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Catégorie : Asie

MON TOP 5 PLAGES

MON TOP 5 PLAGES

Quoi de mieux pour décompresser qu’une plage de rêve!

Le monde regorge d’endroits fabuleux pour vous aider dans cette tâche.

Certes, nous avons tous en tête cette carte postale reçue d’un collègue et représentant une plage de sable fin, au bord d’une mer aux eaux cristallines, sous le soleil et bordée de cocotier. Mais où partir pour se retrouver dans ces lieux magiques?

Pas forcément besoin d’aller se poser sur un atoll des Maldives, il existe des endroits bien plus accessibles.

Voici donc ma petite sélection personnelle des 5 plus belles plages que j’ai eu l’occasion de voir à ce jour

  1. ZANZIBAR (TANZANIE)

Zanzibar est un lieu magique: d’une part, une histoire hors du commun au carrefour des civilisations, et d’autres part une côte incroyablement belle. Enivrez-vous de l’histoire et de la culture de sa capitale, Stone Town, avant de vous posez sur une plage de sable fin.

J’ai eu l’occasion d’explorer un peu l’île, avant de me poser à cet endroit que je considère toujours comme « ma » plus belle plage à ce jour : « Paje ».

Située du côté est de l’ile, il s’agit d’une immense bande de sable fin aux eaux d’une incroyable transparence. Le phénomène de marée est très marqué de par la faible profondeur des eaux. En fait, au loin, on peut apercevoir des vagues déferlants sur les coraux (à plusieurs kilomètres de la côte). La baignade n est pas toujours aisée à certains moments de la journée, mais au nivau esthétique cette plage est tout simplement incomparable: l’eau est limpide sur des kilomètres à marée basse, puis la montée des eaux va entrainer un ensemble de changement. D’incroyables nuances de vert et bleu turquoise vont défiler au fil des heures.

Par ailleurs, la marée base est un moment privilégié pour apprécier le travail des récolteurs d’algues marines. Par ailleur, avec ses eaux peu profondes et de bonnes conditions de vent, l’endroit est prisé par les adeptes du kyte surfing.

Un autre must à Zanzibar: le restaurant « the rock ». Un endroit unique: vous y accédez à pied en début de journée, et au fil de la montée de la marée, le restaurant va se retrouver entouré d’une mer aux tonalités parfaites. Vous aurez besoin d’une barque en fin de journée pour rejoindre la terre ferme (ou à la nage comme moi, après avoir vidé 2 quilles de vin 😉

De sympathiques marchants Masaï sur la plage de Paje
  1. NUSA PENIDA (Indonésie)

L’Indonésie est un pays fascinant qui est en fait l’archipel le plus grand au monde avec plus de 18.000 îles. Il est donc normal que l’on y retrouve les plus belles plages du monde.

La plage la plus fameuse est certainement l’iconique plage de Nusa Penida, une petite ile située entre Bali et Lombok.

Mais elle est loin d’être la seule valant le coup. Les autres plages recommandée dans la région: celles de Bali (zone sud de l’ile), les Gilis (Gili Trewangan, Gili Meno et Gili Air) et Nusa Lembogan.

La plupart des îles étant volcaniques, le relief garantit des prises de vue à couper le souffle. Je recommande vivement l’exploration de Bali et Lombok en scooter.

L’incroyable plage de Nusa Penida
  1. TULUM (MEXIQUE)

La Rivera Maya est l’endroit le plus touristique du Mexique. Son développement à débuté avec Cancun, ancien village de pêcheur converti en centre de vacances aux accents plus américains que mexicains. S’en suivit Playa del Carmen… Et puis Tulum.

Je me rappelle de la première fois que j’ai mis les pieds dans ce petit bled des Caraïbes en 2003. Un tout petit village, quelques cabanes sur la plage où l’on posait son hamac en échange d’une poignée de pesos. Un site archéologique avec une vue imprenable sur une plage déserte et des eaux turquoise.

Malheureusement, les temps ont bien changé: le village est devenu une ville à part entière, les cabañas ont été remplacées par des hôtels, et en 2006 une rampe d’accès à été construite pour permettre l’accès à la plage déserte depuis les ruines, signant ainsi l’arrêt de mort de ce lieu intouché.

Les hôtels en bord de plage sont devenus très exclusifs, et les accès gratuits ont été réduits par des politiques commerciales douteuses des hôtels et restaurants de la plage (un classique au Mexique). Mais malgré tout, Tulum reste une plage magnifique et dans mon top 3, car cette longue bande côtière de sable fin n’a pas (encore) été bétonnée, contrairement à ses grandes sœurs (Playa del Carmen et Cancun).

Et puis il n’y a pas que du mauvais dans son développement: lors de ma dernière visite (mi-2017), j’ai eu le plaisir de constater qu’une piste cyclable avait été aménagée afin de permettre l’accès aux plages depuis la ville (située à 4km).

Un autre endroit magique de la Riviera Maya, à la frontière avec le Yucatan: Holbox. Il s’agit d’une presqu’ile marquant la frontière entre les eaux des Caraïbes et du Golf du Mexique. Maintenant cela fait presque 10 ans que j’ai visité l’endroit. A l’époque, il s’agissait d’un petit village au bord d’une plage de rêve longue de plusieurs kilomètres. Avec des petites cabañas au bord de la plage… Je doute fortement que cela se soit maintenu aussi tranquille.

Une photo vintage des ruines de Tulum avant la construction de la rampe d’accès…
  1. RAILAY (THAÏLANDE)

La Thaïlande est également réputée pour ses plages de rêve. Entre la mer d’Andaman et le Golfe de Thaïlande, le pays dispose de milliers de km de plage qui en feront rêver plus d’un. Les plus célèbres sont les iles telles que Ko Tao, Ko Samui, Ko Pha Ngan, Ko Phi Phi (à côté de laquelle vous trouverez la plage ayant servi au décor du film « The Beach »), Ko Lanta, etc.

Mais la plage qui m’a le plus marqué est celle de Railay, située près de Ao Nang dans la province de Krabi. Il s’agit d’une superbe baie offrant une vue impressionnante sur les roches de calcaire surplombant l’eau d’une centaine de mètres (cet endroit est d’ailleurs très prisée des grimpeurs). Les plages sont évidemment de sable blanc fin et bordées par une mer aux eaux transparentes et chaudes. Par ailleurs, il s’agit d’un endroit relativement plus tranquille en comparaison avec les iles environnantes.

La vie est dure à Railay!
  1. SANTA GIULIA (CORSE)

La méditerranée regorge également de super coins qui n’ont pas grand-chose à envier aux tropiques. La Grèce est l’un des pays les plus réputés pour ses plages de rêve, mais je fus déjà bien surpris par la beauté et les eaux transparentes des plages de la Corse, telles que Santa Giulia, près de Porto Vecchio.

Une bande de sable fin et des eaux limpides, entourés des pins typiques de la zone. Certes, l’eau n’est pas aussi chaude que dans les zones tropicales; mais la baignade y reste cependant bien agréable. Et puis, pas besoin de se farcir 12h d’avions pour s’y rendre 🙂

Quand la Méditerranée se fait belle…

 

Voilà donc pour cette petite sélection, mais il y a bien d’autres plages que j’ai adoré, pour en citer quelques unes:

  • Palolem à Goa (Inde): un endroit relax et pas cher, une halte nécessaire lors d’un voyage long et intense en Inde.
  • Camps Bay à Cape Town (Afrique du Sud): une superbe plage aux eaux limpides, par contre oubliez la baignade car la température de l’eau est d’à peine 15°.
  • Les Calenques du Sud de la France: un ensemble de criques formée par la roche. Des paysages magiques entre le bleu de la méditerrannée et les roches calcaires.
  • Utila dans les Bay Islands (Honduras): un des meilleurs endroits pour faire de la plongée dans les Caraïbes. Les coraux y sont impressionnants, même si au niveau plage sa grande sœur (Roatan) est plus réputée
  • La côte pacifique du Mexique: de Baja California à Oaxaca, le Mexique offre près de 5000km de côte au bord du Pacifique. Je n’ai pas eu l’occasion d’explorer Baja California, mais certaines de ses plages n’ont rien à envier a la Rivera Maya
  • Koh Rong (Cambodge): il s’agit d’une ile située au large de Sianoukville. Un endroit relax et agréable. Ses plages sont sublimes, même si malheureusement les conditions climatiques ne m’ont pas permis de les apprécier à leur juste valeur.
  • Perhentians (Malaisie): les iles de Perhentians sont située au large de Kota Baru. Petit paradis de la plongée, certains côtés de l’iles offrent des plages de sable fin et la mer y est d’un azur parfait.
  • Likoma (Malawi): aussi bizarre que cela semble, la plage de cette île est en fait bordée par un lac et non la mer. Pourtant, ses eaux douces sont d’une limpidité parfaite (qui ressemble à certains coins de la Méditerranée).
  • Copacabana à Rio (Brésil): avoir une superbe plage dans une ville densément peuplée n’est pas une tâche aisée. Et pourtant la célèbre plage de Copacabana est très agréable pour la baignade, même si vous ne risquez de vous sentir seul.

Bien entendu, ceci n’est qu’une très courte liste basée sur ma propre expérience. N’hésitez surtout pas à m’indiquer quelle est vôtre plage préférée afin de l’inclure dans un prochain voyage. D’ici là, bonne bronzette!

QUEL TREK CHOISIR AU NEPAL?

QUEL TREK CHOISIR AU NEPAL?

PRESENTATION DES TREKS AU NEPAL

Le Népal est le paradis de la randonnée. Le pays compte 8 des 10 plus hauts sommets au monde, une nature encore relativement peu touchée et des variations de paysages incomparables (entre 500m et 8000m sur quelques centaines de km). Par ailleurs, le pays a su développer une industrie touristique basée sur l’exploration de ses plus beaux sentiers himalayens, et peu d’endroits au monde peuvent se targuer de proposer des treks aussi plaisants (au niveau paysages, le confort des « teahouse », le mysticisme bouddhiste, la sympathie des locaux, etc.)

Amoureux de ce pays, j’ai sillonné ses sentiers pendant des mois et y ai eu le plaisir d’effectuer ses 3 treks les plus célèbres (Everest, Annapurna et Langtang) ainsi qu’un des plus éloignés et moins fréquentés (Kanchenjunga).

J’ai donc planché pour vous préparer un petit guide comparatif pour vous aider à choisir le trek le mieux adapté à vos besoins. J’ai personnellement effectué ces 4 treks mais ai étudié beaucoup d’autres treks au Népal. Je vous donne par la suite des infos sur d’autres treks basé sur mon analyse confirmée à chaque fois par les commentaires d’autres randonneurs (je n’ai repris que les treks pour lequels j’ai reçu un feedback de quelqu’un l’ayant fait).

