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Catégorie : Pérou

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LE MACHU PICCHU…

TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LE MACHU PICCHU…

Le Machu Picchu est un endroit mythique: une ancienne citadelle inca tombé dans l’inconnu lors de la colonisation et redécouvert par Hiram Bighram en 1911. Il s’agit d’un lieu unique, représentatif de l’ingénierie Inca dans toute sa splendeur: ses structures épousent parfaitement le relief de la montagne (une caractéristique que l’on retrouve dans tous les sites incas). Le tout entouré d’une végétation luxuriante, et avec en bonus une vue à couper le soufle sur la vallée du Vilcanota qui serpente plus de 600m en contrebas.

Bref, un endroit tellement magistral qu’il en est devenu le site le plus visité du Pérou. La suite logique: le Machu Picchu est devenu la vache à lait du tourisme péruvien, et il est bien utile de connaître les différentes alternatives s’offrant à vous avant de vous rendre sur place et d’explorer ce site hors du commun…

Voici donc un concentré des infos que vous cherchiez 😉

 

  1. COMMENT S’Y RENDRE?

Le Machu Picchu se trouve à environ 100km de Cusco (à vol d’oiseau), et pourtant son accès n’est pas aisé (bienvenus dans la Cordillère des Andes). Le train est le seul transport accédant directement à Aguas Calientes.

Voici donc les 2 seules alternatives si vous voulez utiliser des transports:

  • Le « classique »:

Vous devez vous rendre jusqu’à Ollantaytambo pour y prendre le train. La ville se trouve à 2h de Cusco et vous pouvez y aller en taxi (80 soles) où en transport en commun (8 soles, départ depuis Pavito/Grau à Cusco). Une fois à Ollantaytambo, il vous reste 1h30 de train en mode tout confort et avec de magnifiques paysages. Le hic: le prix du train est complément fou! Seules 2 compagnies opèrent ce service, Perurail et Incarail, et elles se partagent le monopole. Comptez minimum 55eur (hors saison) par trajet, soit 110eur l’aller–retour.

Il est recommandé d’acheter son billet à l’avance (soit online sur le site de Incarail/Perurail soit dans une agence ou à la gare de Ollantaytambo).

  • Le moins cher:

Si ne souhaitez pas payer une telle somme pour un court voyage en train (c’est compréhensible), préparez-vous à toute une expédition. Voici la marche à suivre: réservez votre place dans l’un des nombreux transports qui quittent Cusco en début de matinée pour se rendre à Hidroelectrica (disponible dans toutes les agences de voyage du centre, cela revient à environ 35/40 soles). Le voyage est long et épuisant (7h de routes passant par un col à 4400m avant de redescendre jusqu’à 1100m et de quitter la route pour des chemins sinueux. A l’arrivée à la station Hidroelectrica, il vous reste environ 2h30 de marche (11km le long de la voie de chemin de fer) pour rejoindre Aguascalientes. Vous pouvez également prendre le train, mais à 29$ pour 11km en 45minutes, il s’agit de l’arnaque du siècle. Si vous avez du temps devant vous (peu probable), arrêtez-vous aux jardin du Mandor. Un bel endroit à la faune tropicale (situé à hauteur du km 114 de la voie)

Au retour: idem. Pensez à prendre vos affaires avec vous au Machu Picchu, car cela vous fera économiser 5km (aller-retour) de chemin, la bifurcation vers le site se trouvant entre Aguas Calientes et Hidroelectrica.

Au final, vous économiserez minimum 80eur en procédant de la sorte.

Toutefois méfiance pendant la saison des pluies (de novembre à mars), les éboulements sont fréquents et les routes peuvent être bloquées.

 

Evidemment, beaucoup estimeront qu’il est bien plus fun d’arriver au Machu Picchu via une randonnée dans la superbe région andine.

Voici donc les options rando les plus connues:

  • Le grand classique: Chemin Inca

Il s’agit d’une marche mythique de 4 jours qui débute depuis le km82 de la voie ferrée entre Cusco et Machu Picchu. En cours de route, vous passez par de nombreux sites incas (dont le plus fameux: Wiñay Wayna). Il s’agit de la seule randonnée qui permet d’arriver directement sur le site à pied: ainsi, à l’aube du 4e jour, vous pénétrerez sur le sanctuaire par sa partie supérieure, Inti Punku (porte du soleil). Et si vous êtes chanceux vous admirerez un des plus beaux lever de soleil de votre vie sur la citadelle endormie.

