon voyage!