Bonne lecture!

 

  • EVEREST BASE CAMP (EXTENSION: EVEREST 3 PASSES)

Certainement le trek le plus prestigieux avec comme récompense de superbes vues sur le sommet du monde (8.848m). C’est LE trek à choisir pour les paysages de haute montagne. Au cours de cette randonnée, vous suivrez les pas des plus grands alpinistes du monde pour rejoindre le camp de base de cette montagne mythique. Le point de vue le plus connu pour observer le toit du monde est Kalapathar (5.545m). Pour ma part, je lui ai préféré Gokyo Ri (5.483m, se trouvant dans la vallée de Gokyo) qui reste à ce jour ma plus belle vue de montagne (à tel point que j’en ai fait la panoramique mise en tête de cet article… et la page d’accueil de ce blog 🙂

Pour rejoindre cette vallée, vous devez traverser Cho-La (un col à 5.350m). Ce col fait partie de l’extension classique du Camp de Base (Everest 3 passes). Les 2 autres cols sont: Kongma-La (5.535m) qui offre de superbes vues sur le mur de Lhotse (8.511m) et Renjo-La (5.388m), offrant un point de vue similaire à Gokyo-Ri (d’après les dires, pour ma part ce fut dans une tempête de neige que je l’ai traversé!). Attention toutefois car le passage de ces cols peut être délicat surtout s’il sont enneigés!

Par ailleurs, le trek inclut une partie culturelle en passant par de jolis villages népalais, et cela si vous choisissez de faire le chemin jusque Jiri (à l’aller ou au retour). Comptez 6-7 jours supplémentaire par trajet, soit 12 donc si vous faisez l’aller et retour). Il s’agit de la partie la plus difficile du trek, car vous couperez literalement les vallées au lieu de suivre tranquilement le cours de l’eau. 90% des randonneurs démarrent depuis Lukla, accessible uniquement par avion.

 

Points forts du trek:

– Paysages de montagne (l’une des meilleures vues au monde depuis GokyoRi)

– Se trouver nez à nez avec 4 des 10 plus hautes montagnes au monde (Everest,       Lhotse, Makalu, Cho-Oyu)

– Partie culturelle (entre Lukla et Jiri)

 

Points faibles du trek:

– Fort fréquenté (25.000 randonneurs par an)

– Assez coûteux (vol vers Lukla à 150$ par segment et teahouse de haute altitude)

– Accès peu aisé (10 heures de bus d’enfer jusque Jiri puis 6 jours mininimum jusque Lukla OU vol depuis Kathmandu)

– Altitude (séjour haut dessus de 5.000m à Gorakshep)

 

Données pratiques:

Élévation max.: 5,545m (Kala Patthar)

Jours: Min. 12 (comptez environ 7 jours en plus si vous souhaitez faire les 3 cols et 7 jours pour redescendre ou monter depuis Jiri)

Difficulté: Moyenne (difficile pour la partie Jiri-Lukla et les 3 cols)

Accès : Le trek n’est pas isolé au nombre de randonneurs mais aucun accès terrestre à moins de 7 jours de Lulka

Coût: Moyen – comptez min. 20 à 30$ par jour (en solo)

Meilleure saison: Mars à mai et octobre à novembre (évitez les mois d’hiver pour Les 3 cols).

Zone à accès restreint (permis spécial): Non

Permis requis: TIMS (20$ en solo et 10$ par agence) et parc de Sagarmatha (35$)

L’incroyable vue de l’Everest (et de Lhotse) depuis Gokyo Ri (5.483m)

 

  • ANNAPURNA BASE CAMP (EXTENSIONS: LAC DE TILICHO, POONHILL et ANNAPURNA SANCTUARY)

Le trek le plus connu du Népal. Dans sa version classique, un circuit de 14 jours autour de la Cordillère des Annapurna. Cette randonnée est la plus variée du Népal avec un fort contraste entre la vallée fertile de Manang et les terres arides du Mustang, toutes deux séparées par le point culminant du trek (Thorung-La 5.416m). Malheureusement, la zone est tellement fréquentée qu’une route a été construite jusque Manang et depuis Muktinah (ce qui ne laisse que quelques jours de rando sans aucun vehicule!). En cours de route vous pouvez faire de super détours (par le lac gelé près de Manang, la grotte de Milarepa, le lac de Tilicho) et puis si vous avez du temps devant vous, couper vers Ghorepani et Poonhill pour terminer par le Camp de Base de l’Annapurna (« Annapurna Sanctuary », nommé ainsi car vous vous retrouverez dans un amphithéâtre entouré de sommets à plus de 7.000m)

 

Points forts du trek:

– Grande diversité de paysages et superbes vues de montagne (l’ensemble de la        Cordillère des Annapurnas)

– Les petits villages dans le style tibétains (vous serez à la porte de l’ancien                 royaume de Upper Mustang) et les monastères

– Faible coût et diversité des plats dans les teahouse

– Les superbes et nombreuses extensions possibles

– Accès aisé (le trek se termine en périphérie de Pokhara)

 

Points faibles du trek:

– Le trek le plus fréquenté du Népal (100.000 randonneurs par an, soit la moitié    de l’ensemble du Népal)

– La route qui couvre une grande partie du circuit et en enlève l’authenticité

– Les milliers d’escaliers pour arriver au camp de base de l’Annapurna (qui sont      en plus à emprunter dans les 2 sens)


Données pratiques:

Elevation max.: 5.416m (Thorung-La)

Jours: Comptez 14 jours pour le circuit classique (pour les extensions: Lac glacé et Milarepa excursions d’un jour, Tilicho 2 jours, Poonhill 3 jours, Annapurna Base Camp 4 jours supplémentaires. L’ensemble m’a pris 28 jours en y allant relax)

Difficulté: Moyenne (partie Tilicho le long d’un chemin à éboulement et chemin vers le camp de base Annapurna remplis d’escaliers)

Accès :Le trek n’est pas isolé au nombre de randonneurs et accès aisé depuis Pokhara

Coût: faible – Comptez 15 à 25$ par jour (en solo)

Meilleure saison : mars à mai et octobre à novembre

Zone à accès restreint (permis spécial): Non

Permis requis: TIMS (20$/10$) et ACAP (20$)

Vue depuis le camp de base de l’Annapurna… Avec Annapurna I (8.090m) et Fishtail (6.997m)

 

  • LANGTANG VALLEY (EXTENSIONS: TAMANG HERITAGE TREK, GOSAINDKUND TREK) 

Le meilleur trek du Népal pour ceux qui ne disposent que d’une semaine mais veulent sentir l’essence de l’Himalaya. Bien que son point de départ soit situé à 100km de Kathmandu, il vous faudra du courage pour affronter les terribles 10h de bus (!).

Au programme: 2 jours de marche graduelle pour atteindre Kyianging Gompa (3.700m), point de départ de l’exploration des sommets voisins de Kyanjing RI (4.700m) et Tserko RI (4.980m) qui offrent un point de vue exceptionnel sur les montagnes environnantes. Certes, les sommets sont moins hauts que dans d’autres treks (même si Langtang Lirung atteint quand même 7.245m) mais cela ne m’a pas empêché d’être agréablement surpris par la beauté des paysages (je précise que j’ai effectué ce trek après mes 3 autres treks). Vous pouvez aussi vous approcher du glacier de Langtang Lirung pour admirer un mur de glace de plus de 3.000m. Ou encore partir à la rencontre des Yaks dans la Vallée de langshisha kharka.

Par ailleurs, à l’issue du trek, vous avez plusieurs options: vous diriger vers la frontière chinoise en visitant les villages des communautés Tamang (trek culturel de basse altitude). Ou encore (si le trajet en bus à l’aller vous a dégouté) vous rapprocher de Kathmandu en passant par les lacs sacrés de Gosaindkund (superbes vues sur Ganesh Himal et au loin Manaslu)… voire même revenir jusque Kathmandu en poursuivant sur Helambu!

Finalement, j’encourage à aller dans cette région qui a été dévastée par le tremblement de terre de 2015. Presque chaque local rencontré m’a fait part du décès d’un proche lors de ce tragique événement. Comble du malheur, la région a été boudée des touristes pendant une éternité. Il est donc indispensable de les aider en leur rendant visite et leur apportant un revenu.

 

Points forts du trek:

– Grande diversité et paysages de montagne sur une courte durée

– Moins fréquenté que Everest et Annapurna mais refuges tout aussi                         confortables

– Les habitants sont d’une gentillesse exceptionnelle

 

Points faibles du trek:

– Même chemin pour aller et revenir de Kyanjing Gompa

– Le trajet en bus depuis kathmandu est tout simplement horrible!

 

Données Pratiques:

Elevation max.: Tserko Ri (4.983m)

Jours: Comptez 4/5 jours pour aller et revenir sur Kyanjing. Prévoyez au moins 2-3 jours pour explorer les environs. Plus 5 jours supplémentaire pour Tamang, idem pour Gosaindkung

Difficulté: Facile à Moyenne (Tserko Ri)

Accès: Le trek n’est pas isolé au nombre de randonneurs et pas trop loin de Kathmandu

Coût:  Comptez 15 à 25$ par jour (en solo)

Meilleure saison: Mars à mai et octobre à novembre

Zone à accès restreint (permis spécial): Non

Permis requis: TIMS (20$/10$) et Langtang permit (30$)

vue de Langtang Lirung depuis Kyanging Gompa

 

  • KANCHENJUNGA BASE CAMP TREK (CAMP DE BASE NORD ET SUD)

Un trek exceptionnel dans une des zones les plus reculées du Népal pour ceux qui veulent bénéficier des plus beaux paysages de montagne d’exception sans la foule des Annapurna ou de l’Everest. Ce trek, situé à la frontière avec le Tibet et l’ancien royaume du Sikkim (Inde), vous emmènera au pied du 3e plus haut sommet du monde, le Kanchenjunga (8.586m). En chemin vous pourrez partager le quotidien des habitants de la zone et profiter d’une nature et de peuplades épargnées du tourisme. Le trek du Kanchenjunga est un « teahouse trek » (avec refuges) depuis quelques années, et ses auberges sont bien plus rustiques que la moyenne. Mais ce que vous perdez en confort vous le gagnerez en authenticité (de nombreux refuges sont en fait des logements auprès de familles locales). Et que dire de la montagne… entre le camp de base sud et nord, un ensemble de sommets impressionnants: Jannu, Kambachen et les Kabrus, tous à près de 8.000m. Le voyage jusque Taplejung est assez long et éreintant, mais vous serez récompensés de vos efforts!