Il s’agit d’une des randonnées les plus prestigieuses au monde et seules 500 places (en ce incluses celles des guides et porteurs) sont octroyées par jour. Il est donc nécessaire de réserver au moins 6 mois à l’avance pour la haute saison (avril à octobre). Par ailleurs, seuls les guides certifiés y sont autorisés. Vous devrez donc passez par une agence, ce qui en fait un trek assez couteux (min. 500$).

La superbe vue depuis Inti Punku par laquelle se fait l’arrivée au site depuis le Chemin Inca
  • L’alternative randonnée de montagne: le trek de Salkantay

Il s’agit d’un trek de 5 jours offrant une grande diversité de paysages. Après 3h30 de route depuis Cusco, vous débutez votre ascension. Vous pourrez observer une superbe lagune au pied de la montagne Humantay. Ensuite, vous irez jusqu’au le point le plus haut du trek, à 4700m, situé à 2 pas de Salkantay (la 2e montagne la plus haute de la région de Cusco, 6.264m). Vous descendrez de près de 3000m pour vous retrouver dans les plantations de café de Lucmabamba, en plein milieu de plantes tropicales. Vous pourrez vous reposer dans les eaux thermales de Cocalmayo. Et le dernier jour passera par Hidroelectrica puis Aguas Calientes le long de la voie ferrée. Quasi tous les randonneurs passent par agence, avec des prix débutant à partir de 175$. Vérifiez toutefois bien ce qui est inclus ou non, le matériel etc. Car avec des prix aussi bas il est évident qu’il y a des lacunes (tant au niveau matériel que respect des conditions salariales/environnementales).

Le trek de Salkantay est devenu très prisé et est également victime de son succès: préparez-vous à partager la route avec des centaines d’autres randonneurs!

L’impressionnant « Apu » Salkantay
  • L’option backpacker: L’Inca Jungle tour

Ce n’est pas un trek en soi, mais cette option offre pas mal de variété. Au programme: descente en vélo depuis le col de Malaga (4400m) jusqu’aux alentours de Santa Maria. 2e jour dédié à une marche dans la zone tropicale entre Santa Maria et Santa Teresa. Puis 3e jour passant par Hidroelectrica et Aguascalientes avant de terminer par le Machu Picchu. Vous pouvez y ajouter des activités comme le rafting et le zipline. A partir de 160$, mais méfiance aux premiers prix!

La superbe région de Santa Teresa
  • La vrai route alternative; Longue et épuisante, mais magnifique: Choquequirao et Machu Picchu

Une incroyable randonnée de 9 jours à la découverte de deux incroyables site: Choquequirao et Machu Picchu. Il s’agit d’une randonnée exigeante avec plus de 7000m de dénivelés, dont notamment une descente vertigineuse de près de 1500m jusqu’au fleuve Apurimac… avant de remonter tout ce dénivelé de l’autre côté. Tel est le prix à payer pour admirer ce site magnifique qu’est Choquequirao, isolé dans une forêt dense et encore peu exploité par le tourisme. Il s’agit d’un sanctuaire immense dont à peine 30% ont été découvert. Plus grand que Machu Picchu mais sans les foules. Et un de ses grands attraits: le camping se situe sur le site même!

Le trek classique de Choquequirao prévoit un retour jusqu’à Cachora, mais il est possible de continuer pendant 5 jours additionnels, une magnifique randonnée dans de paysages à coupler le souffle… En chemin, vous pourrez vous retrouver seul dans certains sites incas (comme Pinchaunuyoc) pour ensuite vous confronter avec des paysages de haute montagne (avec entre autres le Salkantay, 6.264m) avant de rejoindre la zone tropicale de Santa Teresa et Aguas Calientes en fin de parcours. Dernière précision: vous ne croiserez pas grand monde sur votre route, et il faut en profiter car le gouvernement péruvien prévoit de construire un téléphérique pour se rendre au site  de Choquequirao (heureusement, entre la parole et les actes au Pérou, vous devriez encore disposer de plusieurs années devant vous 😉

UNE FOIS SUR PLACE

Aguas Calientes est une ville assez troublante… très compacte, c’est l’exemple même de l’absence complète de planification urbaine au Pérou.