Je vous recommande de profiter de ce trek qui est le teahouse trek le moins fréquenté du Népal (moins de 2.000 randonneurs par an) avant que sa beauté ne se fasse connaître et qu’il ne devienne un autre Annapurna.

 

Points forts du trek:

– Superbes paysages de montagne (vue sur Kanchenjunga et Makalu)

– Trek peu fréquenté

– Les habitants et la nature sont encore peu touchés par le tourisme

 

Points faibles du trek:

– Le point de départ est très isolé (même via liaison aérienne, vous devrez                 affronter plus de 10heures de route)

– Les refuges sont très rustiques

– Le coût élevé

 

Données pratiques:

Elevation max.: Lapsang La (5.160m)

Jours: 21 jours dans la version complète (camp de base nord et sud)

Difficulté: Moyenne à difficile

Accès: Le trek est très isolé (accès et nombre de randonneurs)

Coût: Comptez min 1.000$ pour les 21 jours (soit 40$/jour)

Meilleure saison: De mars à mai et octobre à novembre

Zone à accès restreint (permis spécial): Oui. Guide et groupe de min 2 personnes obligatoire

Permis requis: TIMS (10$), Kanchenjunga Area Permit (20$) et Restricted Area Permit (10$ par semaine)

On se sent tout petit face au 3e sommet du monde…

 

 

Après cette présentation détaillée des treks que j’ai fait, voici une liste d’autre treks avec les informations recueillies auprès d’autre trekkers:

 

  • Manaslu Circuit:

Présenté comme le nouvel Annapurna (au point d’être nommé l’Anaslu), le circuit autour du 8e sommet au monde (8.163m) attire déjà les foules. Un superbe trek culturel, recommandé tant pour ses paysages que pour sa diversité.

Un petit plus: au cours d’un side trip, il est possible d’entrer illégalement au Tibet 🙂

Information pratique:

  • Altitude max: 5115m
  • Jours : 15
  • Difficulté: moyenne à dur
  • Prix : élevé (zone restreinte avec guide obligatoire)
  • Saison: mars à mai et octobre à novembre
  • Permis: TIMS (10$), ACAP (20$), MCAP (20$), RAP (70$ la première semaine, 10$ après)

 

  • Makalu base Camp

Un des treks les plus isolés, les moins fréquenté et pour les plus intrépides. Ici les sentiers sont assez complexes et la nature intouchée. Vous rencontrerez peu d’autres trekkers et les lodges sont peu nombreux et rustiques (il s’agit du dernier trek a avoir été converti en « teahouse »). A éviter en dehors de la saison (les lodges seront fermés). Un des inconvénients: vous empruntez le même chemin à l’aller et au retour.

Par ailleurs, pour les aventuriers en quête d’adrénaline, il y a une extension possible qui permet de relier le camp de base de Makalu (4e sommet au monde – 8.468m) au trek de l’Everest à hauteur de Pangboche. Attention ici on parle d’alpinisme avec passage de Sherpani Col (6.135m) et West Col (6.143m). Vous aurez besoin de tout l’équipement nécessaire (crampons, corde, autonomie alimentaire, etc.). Je me suis renseigné sur le sujet avant d’abandonner l’idée faute de temps et de moyens. Mais d’après les renseignement obtenus il s’agit d’un des plus beaux paysages de montagne au monde (vues imprenables sur Makalu, Everest, Lhotse, Kanchenjunga).

Information pratique:

  • Altitude max: 5250m
  • Jours : 15
  • Difficulté: difficile
  • Accès: très isolé
  • Prix : moyen (pas en zone restreinte)
  • Saison: mars à mai et octobre à novembre
  • Permis: TIMS (20$), Makalu Barun Permit (35$)

 

  • Mardi Himal trek

Une nouvelle alternative au Camp de Base de l’Annapurna. Ici la star est la superbe montagne de Machhapuchhre (aussi appelé « fishtail » pour sa forme, 6.997m). Au début vous partagerez l’itinéraire du camp de base de l’Annapurna avant de vous élever et de suivre une route parallèle à ce dernier mais en le dominant de plus de 1.000m (ce qui à l’énorme avantage de proposer des points de vues invisibles depuis la vallée, et qui plus est sans les foules). Il se termine au pied de Mardi Himal et Machhapuchhre, avec une vue sur les Annapurna. Il peut être combinés aux autres treks de la région (Annapurna circuit, Poonhill, etc.)

Information pratique:

  • Altitude max: 4200m
  • Jours : 6
  • Difficulté: facile à moyen
  • Accès: facile depuis Pokhara
  • Prix : bas (pas en zone restreinte)
  • Saison: mars à mai et octobre à novembre. Au vu de l’altitude modérée, également possible en hiver.
  • Permis: TIMS (20$), ACAP (20$)

 

Par ailleurs, je me devais aussi de mentionner 2 superbes treks culturels

  • Upper Dolpo 

Une des perles du Népal avec des villages au style tibétain. Située dans une zone intouchée à l’ouest du Népal, vous aurez l’impression d’effectuer un voyage dans le temps. Altitude au rendez-vous avec 3 cols à plus de 5.000m, il s’agit bien d’un vrai trek de montagne.

Information pratique:

  • Altitude max: 5.200m
  • Jours : 20
  • Difficulté: modérée
  • Accès: très isolé
  • Prix : élevé (zone restreinte et guide obligatoire)
  • Saison: De mars à mai et octobre à novembre.
  • Permis: TIMS (10$), RAP (500$ pour les 10 premiers jours, 50$ par jour supplémentaire!)

 

  • Upper Mustang

La frontière entre le Mustang et l’Upper Mustang se situe à Kagbeni, sur le circuit de l’Annapurna. De là commence l’ancien royaume de Mustang avec sa capitale, la ville interdite de Lo-Mangthang, à la frontière avec le Tibet. Si proche du circuit des Annapurnas et pourtant si protégé du tourisme, vous pénétrerez dans un royaume ancien et isolé. De nombreux mythes et légendes entourent ces lieux.

Information pratique:

  • Altitude max: 4.000m
  • Jours : 10
  • Difficulté: modérée
  • Accès: aisé depuis Jomson
  • Prix : élevé (zone restreinte et guide obligatoire)
  • Saison: mars à mai et octobre à novembre.
  • Permis: TIMS (10$), RAP (500$ pour les 10 premiers jours, 50$ par jour supplémentaire!)

Bien entendu, avec un coût des permis si élevés, peu de gens se rendent dans ces zones (Je n’ai recontré qu’un groupe de randonneur ayant fait chacun de circuits). Je trouve cela remarquable de la part du gouvernement népalais de vouloir protéger ces zones du tourisme de masse (un peu à l’image du Bhoutan). Malheureusement, je fais partie de ceux qui ne peuvent s’y rendre. Mais je suis convaincu que cela doit être exceptionnel au niveau culturel!

Voici donc pour ce petit comparatif des treks népalais.

Maintenant que vous savez lequel choisir, il vous manque juste un petit guide sur comment préparer son trek (matériel, formalité, info pratique…). Je planche dessus. On reste en contact pour que vous soyez informés dès que je le publie 😉

Si vous avez des questions ou vous connaissez d’autres itinéraires (je me suis limité aux teahouse treks et aux infos à ma disposition), n’hésitez pas!

Bon trek!

TOP 10 DES LIEUX A VOIR EN INDE

TOP 10 DES LIEUX A VOIR EN INDE

  1. SRINAGAR

 

Srinagar est la capitale du Kashmir, une région du nord de l’Inde qui a fait l’objet de nombreuses tensions au cours des dernières années (vérifiez la situation politique avant de vous y rendre). Située dans les contreforts de l’Himalaya, la principale attraction de cette ville est son lac (le Dal). Vous pourrez y séjourner sur l’un des « House Boats », des bateaux apparus à l’époque coloniale lorsque les anglais ne pouvaient acquérir de propriétés terrestres.

Le style de ces bateaux est particulier, et y passer la nuit est une expérience unique, mais soyez cependant vigilant lors de votre sélection (car une fois votre choix effectué, vous pourriez vous retrouver bien mal « embarqué »). Vérifiez également ce qui est inclus ou non (la plupart des bateliers offrent une formulent avec repas inclus).

Par ailleurs, munissez-vous de patience car les locaux sont très insistants pour vous vendre de la « pashmina ». Nous avons même eu la joie d’avoir notre marchand local à bord du bateau, qui nous rappelait à chaque passage qu’il avait sélectionné les meilleurs tissus spécialement pour nous!

Mes coups de cœur:

  • Naviguer sur le lac et découvrir la vie des locaux
  • L’expérience de séjourner sur le bateau
festival de couleurs lors du coucher de soleil sur le lac Dal

 

  1. LE GOLDEN TEMPLE D’AMRITSAR

 

L’Inde offre une incroyable diversité de cultures et de religions. Parmi celles-ci, le Sikhisme. Cette religion, située à mi-chemin entre l’Hindouisme et l’Islam, a pour lieu saint le « golden temple » situé dans la ville d’Amritsar, à 2 pas de la frontière pakistanaise.

Dégageant une superbe énergie, ce temple est l’endroit parfait pour partir à la rencontre des Sikhs et en apprendre plus sur leur histoire et leurs coutumes. Grands guerriers et commerçants hors pairs, ce sont également des gens charmants.

Arrêtez vous pour une pause déjeuner dans la cantine du temple, où tous les jours une procession de près de 60.000 pélerins reçoivent un plat de dhal (lentilles), bhat (riz) et chappattis. Dans un pays marqué par les castes et les distinctions sociales, il est remarquable de voir des gens de toutes origines et religions s’asseoir l’un à côté de l’autre le temps d’un repas, qui est proposé à titre gratuit. Vous pouvez pousser l’expérience un peu plus loin en aidant bénévolement au service de ces repas.

Profitez de votre passage dans la région et poussez une pointe jusqu’à la frontière avec le Pakistan pour y voir un spectacle très spécial: la fermeture de la frontière avec défilés militaires sous les ovations d’une foule en délire des deux côtés de la frontière.

Mes coups de cœur:

  • Les conversations avec les Sikhs au bord du temple
  • L’impressionnant défilé de foule à la cantine
  • Le spectacle à la frontière
Le temple sacré des Sikhs

 

  1. GOA

 

Les plages de Goa ont une connotation hippie liée à la mouvance psychédélique des années 60 et 70. Force est de constater que les choses ont bien changé : les junkies ont fait place aux touristes (russes dans leur majorité) et de nombreux ressorts hôteliers se développés.

Et pourtant Goa reste un point de passage classique lors d’un voyage de longue durée en Inde. Il faut dire que sa tranquillité s’apprécie. Ancienne colonie portugaise, son architecture est complètement différente du reste du pays. . La capitale Panjim en est l’exemple même avec ses églises colorées. Ici, le premier élément qui surprend est la propreté des rues, qui contraste avec les autres villes indiennes.