Vous y trouverez de nombreuses offres de logement et des restaurants tous azimuts. Je recommande de bien vérifier où vous allez car il y a tout et n’importe quoi dans cette ville. Vous pouvez trouver des logements pas cher près du stade municipal.

Pour la nourriture, méfiez-vous des menus dans la rue principale. Je n’y ai jamais bien mangé. Si vous voulez du copieux pas cher, allez au marché (8 soles le menu). Si vous voulez vous faire plaisir, passez par « Indio Feliz ».

Pour rejoindre le Machu Picchu, vous avez 2 options: soit vous marchez (comptez 1h à 1h30 de grimpette le long d’escalier… près de 600m de dénivelé!) soit le service de bus de Consettur (monopole comme nombre de services dans la région). Le premier bus part à 5h45 (il y aura une file dès 5h). Le coût du trajet est de 12$ (soit 24$ l’aller retour). Il est recommandé d’acheter ses billets pour l’aller le jour avant au kiosque près de l’arrêt de bus.

Au plus tôt vous monter à Mapi, au plus vous en profiterez (le site ouvre dès 6h, et à 8h c’est déjà la cohue…)

QUAND Y ALLER?

Que vous choisissiez la voie facile ou la marche, il est évidemment bien plus intéressant de se diriger vers les anciennes ruines incas pendant la saison sèche (de mai à octobre). Quoique la bruine lui confère également son côté mystique…

Il faut savoir que la région tropicale du Machu Picchu est très humide et que le site est habituellement très brumeux aux petites heures du matin. Normalement, si vous y aller en juin, juillet ou aout, vous devriez bénéficier d’une journée ensoleillée (pour ma part, j’y suis allé 3 fois: en avril, en juillet et en janvier… à chaque fois sous la flotte!

Le choix de la saison est particulièrement important si vous choisissez une randonnée, car si dans la majorité des cas vous parviendrez quand même à profiter du site même en cas de jour pluvieux (ça finit toujours par se dégager un peu), je n’oserais recommander 9 jours de trek Choquequirao et Machu Picchu sous la pluie. A noter que le Chemin Inca est fermé pour être nettoyé chaque année au mois de février.

Maintenant qui dit saison sèche dit haute saison: peuple et prix élevés. Mais il faut savoir que sur le Machu Picchu, il n’y plus vraiment de saison basse…

COUT ET INFO PRATIQUE

Le système d’entrée au site du Machu Picchu a beaucoup changé au cours des dernières années, suite à un succès grandissant. La première fois que je l’ai visité (2009), il était encore possible de monter jusqu’au Huayna Picchu (montagne se situant 300m au-dessus du site principal, ancien site d’observation inca) sans soucis. Puis une entrée séparée a été crée, avec le mise en place d’une route alternative « Montaña Machu Picchu » au Huayna Picchu (un point de vue sans intérêt archéologique). En 2017, le système de « rotation » a été introduit: entrée valable ou le matin (6h à 12h) ou l’après-midi (12h à 18h). Puis par la suite un guide obligatoire, etc.

Avec les nouveaux changements introduits au 1er janvier 2019, voici où nous en sommes:

L’Entrée au site seule coûte 152 soles (77 pour les étudiants). Elle doit être achetée auprès du Ministère du la Culture (Casa garcilaso/Calle Maruri à Cusco ou à Aguas Calientes) ou online (seulement cartes visa – l’autre solution c’est de faire la réservation et de payer la somme auprès de Banco de la Nacion dans les 4 heures). L’entrée au site + Huayna Pichu/Montaña Picchu coûte 200 soles (125 pour étudiants). Il est impératif de réserver le Huayna Picchu bien à l’avance!

En ce qui concerne les horaires, la rotation matin /après-midi est maintenue mais en plus votre ticket mentionne une heure minimum d’arrivée (6h, 7h, 8h etc.). Ce système est censé désengorger le site qui il est vrai est devenu irrespirable après 8h.

La vue depuis le Huayna Picchu

LA VALLEE SACREE DES INCAS A PETIT BUDGET

LA VALLEE SACREE DES INCAS A PETIT BUDGET

Le Pérou est un pays fascinant : l’image que nous en avons se résume souvent à la superbe région andine et au Machu Picchu, mais ce serait oublier que le Pérou comprend trois grandes zones géographiques (mer, montagne et jungle) qui offrent une incroyable diversité: entre les paysages, l’héritage culturel, les musiques et plats typiques, il serait difficile de se lasser.