La gastronomie de Goa est également très savoureuse et consiste en une fusion entre la cuisine traditionnelle indienne et des influences méditerranéennes. De plus, les taxes sur l’alcool sont les plus faibles du pays, ce qui plaira à plus d’un (dont je fais partie).

Les plages sont les plus propres du subcontinent indien (mais n’ont cependant pas la beauté des Iles d’Andaman).

Mes coups de cœur:

  • les plages de Palolem
  • la gastronomie (oh ce « shrimp thali »!) et les bières bon marché
  • La tranquillité et la propreté de Goa
Coucher de soleil à Palolem

 

  1. LE TAJ MAHAL

 

Et oui, le monument le plus iconique de l’Inde fait bien entendu partie de ma liste. Le Taj Mahal est un mausolée de marbre blanc construit par l’empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse Arjumand Bânu Begam. Il fut élu nouvelle merveille du monde en 2007.

Se trouvant à 2 heures de Delhi, il s’agit du site le plus visité d’Inde et il est pris d’assaut dès le matin. Veillez donc à arriver sur le site dès l’ouverture.

Par ailleurs, profitez-en pour visiter le fort rouge d’Agra qui est également très impressionnant. Dans l’ombre du Taj Mahal, l’architecture du temple de Fatehpur Sikri est remarquable et offre une tranquillité bienvenue après le Taj.

Mes coups de cœur:

  • Le Taj bien entendu
  • La vue depuis le Fort d’Agra
  • Les rencontres à Fatehpur Sikri
Le Taj Mahal

 

  1. LA VILLE SAINTE DE VARANASI

 

Vârânasî, l’ancienne Bénarès, restera pour moi la ville la plus folle au monde. Première ville sainte des hindous, située à deux pas d’un des 4 lieux sacrés du Bouddhisme (Sarnath), la ville dégage une intense énergie spirituelle .

Vous y verrez des extrêmes en tous genres, surtout près des « Ghats » dispersés le long du fleuve sacré du Ganges. C’est l’endroit même où se concentre les activités de cette ville très ancienne : les « Pûjâ » (rituels d’offrande), les « Ganga Arti » (cérémonie religieuse qui se déroule au coucher du soleil), les baignades sacrées dans ses eaux contaminées… et bien sûr les crémations de défunts!

Dans la croyance Hindoue, la crémation au bord de ce fleuve sacré est nécessaire pour obtenir des conditions de renaissance favorables. Et cela offre des scènes impressionnantes : entre le crépitement des flammes, la tristesse des familles des défunts, la puanteur et la saleté ambiante, le tout au milieu de chiens et vaches errantes. Certaines familles ne disposant pas des moyens pour s’offrir cette cérémonie, il n’est pas rare de voir des corps flotter sur le fleuve.

Cette description vous semble apocalyptique? En effet, je ne recommanderai pas Vârânasî aux âmes sensibles. Cependant cet endroit sacré possède une énergie incroyable qui vaut la peine d’être resentie une fois dans sa vie. Un moment intense, à la rencontre de l’essence de la culture et de la spiritualité indienne.

Mes coups de cœur:

  • la navigation sur le fleuve le long des Ghats au lever / coucher du soleil
  • l’intensité des temples hindous
  • les lassis du « blue lassi shop »
  • la tranquillité et le belle énergie à Sarnath
Navigation sur le Ganges au coucher du soleil

 

  1. RISHIKESH

 

Je me souviens des paroles d’un ami de voyage lors de mon arrivée à Rishikesh. Il m’a dit: « ouais, ça sent le business, mais tu verras tu vas rester dans le coin un moment »… Et de fait!

Rishikesh est endroit très particulier, un genre de succursale de la ville sacrée de Haridwar, mais en version commerciale destinée aux touristes occidentaux.

Ici, les ashrams (centres de retraites spirituelles) sont légions. Certains d’entre eux (comme celui de Sivananda) sont complets des mois à l’avance.

Des centres de yoga se trouvent à tous les coins de rue. Le spirituel est devenu un produit de consommation comme les autres et Rishikesh n’échappe pas à la règle. De nombreuses échoppes vous vendront statues, encens, musiques relaxante, produits ayurvédiques, etc.

Malgré cette surenchère commerciale, Rishikesh reste un bel endroit qui vous amènera à faire des rencontres exceptionnelles. Par ailleurs, son essor touristique lui permet également de bénéficier d’une grande diversité de restaurants qui s’apprécie après les saveurs (parfois particulières et toujours intenses) des villes indiennes.

Rishikesh est également célèbre pour avoir été la résidence des Beattles lors de leur voyage en Inde en 1968. Allez donc faire un tour à leur Ashram (abandonné à ce jour).

Mes coups de cœur:

  • le « Ganga Arti » de Parvath Niketan
  • les restaurants de Rishikesh
  • le festival « Holi » lors de mon premier passage dans cette ville
Le Ganga arti

 

  1. LE RAJASTHAN

 

Des étendues de sables à perte de vue, des villes colorées, des forts majestueux… le Rajasthan a tout pour plaire. Situé au Nord-ouest de Delhi, cet état à la frontière entre les religions Hindoue et Musulmane fait partie des lieux les plus visités de l’Inde.

Une visite du Rajasthan commence souvent par sa capitale, Jaipur, la « ville rose », moins oppressante que la plupart des villes indiennes de même taille. La ville regorge de trésors d’architecture tel que le Hawa Mahal. Par ailleurs, ne manquez pas le coucher du soleil depuis le fort de Nahagahr!

Un autre endroit très visité est le fort de Jeselmer, une immense forteresse de sable située au milieu du désert. Point de départ des safaris à dos de chameau, qui sont une belle opportunité de découvrir la vie des communautés nomades du coin. Et de dormir à la belle étoile sous un ciel magnifique.

Vous pourrez ensuite poursuivre vers la cité des palais: Udaipur, avec ses belles constructions situées pour la plupart le long du lac Pichola. Il s’agit une destination prisée par les indiens en quête de romantisme.

Moins connue mais tout aussi belle : Jodhpur, « la ville bleue », surnom conféré de par la couleur de ses toits. Sa forteresse est superbe et permet une exploration en profondeur.

Finalement, pour un peu de spiritualité et de recueillement, visitez Pushkar, lieu de pèlerinage hindou.

Mes coups de cœur:

  • Le safari avec nuitée dans le désert
  • Le coucher de soleil depuis Nahagahr à Jaipur
  • La forteresse de Jodpur
Jodhpur la bleue

 

  1. HAMPI

 

Le paysage de Hampi est inédit: les énormes rochers sont empilés les uns sur les autres de manière artistique comme si cela était l’œuvre d’un titan!

Le rouge de ses terres se mêle au vert des cultures de riz et plantations de bananes, auxquels s’ajoute le bleu du ciel (et le noir du fleuve coupant la ville en 2, ce qui est moins poétique).

Vous pourrez y visiter de nombreuses constructions et temples en pierre se trouvant répartis sur une vaste superficie (vous pouvez louer un vélo ou une petite moto). Le temple de Vittala est le plus renommé avec sa pièce maitresse: le chariot de pierre.

Ambiance relax et hippie au rendez-vous dans ce petit patelin où vous pourrez également vous essayer à la grimpette sur ces rochers aux formes si particulières.

Mes coups de cœur:

  • L’ambiance relax et hippie du coin
  • Les colosses de pierre
  • L’exploration des lieux en vieille mobylette
Le temple de Vittala

 

  1. MACLEODGANJ

 

Cette petite ville situé au-dessus de l’agglomération de Dharmashala n’est autre que le lieu d’accueil du gouvernement tibétain en exil, et donc la résidence officielle du Dalaï Lama.

Situé à près de 2000m d’altitude dans l’état d’Himachal Pradesh, il s’agit d’un endroit enchanteur.

Ici vous pourrez vous adonner à des activités en tout genre: méditation, yoga, randonnées dans les montagnes environnantes, cours de cuisine tibétaine, etc. Vous pourrez aussi y aider la communauté tibétaine, notamment en donnant des cours de langue.

Et bien entendu, visiter le siège du gouvernement tibétain en exil. Un musée adjacent vous permettra d’en apprendre plus sur l’histoire de ce pays envahi par la Chine.

Si vous êtes chanceux, vous pourriez même y rencontrer le Dalaï Lama: bien qu’étant souvent en voyage, ce grand Monsieur donne des enseignements et conférences de manière régulière.

Mes coups de cœur:

  • le volontariat et les cours de conversation en anglais dans les associations locales : un must pour les échanges culturels avec les tibétains!
  • Assister aux enseignements du Dalaï Lama
  • La randonnée jusque Triund
  • Les cours de cuisine tibétaine : de délicieux momos!
La vue sur Macleodganj

 

  1. LADAKH

 

Le Ladakh est l’un de ces endroits qui vous marquent pour la vie. Il s’agit d’un vaste territoire montagneux perdu dans le nord-ouest du pays, à la frontière avec le Tibet et le Pakistan.

La tranquillité qui y règle contraste avec l’intensité du reste du pays: ici pas le moindre harcèlement, pas la moindre tension. Les Ladakhis ont le cœur sur la main, et vous garderez leurs nombreux sourires en mémoire.

Leh, la capitale du Ladakh, est un endroit magique. Située à 3.500m d’altitude et entourée de montagnes arides, sa tranquillité et son centre historique anachronique vous séduiront. Son temple principal ressemble étrangement au Potala. Et si vous êtes chanceux, vous pourrez assister à l’une ou l’autre exposition de Tankas (peinture tibétaines). Ne ratez pas son festival touristique qui a lieu mi septembre: ce sera pour vous une opportunité unique de découvrir le folklore Ladakhi en mode relax.

Le temple de Leh

Les paysages du Ladakh présentent de nombreuses similitudes avec ceux du Tibet. Et ses monastères sont de véritables joyaux. Mon coup de cœur : Thinksey, impressionnant avec ses 12 étages et sa statue de Maitreya (Bouddha du futur). Hemis et Lamayuru valent également le déplacement.

Un conseil pour l’exploration de ces lieux : louer une Royal Enfield (comptez 20$ par jour). Cette moto de guerre est conçue pour résister aux conditions (difficiles) des routes mythiques du Ladakh, un paradis pour les motards. Prenez votre temps et visitez des lieux insolites: la Vallée de Nubra, en passant Khardung La (le plus haut col routier au monde, à 5.602m); le point de rencontre des eaux des fleuves Hindu et Zanskar; les splendides lacs de Pangong et Tso Moriri, etc.

Et si vous faites la route depuis Manali (Himachal Pradesh) ou Srinagar (Kashmir) : le voyage est une fin en soi!