Ecrire sur les sites d’intérêts au Pérou est une tâche considérable, mais je souhaitais consacrer mon premier article sur ce pays fabuleux à cette magnifique région où je me suis installé, qui est clairement l’une des plus belles au monde: la Vallée Sacrée des Incas, reliant le site du Machu Picchu à Cusco; le centre de l’ancien monde Inca, qui à ce titre regorge de sites archéologiques issus de cette civilisation précolombienne, perdus dans la mythique Cordillère des Andes.

Trop souvent, les touristes se ruent sur le Machu Picchu depuis Cusco sans vraiment prendre le temps de s’arrêter dans cette région exceptionnelle qu’est la Vallée Sacrée.

Voici donc quelques conseils pour un voyage dans la région, en reprenant les classiques mais en présentant également des alternatives moins connues (et moins coûteuses!)

Remarque: les prix mentionnés sont en soles péruviens. 1 € = 4 soles et 1 $ = 3,25 soles (mars 2018)

Comment se rendre dans la Vallée Sacrée?

Cusco est un incontournable point de passage vers la vallée, peu importe votre lieu de départ.

La règle d’or à Cusco pour votre arrivée: le prix des taxis… 4 soles pour une course dans la ville. 5 soles depuis l’aéroport (On vous demandera jusqu’à 40 soles à l’arrivée! Refusez et rendez vous en dehors de l’enceinte de l’aéroport, à peine 100 m de marche sur votre droite. Surtout ne mentionnez pas que c’est votre première visite au Pérou et soyez ferme sur le prix).

Cusco est LA ville touristique du pays et fera l’objet d’un article séparé.

Pour vous rendre dans la Vallée Sacrée, dites à votre taxi de vous déposer à « Pavitos » où se trouvent de nombreuses compagnies de transport (6 soles pour aller jusque Urubamba et 10 soles jusque Ollantaytambo). Pour plus de confort, vous pouvez également opter pour un taxi depuis Cusco (comptez environ 60 soles jusque Urubamba). La durée du trajet est de 1h30 jusque Urubamba et de 2h jusque Ollantaytambo.

Que faire dans la vallée?

Comme je l’ai mentionné précédemment, la plupart des touristes ne passent que très peu de temps dans la Vallée Sacrée. Ainsi, les agences touristiques à Cusco vous proposent les deux options suivantes:

  • « Sacred Valley tour » (tour Vallée Sacrée) : sites de Pisac, Ollantaytambo et Chinchero
  • Visite des sites de Maras et Moray

Si vous avez un timing serré, ces alternatives sont recommandables. Elles sont relativement peu coûteuses (compter 30 soles pour chacun de ces tours qui dure ½ journée. Attention, cela n’inclut ni les repas ni les entrées aux sites – en gros ce n’est que le transport).

Par contre, si vous avez quelques jours devant vous, n’hésitez pas à explorer la vallée. Vous apprécierez d’autant plus sa tranquillité après l’agitation de Cusco et du Machu Picchu.

Quelques lieux d’intérêts:

PAYANTS:

  • Chinchero : petit village situé entre Cusco et la Vallée Sacrée à 3.700m d’altitude. Les terrasses incas sont splendides et offrent une vue d’ensemble sur la vallée et les apus environnant (montagnes sacrées des Incas). Vous pouvez également visiter de nombreux ateliers de tissage, très instructifs sur le procédé de fabrication. Mais attention aux prix, car ils sont surfaits. Je recommande personnellement tout achat de souvenir et vêtements andins à Cusco.

Accès: prendre un bus ou mini-van depuis Cusco ou Urubamba 6 soles le mini van, 3 soles le bus)

Le métier du tissage à Chinchero
  • Pisac : sympatique village andin en amont du fleuve Urubamba. Ne pas manquer son marché d’artisanat local sur la Place d’Armes (bien négocier les prix). Le site Inca se trouve à 4km au-dessus du village. Le plus simple est de prendre un taxi pour s’y rendre. Les terrasses sont impressionnantes et descendent à flanc de montagne sur plusieurs centaines de mètres. Je vous suggère de redescendre jusqu’à Pisac par le site, car en chemin vous pourrez apercevoir dans la roche d’anciennes tombes Incas (les dépouilles mortuaires étaient momifiées et placées dans de petites cavités dans la roche).

Accès: Depuis Urubamba: bus vers Calca (1,5 soles) et puis Pisac (1 sol). Depuis Cusco, bus vers Pisac (4 soles) partant de la rue Puputi. Taxi depuis Pisac jusqu’aux ruines: 15 soles (aller)

Les superbes terrasses de Pisac
  • Ollantaytambo: endroit magnifique, tout droit venu d’un autre temps (il s’agit de l’unique village ayant gardé son architecture Inca). N’hésitez pas à flâner dans ses petites ruelles pavées, au son des petits canaux d’eau ruisselant en tous sens. Le site archéologique vaut bien évidemment la peine d’être parcouru avec ses nombreux temples. Point de passage obligé vers le Machu Picchu (les trains pour Aguascalientes partent d’Ollantaytambo), cet endroit pittoresque mérite que l’on s’y attarde pour plus que quelques heures.

Accès : en bus depuis Urubamba (1,5 soles) ou Cusco (8 soles)

Le site inca de Ollantaytambo
  • Moray: incroyables terrasses où les Incas se sont adonnés à des expériences agricoles (en jouant sur les divers microclimats selon l’altitude, l’exposition au soleil, etc.). Le site se trouve à environ 12km de l’embranchement avec la route Cusco/Urubamba.

Accès: bus depuis Cusco ou Urubamba jusqu’au carrefour de Maras (6 soles – 3 depuis Urubamba). Des taxis se trouvent au carrefour (compter 40 soles pour l’A/R)

Les champs d’expérimentation des Incas à Moray

Remarque : pour les sites ci-dessus, vous aurez besoin du billet touristique: celui-ci s’obtient soit à l’office du tourisme (Av. Sol à Cuzco) ou encore plus facilement à l’entrée des sites archéologiques. Ce ticket coûte 130 soles et donne accès à 16 sites archéologiques pour une durée de 10 jours. Si vous ne disposez que d’un jour, l’entrée pour la journée coûte 70 soles et donne accès soit aux sites de Cusco, soit à ceux de la Vallée Sacrée:

PAYANTS (SANS BILLET TOURISTIQUE):

  • Maras (entrée à 10 soles): superbes terrasses de sel qui sont cultivées depuis la nuit des temps. Les vertus thérapeutiques de ce sel d’une pureté exceptionnelle ont été prouvées. Et la vue de l’ensemble de ces puits depuis la route venant du village de Maras est un must. Pour y accéder, le mieux c’est de prendre un taxi depuis l’embranchement de la route Cusco/Urubamba à 10km du site et de redescendre par le petit chemin se trouvant après le dernier réservoir salin (petite balade de 30 minutes tout en descente qui rejoint la route principale entre Ollantaytambo et Urubamba après le pont). De là, de nombreuses navettes vous transporteront vers Ollantaytambo ou Urubamba (1 sol).

Accès : prendre un bus depuis Urubamba (ou Cusco) et descendre à la jonction avec Maras/Moray à 10 km de Urubamba. De là, des taxis vous emmèneront jusqu’au site (compter 15 soles l’aller – 25 soles A/R)

Le sel de Maras
  • Museo Inkari (entrée à 30 soles) : De nombreux musées sont consacrés aux cultures précolombiennes du Pérou, mais la plupart m’ont déçus. A vrai dire, je ne suis pas un grand fan de musées archéologiques. Voir des poteries sous vitrine me lasse plus qu’autre chose, mais le concept d’Inkari est tout simplement génial. Tout d’abord, la culture Inca est remise en contexte; bien qu’elle soit la plus fameuse pour avoir été l’un des plus vastes empires au monde (et surtout le dernier avant l’arrivée des conquistadores), elle n’est en fait que l’une des nombreuses cultures de ce pays aux racines très diversifiées. En fait, l’apogée des Incas dura à peine 2 siècles et une majeure partie des éléments de leur mode de vie provient des cultures qui les ont précédés. Avec Inkari, vous allez voyager dans le temps, en suivant par ordre chronologique les 8 principales cultures préhispaniques du Pérou. Les explications sont détaillées et permettent de bien saisir l’essence de ces cultures. Mais le clou du spectacle, ce sont ces salles d’ambiances qui vous plongent au cœur de ces civilisations anciennes. Il a fallu un travail colossal pour reconstituer ces environnements. Pour cette raison, Inkari n’est pas le musée le moins cher de Cusco, mais si vous n’en faites qu’un, je vous recommande vivement celui-ci.