Envie de suer?! Rappelez vous que vous êtes au cœur de l’Himalaya: vous pourrez partir en trek pendant quelques jours le long de la Marka Valley ou même vous attaquer à un sommet de 6.150m (Stok Kangri). Comptez un budget minimum de 200 à 250$ pour chacune de ces activités.

Et si vous êtes assez téméraires pour braver le froid de l’hiver: vous pourrez parcourir le fleuve Zanskar gelé à la recherche du « Snow léopard », le superbe félin de l’Himalaya.

Mes coups de cœur:

  • L’hospitalité sans précédent de « Mama Sonam » à Jiggyas Guesthouse
  • La gentillesse des Ladakhis et la convivialité du festival de Leh (septembre 2017)
  • Mordre la poussière en Royale Enfield
  • La vue depuis le sommet de Stok Kangri (6.153m)
La difficile ascension de Stok Kangri

NAMASTE INDIA!!! Bien préparer un voyage en Inde…

NAMASTE INDIA!!! Bien préparer un voyage en Inde…

L’inde est le pays des extrêmes. Ses chiffres laissent sans voix: 1.326.000.000 âmes, soit le 2e pays le plus peuplé au monde, et l’une des plus grandes diversités culturelles du monde avec au moins 9 religions qui s’y côtoient au jour le jour et 22 langues officielles (quasi toutes utilisent un alphabet différent). Berceau de la spiritualité, ce pays est à la fois source de fascination et de crainte. Aller en Inde est une expérience troublante : préparez-vous à un choc culturel, une remise en cause de vos croyances. A 1000 lieues de votre confort occidental, vous aurez certainement des hauts le cœur face à l’intensité de ce pays et ses extrêmes de pauvreté. Mais cela fait partie de votre chemin personnel… A vous d’apprendre à surmonter vos émotions et vous laisser enivrer par la spiritualité et les nombreux atouts de ce pays fantastique.

Une chose est sûre: l’Inde ne vous laissera pas indifférent. D’ailleurs, toutes les personnes que j’ai rencontrées et qui en ont fait l’expérience sont unanimes: l’Inde, soit tu adores, soit tu détestes!

Un voyage en Inde ne s’entreprend pas à la légère, et voici donc quelques conseils basés sur mon expérience personnelle dans ce pays que j’ai visité à 2 reprises (pour une durée totale d’environ 6 mois).

 

QUAND VOYAGER?

La grande question… avec comme réponse immédiate : tout dépend de la région que vous souhaitez visiter!

Ainsi, pour la partie sud du pays, veillez à éviter les chaleurs extrêmes de l’été et les pluies torrentielles de la mousson (de mars à août).

J’ai visité le Rajasthan, Goa, Hampi, Mumbaï et Gokarna pendant les mois d’hiver (entre janvier à mars) et c’était top.

Par contre dans l’Uttar Pradesh (Varanasi et Taj Mahal entre autres), les mois d’hiver sont souvent brumeux (source d’incertitude des horaires des liaisons ferroviaires).

La chaleur dans le sud devient insupportable à partir de mars/avril et les inondations sont fréquentes dans une grande partie du pays pendant la mousson.

Les stations de moyenne montagne (en dessous de 2.000m) telles que Manali, Macleonganj et Darjeeling bénéficient d’un climat agréable en été mais sont également prises d’assaut par les touristes. En avril, Macleonganj était tranquille mais il y pleuvait beaucoup.

Finalement, le Ladakh est parfait pour une visite quand il fait chaud partout ailleurs, entre juin et septembre. Par contre, le reste de l’année les températures y sont négatives et la fermeture des cols routiers rend cette région accessible uniquement par voie aérienne.

 

COMMENT S’Y RENDRE?

L’inde a des liaisons aériennes bons marché depuis l’Europe. Ainsi, j’ai trouvé un vol A/R depuis Bruxelles avec Finnair à 450EUR. Il est possible de trouver des offres encore plus intéressantes (à partir de 300EUR hors saison).

Les vols depuis les Etats-Unis sont aussi très attractifs (A/R depuis New York à partir de 500 €). Pour les vols depuis l’Amérique latine, il est plus avantageux de prendre un vol vers l’Europe / les Etats-Unis pour enchainer avec un vol vers l’Inde car les vols « en direct » sont hors de prix.

Enfin, une infinité de connexions existe depuis le continent asiatique avec des vols à partir de 70$ depuis Dubai, la Thailande, La Malaysie, etc.

 

VISA?

Un visa est obligatoire pour tout voyage en Inde. Le processus est plus ou moins laborieux et coûteux si vous souhaitez l’obtenir auprès de l’ambassade indienne de votre pays (comptez minimum 2 visites à 5 jours ouvrables d’intervalle dans une certaine fourchette horaire avec un coût variant selon le lieu – 120€ pour un visa valable 3 mois à Bruxelles). Attention la validité du visa court depuis la date d’émission et non d’entrée dans le pays!

Pour les voyages de moins de 60 jours, le gouvernement indien a instauré une procédure de visa électronique. Vous devez « juste » remplir un formulaire online (plusieurs pages de questions saugrenues avec un système qui plante assez souvent, mais c’est toujours mieux que de se farcir l’ambassade!) puis payer 50$ (+1,5$ de frais) et vous recevrez confirmation endéans 48h. Attention, ce dernier est seulement valable pour une arrivée par voie aérienne et n’est renouvelable que 2 fois par année.

Par ailleurs les citoyens de certains pays (comme le Luxembourg et la Finlande) peuvent obtenir un visa à l’arrivée à l’aéroport.

L’obtention d’un visa pour un voyage par voie terrestre peut se faire depuis les pays voisins. J’ai testé à 2 reprises depuis Katmandu. Armez-vous de patience face à la bureaucratie et le manque complet d’empathie du personnel de l’ambassade. Comptez 6 jours, 3 visites et environ 80$ pour obtenir le saint graal.

 

OU ALLER?

Explorer toute l’Inde requerrait des années de voyage et il est je pense essentiel de se fixer des objectifs réalistes en rapport avec le temps dont vous disposez.

Le choix de la région dépendra de vos préférences personnelles.

Voici quelques exemples (un article sur mon top 10 en Inde avec un détail des meilleurs coins suivra prochainement):

  • Randonnées et paysages de montagne: le Ladakh, le Sikkim, le Kashmir, l’Himachal Pradesh (la vallée de Spiti)
  • Villes sacrées et voyage culturel : Varanasi, Pushkar, Haridwar/Rishikesh, monastères du Laddakh, Sarnath, Bodhgaya, Kishinagar, Amritsar.
  • Patrimoine et architecture: Agra (Taj mahal), Jeselmer (Rajhastan), Mumbai, Khajuraho, Ajanta, Ellora, Hampi, Pondichéry.
  • Retraites spirituelles et ayurveda : des ashrams sont présents dans tout le pays. Les meilleurs cours d’Ayurveda se trouvent dans le sud (Kerala/Tamil Nadu)
  • Relaxation et plages: Goa, les « backwaters » du Kerala, Hampi, les iles Andaman

Pour un premier voyage, les destinations plus « relax » peuvent être privilégiées : le Kerala, le Ladakh… et le grand classique des tours opérateurs: Delhi, Taj Mahal et Rajasthan

Vue sur le Gange depuis l’un des temples hindou de Rishikesh

 

COMBIEN DE TEMPS?

L’Inde est un pays particulier qui requiert un certain temps d’adaptation. De plus le pays est immense et les transports terrestres particulièrement lents. Donc au plus vous disposez de temps devant vous, au mieux. Un minimum de 3 mois serait souhaitable afin de vous imprégner de la culture et de la spiritualité de ce pays. Bien heureux celui qui dispose de tout ce temps pour voyager! Mon conseil si vous ne disposez pas de ce délai: évitez de chercher à en faire trop et contentez-vous d’une région. Voyager avec un timing serré en Inde est une mission particulièrement stressante: la bureaucratie y est omniprésente et tout est compliqué. Il est indispensable de faire les choses en disposant d’une marge horaire.

 

COMMENT SE DEPLACER?

Tout dépend du budget et du temps disponible. De manière générale, je suggère d’éviter autant que possible les voyages en bus qui sont inconfortables, éreintants et plus coûteux que le train. L’avion est évidemment le moyen le plus rapide/confortable, mais également le plus cher. Il existe de nombreuses liaisons entre les principales villes du pays (quelques compagnies aériennes: Indigo, Air India, Jetstar, etc.).

Je recommande vivement de tester au moins une fois l’expérience de voyage ultime en Inde: le train. Avec l’un des réseaux les plus étendus au monde et des prix imbattables, le train est LE mode de voyage préféré des indiens. Il vous permettra de faire de superbes rencontres et d’apprécier les paysages tout en étant plus ou moins confortable.

Il existe plusieurs catégories (du mieux au moins bien): 1ere classe AC (2 lits couchette par compartiment avec nourriture incluse, draps de lits et air conditionné), 2e classe AC (lits couchette à 2 niveaux dans un compartiment de 4 lits, inclinables durant la journée. Avec air conditionné et draps de lit inclus), 3e classe AC (lits couchette à 3 niveaux, dans un compartiment de 6 lits, inclinables durant la journée. Avec air conditionné et draps de lit inclus), Classe Sleeper (lits couchette à 3 niveaux sans compartiment séparé ni air conditionné) et 2e classe Unreserved (banquette en bois sans place réservée).

La différence de prix va du simple au double entre chaque catégorie. S’il peut être intéressant de tester la 2e classe non réservée pour un voyage populaire, je n’oserais la recommander pour un voyage incluant une nuit à bord. J’ai testé la classe Sleeper et 3AC, et ma foi si le gain de confort est notable et la tranquillité presque garantie dans le 3AC, la classe Sleeper fut ma préférée pour le côté folklorique et les rencontres. Attention toutefois: essayez de réserver le lit couchette du dessus pour être tranquille, car les lits couchettes inférieurs seront inclinés en position assise vers 6h du mat’, que vous soyez dessus ou non… Et je précise également que n’ai pas testé l’absence d’air conditionné en plein été: je doute que ce soit agréable.

RESERVATIONS: le système de réservation indien peut être très déconcertant. Je me souviens de mon premier essai: pas de place disponible avant 4 mois! Des agences douteuses proposaient leurs « services » pour le double du prix normal. Après j’ai découvert le système du Tatkal qui permet de réserver des places le jour avant moyennant 10% de supplément. Mais encore fallait-il se rendre à la gare à 9h le jour avant le départ et affronter la cohue (même si la file « touriste » est plus tranquille, les coups de coude pour passer devant sont légion).

Heureusement, l’internet mobile simplifie la vie et aujourd’hui il est possible de réserver online. Veuillez toutefois noter que pour réserver un billet de train il est indispensable de disposer d’un numéro de téléphone indien. Mais au vu du gain de temps cela vaut le coup!

Pour les réservations online :

  • soit directement sur le site des chemins de fer indiens : indianrail.gov.in
  • soit via un intermédiaire (utilisation plus intuitive et faible commission): makemytrip

Finalement, pour le transport dans les villes: le « rickshaw » (tuk-tuk) est la référence. Mais préparez-vous à une rude négociation. Comptez environ 20 roupies pour le premier kilomètre et 8/10 roupies par km additionnel.

Attendre impatiemment l’arrivée du train…

 

OU SE LOGER?

Grande variété de confort au rendez-vous avec des prix variant fortement selon les villes. Comptez entre 300 et 500 roupies pour un logement très rustique (soit 4 à 7,5€), 500 à 1200 roupies pour du moyen de gamme (de 7,5€ à 16€) et au-dessus pour la gamme supérieure. Les logements dans des villes comme Leh, Mumbai, Delhi et Agra (Taj Mahal) sont plus coûteux.

Les hôtels à budget en Inde sont assez pouilleux, surtout dans les villes. N’hésitez pas à vous renseigner à l’avance (vérifier les commentaires sur booking et hostelworld). Car les options et arnaques sont nombreuses, et certains indiens sont particulièrement insistants pour vous accompagner afin de vous montrer des logements (et obtenir leur commission… financée par votre tarif augmenté).

 

OU MANGER?

Faites-vous plaisir : l’Inde est un festival de saveur!

La cuisine indienne est variée et relevée. Son essence et ses saveurs sont particulièrement sublimées dans le sud, mais vous pourrez trouver d’excellents restaurants un peu partout. Le menu typique consiste en différents petits plats à la carte, que vous accompagnerez de chappattis (aussi appellés « roti ») ou naans, où encore le classique « thali », qui reprend des éléments typiques de la nourriture indienne (riz, lentilles, yoghurt, sauce en curry, chappattis).

A gouter absolument: palak paneer (fromage fait à base de beurre clarifié avec épinards), malai kofta (version végétarienne des boulettes en sauce épicée), le poulet tandoori/tikka masala (cuisson dans un four spécial), le garlic butter naam (pain plat au beurre et ail), l’aloo gobi (pomme de terre et choux fleurs), la samossa (beignet fourré bien relevé et épicé), masala dosa (mélange de farines servi sous forme de crêpe fourrée à la pomme de terre avec son mélange d’épices), etc.

Comptez un budget de 100 à 300 roupies (1,5 à 5€).

Ne manquez pas le rituel du Chai dans la rue : des petits échoppes ambulantes vendent du thé au lait et épices diverses (masala) dans des petits verres à shot pour une poignée de centimes. Le rendez-vous populaire par excellence!

Un succulent Thali!

 

QUEL BUDGET?

L’Inde est un des pays les meilleurs marchés au monde, même si tout a fortement augmenté entre mes deux visites (début 2014 et fin 2017).

Prévoyez pour votre budget quotidien:

  • logement : 500 roupies
  • nourriture: 500 roupies
  • transports : 200 roupies
  • divers: 200 roupies

Soit 1.400 roupies (environ 18€)

Budget très variable selon les attractions (l’entrée du seul Taj Mahal coûte 20$), les transports (avion vs. train), les divers extras (l’alcool est assez cher en comparaison avec le coût de la vie en Inde, comptez 2€ la bouteille de bière).

Un des grands avantages de l’Inde: pas de crainte de se faire rouler sur l’achat de produits de consommation  – tous les emballages arborent le M.R.P (prix de vente maximum). Le top!

 

DERNIERES RECOMMENDATIONS

Méfiez-vous de l’hygiène en Inde: ce pays est l’ami des germes en tout genre et peut se transformer en cauchemar pour votre estomac. Suivez le peuple et ne mangez pas dans les restaurants déserts. Ne buvez en aucun cas l’eau du robinet.

Veillez à être vacciné contre la typhoïde, l’hépatite A & B, le tétanos (et si possible la rage dans les zones rurales car il y a une forte concentration d’animaux malades).

Les indiens peuvent être insistants et incommodants. Rappelez-vous que la population est dense et la pauvreté galopante: oubliez votre besoin d’espace privé mais n’hésitez pas à les remettre à leur place.

Mention spéciale pour les femmes voyageant seules: l’Inde considère malheureusement très mal la femme, surtout dans les campagnes, ce qui a conduit à certaines extrémités comme la sélection prénatale. Et l’une des conséquences est qu’il y a plus d’hommes que de femmes dans le pays. Par ailleurs, le code vestimentaire strict de la femme indienne et le fait qu’elle n’adresse pas la parole aux hommes étrangers entraine une perception erronée de la femme occidentale par l’homme indien. Soyez vigilante mais pas paranoïaque. Profitez de votre voyage en gardant l’œil et en cas de comportement suspect, manifestez-vous et vous serez toute de suite secourue (j’ai été témoin de ce genre de situation où un homme se fait littéralement éjecter d’un train ou d’un bus pour avoir été désagréable avec une femme occidentale).

Conseil en or: comportez vous comme les locaux, faites attention à votre tenue et couvrez-vous d’un châle, mettez une fausse alliance le cas échéant, etc… Cela montrera respect envers la culture de vos hôtes et vous assurera plus de tranquilité.

Et puis pour tout le reste, détendez-vous, et laissez-vous enivrer par ce pays aux 1001 facettes… Ce sera très certainement le voyage de votre vie, où vous en apprendrez autant sur vous même que sur les autres!

NAMASTE!

CAMP DE BASE NORD ET SUD DU KANCHENJUNGA (8.586m)

CAMP DE BASE NORD ET SUD DU KANCHENJUNGA (8.586m)

 

Le Népal, un pays fabuleux… perdu entre les géants chinois et indiens, protégé par la forteresse naturelle que constitue l’Himalaya. Un pays mystique aux habitants généreux. Avec 8 des 10 plus hauts sommets au monde présents sur son territoire, il est évident que le Népal est LA référence mondiale en matière de trekking de montagne.

 

Les « teahouses », le son des clochettes des yaks, ces visages souriants aux pommettes brulées par la montagne, le son des prières émanant des monastères tibétains, les drapeaux colorés, les rouleaux à prières… avec en arrière fond le blanc immaculé de l’Himalaya, la plus haute chaine de montagne au monde, avec ses sommets dépassant les 8.000m, qui relèguent les alpes au rang de collines… Quiconque a tenté l’expérience ultime de randonnée himalayenne au Népal sentira une profonde émotion à l’évocation de ces éléments qui en font la beauté.

 

Ce qui rend une randonnée au Népal si singulière, ce sont ces petits refuges de montagnes omniprésents, auxquels l’on a attribué le nom de « teahouse », sanctuaires annonçant un repos bien mérité après une longue journée de marche. Moment privilégié pour discuter avec d’autres randonneurs en sirotant un thé de gingembre, avant l’assaut sur le Dal Bhat (plat typique népalais composé comme son nom l’indique de « dal » (lentilles) et de « bhat » (riz), combinés avec des légumes et pickles aux variétés insoupçonnables). Bien heureux celui qui eu l’idée de construire le premier de ces refuges, qui se sont multipliés comme des petits pains au fil des années, car avec des expéditions d’une durée moyenne de 2 à 4 semaines, le confort quotidien (parfois relatif) d’un fin matelas est le bienvenu !

 

Les grands classiques que sont le circuit des Annapurnas et le camp de base de l’Everest proposent même des versions VIP avec au menu pizza, crumble aux pommes, muesli et fruits, spaghettis carbonara, bières etc. Mais face à la grande affluence sur ces routes très prisées, des routes alternatives se sont développées au cours des dernières années, avec notamment le circuit du Manaslu (8e plus haut sommet mondial avec ses 8.163m), « le nouvel annapurna ». Des teahouses ont même récemment été construites sur le circuit du camp de base de Makalu (5e plus haut sommet avec 8.485m) et du Kanchenjunga (3e plus haute montagne avec 8.586m).

 

Se trouvant dans une région éloignée de toute civilisation, aux confins du Népal, à la frontière avec l’ancien royaume bouddhiste du Sikkim, le Kanchenjunga a retenu toute mon attention et c’est sans hésitation que j’ai choisi de relever le défi que présente cette randonnée, la moins fréquentée en terme de nombre de randonneurs à ce jour. En conséquence de cette faible affluence touristique, les chemins sont bien plus sinueux que sur les grands axes de randonnée, et le choix de nourriture est bien plus restreint (entre dhal bal ou… dal bhat). La literie dans les refuges consiste en général à une simple paillasse chez l’habitant. Mais comme je me complais à le répéter, ce que l’on perd en confort est regagné en authenticité. 

 

Voici donc un petit compte rendu de ces 3 semaines fabuleuses…

 

Tout d’abord, atteindre le point de départ de la randonnée est en soin une expédition… de Kathmandu, compter environ 15 heures (très variable) pour atteindre Birtamod, petite ville sans grand intérêt, située à une dizaine de kilomètre de la frontière indienne. Ensuite, 8 à 9h de tape fesses en jeep jusqu’à atteindre Taplejung, étape de départ, située à près de 2.000m d’altitude.

Notre équipe multiculturelle est composée de 6 personnes: notre guide, Mingma, qui a passé toute sa vie dans la région et la connaît comme sa poche; Stephanie (Danemark), Martin (Allemagne), Nixon (Australie), Tony (Trinidad et Tobago) et moi-même.