Accès: prendre un bus vers Calca depuis Urubamba ou Pisac (1 sol), le musée est signalé par une statue géante que vous ne pouvez louper, située à environ 15km d’Urubamba.

La salle d’ambiance à Inkari

GRATUIT (ma rubrique préférée):

  • Machucolca: Ce site fut utilisé par les Incas comme réservoir pour stocker les grains pendant toute l’année et intègre de nombreuses terrasses. Il se trouve à mi-chemin entre Cusco et Urubamba, à 3.800m d’altitude. Une indication du site archéologique de Machucolca est renseignée sur la route, et vous apercevrez des échoppes. En fait, ce point de vue magnifique sert d’arrêt photo pour des groupes de touristes. Mais personne ne prend la peine de visiter le site archéologique se trouvant un peu plus haut. Allez-y et dites moi ce que vous en pensez. Non seulement vous ressentirez une tranquillité infinie pour profiter de ce que je considère comme la plus belle vue de la vallée, mais en plus personne ne vous demandera de payer votre entrée ni n’essaiera de vous vendre des souvenirs. N’en parlez pas de trop quand même, histoire que cela ne donne pas des idées au gouvernement péruvien qui aime bien appliquer des droits d’entrée partout.

Accès: le site se trouve à 10km de Chinchero en direction d’Urubamba (route Cusco – Urubamba). 6 soles en mini van, 3 soles en bus.

L’incroyable vue depuis Machu Colca
  • Pumahuanca: une jolie balade de quelques heures empruntant le chemin de la randonnée qui va depuis Urubamba jusqu’aux eaux thermales de Lares (voir l’article sur les meilleures randonnées de la Vallée Sacrée des Incas que je publierai prochainement), et qui vous emmènera jusque d’anciennes ruines Incas perdues en pleine nature. Le site en lui-même n’est pas des plus imposants, mais la tranquillité qui y règne et le petit sentier qui vous y emmène en font l’escapade parfaite pour une demi journée.

Accès: depuis Urubamba, demander le chemin des piscicultures (« pisigranja ») de Pumahuanca (sinon y aller en moto taxi : 4 soles), et suivre le chemin qui se faufile entre les montagnes. Compter 2h pour l’ascension (graduelle) et 1h15 pour le retour.

Les anciennes demeures de Pumahuanca
  • Las « chulpas »: Il s’agit de petites constructions mises en place par les Incas à flan de montagne, pour garder des réserves de nourriture toute l’année. Elles sont disséminées un peu partout dans la vallée, mais il y en a deux qui valent particulièrement la peine:
    • A Ollantaytambo: la chupa se trouve juste en face du site archéologique et offre un panorama incroyable sur celui-ci. Elle est accessible jusque 16h, compter 40 minutes de marche (ça grimpe!) pour y arriver depuis le village. Pour trouver le point d’accès: en arrivant sur la place principale du village, prendre la ruelle sur votre droite, continuer sur quelques centaines de mètre; de là vous verrez une indication et le début des marches sur votre droite.
    • A Urubamba: la chulpa se trouve du côté de Pumahuanca. Vous devez tout d’abord trouver l’église de Torrechayoc qui se trouve sur l’avenue du même nom. Ensuite vous continuez tout droit sur environ 1km, puis vous prenez la deuxième à droite, pour arriver à un hôtel-restaurant « las chulpas ». A droite de l’entrée se trouve le chemin montant jusqu’aux chulpas. Compter 30 minutes de marche.
La vue depuis la Chulpa
  • Intipunku:

Près du pont à l’entrée de Ollantaytambo se trouve le point de départ d’une randonnée d’exception. Suivez le chemin sur la droite le long du fleuve avant de prendre de la hauteur (soyez prêts pour 3/4 heures d’ascension, plus de 1.000m de dénivelé!). Les vues sur les sommets enneigés et la vallé en contrebas sont à couper le souffle.