 

Jour 1 : 

Au petit matin, par chance le ciel est dégagé est nous laisse entrevoir la silhouette lointaine du Kanchenjunga, impressionnant du haut de ses 8.586m. Après une descente vertigineuse de plus de 1000m jusqu’à la rivière, nous marchons jusque Mitlung (921m), un petit village où le temps semble s’être arrêté. Le « H » sur la carte est censé indiquer la présence de « teahouse », mais c’est chez bien chez l’habitant sur une table basse transformée en lit pour l’occasion que nous nous reposerons après cette première journée. Je prends le temps d’effectuer une balade dans les champs de riz pour me déconnecter du monde moderne. Je reste songeur en voyant les villageois rentrer des champs le sourire aux lèvres. Certes, ils ont la vie dure ; mais ils ont l’air tellement satisfaits de leur réalité. Contrairement à nous, ils semblent n’avoir aucune attente. Ce qui les rends peut être plus heureux… en tout cas nous avons certainement beaucoup à apprendre de ces gens vivant au rythme des cycles de la nature, nous qui nous sommes déconnectés de l’essentiel dans notre modernité technologique.

un pont suspendu, un grand classique des randonnées népalaises

 

Jour 2 :

Nous continuons notre route en suivant la rivière, entouré d’une végétation luxuriante. Le climat chaud et humide rend la marche lourde et épuisante. Le dal bhat n’arrange rien à l’affaire à vrai dire… Nous arrivons finalement en fin de journée à Chirwa (1.250m) pour une seconde nuit chez l’habitant, dans un petit village… de 3 maisons ! Partie de cartes obligatoire pour passer la soirée.

le travail dans les champs

 

Jour 3 :

Aujourd’hui, nous commençons enfin à gagner un peu en altitude, histoire que l’air ambiant se rafraîchisse. Ainsi, après le rituel du dal bhat quotidien, nous traversons la rivière et commençons la grimpette (environ 700m de dénivelé) qui durera environ 1h30 jusqu’à atteindre Amjilosa (2.390m). A cette altitude, la douche froide devient plus délicate à la tombée de la nuit…

Petite cascade en cours de route

 

Jour 4 :

Au réveil, la vue est superbe : nous dominons une gorge formée par la rivière se trouvant 700m en contrebas. Nous suivons le chemin à flanc de colline, pour traverser des bois en continuant notre ascension. La végétation commence tout doucement à se transformer, et la flore tropicale cède sa place à une forêt de feuillus. Un tout nouveau chemin fait de gros blocs de pierres taillés à la perfection et disposés un peu dans le style des voies romaines annonce l’arrivée à notre étape de ce jour, Giable (2.780m). 

Mantras (syllabes de méditations utilisées dans les prières tibétaines) peints sur la roche

 

Jour 5 :

Après avoir contemplé le lever du soleil se reflétant une immense chute d’eau se trouvant de l’autre côté de la falaise, il est temps de se remettre en route. Au fil des heures, la rivière partage à nouveau notre route et nous dépassons les 3.000m d’altitude. La brume est épaise et le froid commence à se faire ressentir. Nous traversons un village fantôme fait de petites huttes en bois, servant d’hébergement aux locaux pendant les mois de pâturage. Un son de clochette retentit au loin… ce bruit caractéristique me rappelle avec émotions mes premières randonnées au Népal : ce n’est autre que la mélopée émise par les clochettes des yaks, ces animaux himalayens si emblématiques. De morphologie similaire aux bovins, leur pelage épais leur permet de résister au froid extrême des zones himalayennes. Par contre, cette protection naturelle est si efficace qu’il est rare de les trouver en deçà de 3.000m d’altitude. Nous faisons une courte halte où, pour un peu diversifier nos habitudes alimentaires, nous optons pour une soupe de nouilles (style « aiki-noddles ») en lieu et place du dal bhat. Avant de reprendre la route, nous faisons halte dans le petit monastère de Phale, pour un court instant méditatif au son des prières. Nous continuons ensuite notre lente ascension le long de la rivière jusqu’à atteindre Ghunsa (3.450m), dernier village avant la haute montagne. Ce sera notre dernière opportunité de nous ravitailler en chocolat et autres douceurs avant d’atteindre le camp de base nord. La pluie ne cesse de tomber la nuit durant, et au réveil à notre surprise nous entourés d’un fin manteau blanc : les températures négatives sont bien là et  justifient le transport de cet épais sac de couchage occupant la moitié du sac à dos, bien inutile jusqu’ici.

Ghunsa au petit matin…

 

Jour 6:

Nous quittons Ghunsa pour pénétrer dans une forêt dense, alternant feuillus et pins, me rappelant mes Ardennes natales. Pour la première fois depuis le début de ce voyage, le changement des saisons se fait ressentir : octobre est sur sa fin et l’automne est bel et bien là, avec son impressionnante palette de couleurs et ses odeurs caractéristiques de sous-bois humides. Chacun marchant à son propre rythme, nous étions censés nous retrouver au premier pont pour partager une collation avant de reprendre notre route. Hélas, ce dernier fut emporté par les eaux lors de la dernière crue et ce n’est qu’à la destination finale de cette étape que je retrouverai les membres de mon équipe, tous affamés et épuisés. Je poursuis mon ascension, la pente s’intensifiant de minutes en minutes et l’air se faisant plus rare. Petite pause au sommet, histoire de contempler la vue d’ensemble de la vallée colorée que nous laissons derrière nous, et de n’avoir aucun regret quant à la destruction du pont de pseudo rendez-vous, car le chemin de l’autre côté de la rivière a été complètement balayé par un glissement de terrain. C’est en fin d’après-midi que je distingue enfin les quelques huttes signalant l’arrivée à notre campement du jour, Kambachen, situé à 4.170m. Courage, encore quelques mètres… pour finalement me rendre compte que la voie est barrée par un petit torrent aux eaux glaciales, qui malgré mon obstination s’avère infranchissable. Il me faudra donc encore patienter 45 minutes, le temps de trouver un chemin praticable. A l’arrivée, une bonne tisane bien chaude et au lit! Inutile de préciser qu’à cette altitude, la nuit est glaciale, et qu’il est bien délicat de quitter le douillet duvet aux petites heures pour se rendre aux latrines (l’altitude et les nombreuses tasses de thé consommées en rendrent l’usage fréquent!) ; qui se trouvent évidemment à l’extérieur.

 

L’automne et ses milles couleurs

Jour 7:

Jour de repos à Kambachen pour s’acclimater à l’altitude… enfin de repos, tout est relatif! Le soleil se lève sous nos yeux ébahis en dévoilant de superbes manteaux blancs: face à nous se trouvent de véritables murs de glace, à commencer par Ghabur Peak (6.044m), suivi par Pholesobi Thonje (6.645m) et Sobi Thonge (6.670m). L’Himalaya dans toute sa splendeur ! Je profite du ciel parfaitement dégagé pour partir de bonne heure à l’exploration du glacier (car en après-midi, les nuages font presque systématiquement leur apparition et masquent les sommets enneigés). Je me faufile dans l’étroite gorge se trouvant entre 2 géants de plus de 6.000m pour finalement atteindre le glacier. Quelle vue ! à quelques kilomètres de moi, de l’autre côté du glacier (qui est en fait plutôt une moraine, la glace se trouvant sous la roche) s’érigent d’immenses pyramides de glace. A côté des sommets visibles depuis le campement apparaît un grand seigneur, Jannu (7.711m, rien que ça !). Je continue à suivre la route tracée par le glacier issu de la pression constante des neiges accumulées sur ces dômes de glace. Ce dernier se termine en cul de sac, face à un mur de glace de près de 3.000m, qui aurait certainement pu empêcher l’invasion des marcheurs blancs dans Game of Thrones. Au-dessus, au loin, on aperçoit la pointe de Kanbachen (7.802m, voisin direct du roi de la région, le Kanchenjunga). Subjugué par ce paysage irréel et le calme si unique qui règne en ces lieux, j’en oublie de consulter ma montre. Le soleil disparait déjà à l’horizon, et il est grand temps de filer avant que la nuit glacial ne fasse son apparition.

Panorama depuis le glacier

 

Jour 8:

Nous continuons donc notre ascension pour atteindre ce qui sera notre nuit à plus haute altitude, à quelques pas du camp de base. L’ascension est régulière et plaisante. Le ciel bien dégagé laisse entrevoir d’innombrables sommets de plus de 6.000m. A mi-chemin, je me retrouve entouré de sympathiques yaks se prélassant dans les vertes plaines. Derrière 2 yaks, les nuages s’estompent l’espace d’un instant pour faire apparaître un sommet enneigé qui est si haut qu’il est difficile de croire qu’il fait partie de notre monde. Je suis en extase devant tant de beauté et choisi de m’asseoir une bonne heure pour contempler ce spectacle. Le vent glacial qui se lève dans l’après-midi m’oblige à poursuivre ma route qui se terminera à Lhonak (4.780m), au pied du glacier du Kanchenjunga. Dès la tombée de la nuit, la neige et un vent glacial font leur apparition. Les températures avoisineront -10° quelques heures plus tard !

L’ainé de notre groupe, Tony, a ressenti de fortes difficultés lors de l’ascension et il arrive exténué vers 18h, accompagné de notre guide. La courte nuit de repos ne lui suffira malheureusement pas pour regagner toutes ses forces avant l’assaut final

 

Le Yak m’observe…

Jour 9:

Le grand jour, le camp de base nord du Kanchenjunga: Pangpema !

Nous prenons un petit déjeuner sommaire dans le froid glacial de l’aube. Départ avant le lever du soleil, afin de maximiser nos chances de vues dégagées. La route est simple, progressive, le long du glacier. Il faut juste s’assurer de bien rester en mouvement pour ne pas trop resentir le froid, et de garder un œil attentif à la gourde d’eau, qui a tendance à se geler rapidement. Après 2 heures de marche soutenue, la récompense tant attendue : les drapeaux de prières colorés annonçant le camp de base se dessinent à l’horizon. Nous sommes à une altitude de 5.143m. Etant arrivé bien en avance, je décide de continuer mon chemin pour m’élever au-dessus du glacier et bénéficier d’une vue encore plus impressionnante sur l’ensemble. Dans l’excitation, je perds mon chemin et me retrouve à escalader à flanc de montagne sur plusieurs centaines de mètres. J’arrive finalement en haut de la butte et domine le glacier. Epuisé, je décide de m’étaler sur un rocher pour profiter de la vue, et savourer une petite douceur gardée pour l’occasion : un Toblerone (je sais, pour un belge c’est le comble mais je n’ai malheureusement pas trouvé de Galler ou Godiva au Népal !). La vue est indescriptible: en contrebas, à environ 5.000m d’altitude, la moraine se faufile doucement entre 2 montagnes pour se revêtir de blanc, et se retrouver nez à nez avec une immense colonne de glace jusqu’au sommet du Kanchenjunga, 8.586m, qui se situe plus de 3.000m au-dessus de ma tête. Et bien entendu, les alentours sont tout aussi époustouflants ; ce gigantesque glacier dévale sur des kilomètres et est entouré de sommets de 6.000 et 7.000m. Ainsi va le cycle de la nature : la neige pure accumulée au cours du temps descend progressivement sous la pression de son propre poids, se chargeant d’alluvions, jusqu’à fondre doucement pour créer l’eau la plus pure qui nous soit offerte par notre belle planète, avant que l’homme ne se charge de la salir en aval…

La descente est un peu hasardeuse, étant donné les nombreux rochers présents sur mon chemin. Je rejoins le camp de base en un peu plus d’une heure, et me hâte de retourner vers Lhonak car l’après-midi est déjà bien avancée et un vent glacial s’est levé.

En retrouvant mes compagnons en début de soirée, j’apprends que le bon Tony s’est senti mal en début de journée et s’est vu forcé de redescendre vers Kambachen.