Après une marche intense vous arriverez au but qui vous fera vite oublier le sacrifice consenti: Intipunku, la porte du soleil, tronant plus de 1.200m au-dessus de la vallée et faisant face au géant Apu Veronika (5.750m).

L’arrivée à Inti Punku

Profitez-en pour un pique-nique panoramique avant de reprendre votre route dans le sens contraire (les genoux vont en prendre un coup). Comptez au moins 5/6h de marche, erreintant mais le jeu en vaut la chandelle. Si vous souhaitez couper la rando, un campement est disponible à 1h du sommet.

site de campement majestueux…

 

Où se loger?

Les options sont variées: vous pouvez séjourner soit dans l’une des 3 principales agglomérations de la vallée (Pisac, Urubamba et Ollantaytambo), soit dans l’un des nombreux hôtels situés sur la route qui relie ces axes. Les hôtels à petits budgets se trouvent dans les villes. En voici quelques uns:

  • Ollantaytambo :

Hostal el Chasqui : des chambres toutes simples mais confortables à 35 soles la chambre individuelle. Situé au coin de la rue qui vers la gare.

Chaska Wasi : Auberge de jeunesse bien située et au calme, avec un jardin. Dortoirs à 30 soles.

  • Urubamba:

Hospedaje Calendula : petit hôtel sympa situé à 10 minutes de la Place d’Armes, avec patio et chambres confortables à partir de 40 soles.

Flying Dog Hostel: Auberge de jeunesse récemment ouverte (un classique des backpackers à Cusco), en dehors du centre avec un grand jardin. Dortoirs à 30 soles.

  • Pisac

Hospedaje Inti: rustique, mais bien situé à 2 pas du centre et avec cuisine à disposition. Chambres simples à partir de 35 soles.

Casa Intihuana : Située un peu en dehors de la ville, dans le secteur prisé de la Rinconada, avec des dortoirs à partir de 20 soles.

Où manger?

La Vallée compte évidemment un nombre incalculable de restaurants, d’une qualité très variable. A côté des restaurants populaires proposant des menus simples et économiques existent de nombreux restaurants touristiques, destinés à la clientèle étrangère et bien entendu plus coûteux.

Voici quelques bonnes adresses:

  • Les restaurants touristiques (buffet) : l’Alhambra et le Tunupa à la sortie de Urubamba en direction de Ollantambo (respectivement 40 et 70 soles le buffet). Autres excellentes adresses à Urubamba: « El Huacatay » et « Uru gastropub » (avec des plats à la carte et des prix moyen de gamme).
  • Les restaurants populaires à Urubamba: El Chorillano, avec ses délicieux menus à 8 soles et la Cevicheria « El Nuevo Rey » (et oui, il est possible de trouver un bon ceviche dans la vallée!) avec ses plats marins à partir de 17 soles. En ce que concerne Pisac et Ollantaytambo, de nombreux petits restaurants offrent des menus à 10 soles mais à vrai dire aucun ne m’a vraiment séduit donc je ne les inclurai pas ici. Evitez toutefois les alentours de la place principale où vous payerez le double pour la même qualité (moyenne).

Finalement, la culture de la bière s’est aussi récemment développée dans la Vallée et en cas de soif vous pourrez toujours découvrir des bières artisanales. La plus fameuse d’entre elle est la « Cerverceria del Valle Sagrado » qui se trouve à Pachar, près d’Ollantaytambo. Dégustations de bières d’excellente qualité et petite restauration, avec des événements musicaux organisés chaque mois au profit d’organisations locales. Et il y a même une brasserie tenue par des belges : Kapun, avec une Belgian Triple qui nous rappelle les saveurs du plat pays!

En résumé, la Vallée Sacrée regorge d’endroits charmants, et il est difficile d’établir une liste exhaustive. Visiter tous les attraits de la région prend du temps, c’est pourquoi je vous invite à y aller doucement, quitte à revenir visiter la région lors d’une prochaine occasion. Car à force de vouloir tout voir, on en perd souvent le plaisir du voyage, qui est une opportunité unique de déconnecter du stress quotidien et de s’ouvrir à d’autres réalités. N’hésitez pas à me contacter si vous envisagez un voyage dans le coin, je me ferai un plaisir de vous aider à planifier votre voyage 😉

Bon voyage!