Malgré le froid mordant, je m’éclipserai de mon confortable duvet en milieu de nuit pour aller contempler un paysage sublimé par la pleine lune.

 

L’incroyable panorama qui s’offre à mes yeux!

Jour  10:

La descente vers Kambachen se fera tout en douceur, en prenant bien le temps de profiter des paysages himalayens. Et en veillant à prendre toutes les précautions nécessaires lors d’un passage rendu délicat suite à un éboulement de terrain. Nous arrivons à Kambachen en début d’après-midi, juste à temps pour faire une bonne lessive en profitant d’un soleil radieux. S’en suit un repos bien mérité…

Le spectacle continue la nuit

 

Jour 11 :

Le trajet à parcourir est assez court donc nous prenons tout notre temps au réveil, nous nous prélassons au soleil, en profitant de sa chaleur pour faire respirer ces pieds fatigués et las d’être toujours couverts de tissus. Sur le chemin, je retrouve Tony, parti en avance, et qui a bien du mal… la suite s’annonce délicate pour notre ami. En arrivant à Ghunsa, je m’offre une récompense royale : une douche chaude (le premier contact avec de l’eau chaude depuis le début du trek, et la première douche en 5 jours, froid oblige). Un vrai régal…

Petit refuge himalayen

 

Jour 12 :

Programme un peu chamboulé car notre ami Tony est arrivé en fin de soirée décontenancé et ressentant de vives douleurs aux genoux. Impossible pour lui de continuer, et il a donc fallu organiser un hélicoptère pour l’évacuer. Dans tout malheur il y a toujours un point positif : le propriétaire de notre refuge en profite pour envoyer sa fille à Kathmandu, victime récemment d’un accident, afin qu’elle puisse recevoir des soins adaptés dans la capitale népalaise. Au vu de l’isolement de la région et du coût d’une évacuation aérienne, ça vaut la peine en effet.

Nous quittons donc Ghunsa vers 11h, en direction du col de Selele situé 1000m plus haut. L’ascension débute en pleine forêt et durera environ 2h, pour nous conduire jusqu’au sommet d’une colline qui nous offrira un panorama d’exception sur les vallées en aval. Le climat est très variable au dessus de 4.000m, et le ciel menaçant commence à lâcher de nombreux flocons, accompagnés d’un vent polaire bien vicieux, qui, combiné à la chaleur et la transpiration du corps suite à l’effort d’ascension, sera fatal pour ma gorge. Nous arrivons enfin à notre lieu de repos en fin d’après-midi, à quelques centaines de mètres du sommet. Perdus au milieu de la brume et subissant une humidité glaciale insupportable, ce lieu restera le lieu le plus obscur du voyage (3 bouts de bois servant de lit, 5 autres servant de cuisine avec comme seul réconfort la chaleur de la soupe de nouilles). Nous nous sentons tous abattus. Coup de déprime face aux événements, entre la sensation d’être prisonniers d’une brume si épaisse qu’on en douterait de revoir le soleil un jour, et la tristesse d’avoir dû laisser un de nos compagnons de route. Il est bien vite temps d’aller retrouver la chaleur du sac de couchage pour oublier tout ça.

 

Le calme (glacial) après la tempête

Jour 13 :

Un jour n’étant pas l’autre, c’est sous un magnifique ciel bleu que nous débutons cette journée. La montagne recouverte de neige fraiche s’offre sous son plus beau jour. Lorsque nous arrivons au col, c’est avec joie que nous découvrons un panorama à 360° exceptionnel : d’un côté, au loin, nous apercevons le Makalu (8.485m) et l’Everest (8.848m), tandis que de l’autre, Jannu (7.711m) nous tourne le dos en nous offrant une vue imprenable sur ses épaules si caractéristiques. Après une séance photo, c’est le cœur léger que nous continuons notre route vers le 2e col du jour : Sinion (4.680m), perdu dans les nuages. La descente est épique : 800m de dénivelés en 45 minutes jusqu’à atteindre Cheram, notre destination du jour, et point de départ pour l’exploration du camp sud du Kanchenjunga.

 

photo de groupe au col de Selele

Jour 14 :

Nous voici donc en route pour la dernière grande étape de montagne, Ramche, située à près de 4.600m et à moins de 2 heures du camp de base sud du Kanchenjunga. L’ascension des 800m nous séparant de notre destination est fort plaisante, progressive, commençant par une forêts de pins aux allures mystiques qui s’ouvre ensuite sur de sublimes lagons où se reflète le blanc immaculé des seigneurs des lieux; les « Kabru » (4 sommets d’une altitude variant entre 7.100m et 7.500m). Nous arrivons en début d’après-midi et le ciel est toujours d’un bleu éclatant. J’en profite pour aller explorer les alentours du glacier se trouvant un peu plus loin. Et là, les dieux de la montagne vont me réserver une jolie surprise : tout d’abord, au loin, l’impressionnant spectacle d’une avalanche se déroulant sous mes yeux, dans un grand fracas de glace et un bruit assourdissant. Ensuite, quelques minutes avant le coucher du soleil, j’aurai la chance unique de voir émerger le grand Kanchenjunga, qui l’espace d’un instant se revêtir de superbes couleurs aux subtiles variances de tons jaunes, rose et rouges. Conscient de ma chance (c’est le premier jour où l’après-midi n’est pas masquée par les nuages), je rentre au campement où un autre spectacle commence, celui de la plus belle nuit étoilée…

 

Je m’incruste dans les montagnes

Jour 15 :

C’est encore à l’aube que nous débutons notre légère ascension jusqu’au camp de base sud, dans un froid polaire. Les drapeaux à prières et les offrandes aux divinités locales marquent l’arrivée au panorama final de notre aventure, que je prendrai le temps de savourer car les jours suivants nous ne ferons que descendre la vallée pour quitter la montagne. Quel calme et quels paysages ! Le Népal est bien le plus beau pays du monde. Dans l’après-midi, j’entamerai la longue descente jusque Cheram, lieu que nous avions quitté la veille, où je profiterai d’un sceau d’eau chaude pour me doucher et me remettre de ces émotions.

 

Photo de groupe devant le Kanchen

Jour 16 :

Ca y est, la haute montagne, c’est fini… Il est temps de redescendre au fil de l’eau… retour dans les bois, tout d’abord des sapins et ensuite des feuillus, jusqu’à atteindre Tortong à un peu moins de 3.000m d’altitude. Les températures nocturnes redeviennent positives et j’en profite pour reposer ma gorge qui a m’a bien fait souffrir au cours des derniers jours.

dernière vue de montagne

Jour 17 :

Suite à un gigantesque glissement de terrain, nous nous voyons contraints de remonter de 800m pour contourner la vallée… et puis de descendre à nouveau de plus de 1.700m, sous une chaleur se montrant de plus en plus accablante. J’ai habituellement les genoux solides, mais là ils vont en prendre un coup. Et je ne suis pas le seul : cette journée d’intense effort sera fatale à Stephanie, qui ne pourra reprendre la route le lendemain et devra également être évacuée en hélicoptère.

Quelle joie d’arriver à Yamphudin, situé à 2.000m, et de retrouver les bananiers et la végétation luxuriante, la vie animée des petits villages népalais… et de pouvoir se dorer la poire au soleil en t-shirt !

 

Nous retrouvons la vallée

Jour 18 :

L’expression  « nepali flat » (surface plane népalaise) prend ici toute son ampleur. Nous démarrons à 2.000m d’altitude. Nous terminerons à la même altitude. Mais entre ces deux points, nous ne faisons que monter ou descendre. Je ne sais pas si c’est l’effet surprise (car je m’attendais à une journée relax) ou la fatigue accumulée au cours des jours précédents, mais je vais bien morfler en cette journée, dans une chaleur et humidité tropicale dont je me lasse déjà. J’arrive en milieu d’après-midi dans le petit village de Kébang, où je retrouve Nixon, avec qui nous passerons la journée à regarder les gosses jouer sur la place locale, en dévorant tout types de « crasses » (chips et chocolats) achetés pour quelques cents dans les magasins locaux (ça faisait longtemps qu’on était en dehors de tout ça, il faut bien reprendre les mauvaises habitudes). Nous apprendrons également que nos autres compagnons de route sont partis en hélicoptère et que nous sommes donc les seuls rescapés de cette épopée. Notre guide, Mingma, nous rejoint en fin de soirée.

 

La descente est jalonnée de rencontre avec les locaux

Jour 19 :

N’étant plus que deux et estimant en avoir vu assez, nous décidons de bifurquer afin de nous rendre vers le petit village de Thelok, d’où il est apparemment possible de prendre un bus pour rejoindre Birtamod… En apparence le plan est simple, sauf que les informations sont à filtrer au compte-goutte. Tout d’abord il faut trouver l’endroit exact d’où partent les bus, ensuite y a t’il un bus prévu le lendemain? Bref, ce n’est que vers 18h que nous sommes fixés et acquérons un billet pour le lendemain à 4h. Ce sera donc une assez courte dernière nuit qui nous attend, chez une brave femme qui nous hébergera sur une paillasse pour quelques heures de repos, au son bruillant des hommes se saoulant au rakchi (sorte d’alcool de riz dont la seule odeur me fait fuir) au rez de chaussée.

Nous profitons d’une rivière pour nous baigner sous le regard amusé des enfants…

Jour 20 :

Chaque trajet au Népal est une aventure en soi, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Tout d’abord, comme l’on s’en doutait, l’heure de départ annoncée sur le ticket (4h) y fut placée à titre figuratif. C’est donc vers 5h30 que nous quittons enfin les lieux, heureux de s’être levés à 3h30 pour avoir poireauté 90 minutes dans un bus datant de l’année de la naissance de mon grand-père et aux sièges aussi confortables qu’un cactus. La route est rude, mais nous avançons… pendant au moins 20 minutes ! Je revois encore l’expression de Mingma quand nous lui posons la question fatidique : « is the bus broken ? No, no, the road is broken » (le bus est cassé ? non, non, la route est cassée). Et de fait : un immense rocher nous barre la route. Lors de la traversée pour aller rejoindre la partie intacte de la route et attendre un autre bus (qui arrivera 2h plus tard), je sens l’humidité envahir mes pieds… ben oui, il y avait aussi un ruisseau tiens!

C’est donc finalement vers 9h que nous reprenons la route, pour 10 heures de trajet qui sembleront interminables jusqu’à Birtamod. Et dire qu’à ce moment là il me reste encore 13h de route pour rejoindre Kathmandu. Mais ça, c’est une autre histoire…

 

Maigre consolation pendant le trajet de retour d’enfer: les superbes vues sur la montagne que nous venons d’explorer

 

Aspects pratiques :

 

  •  Permis : le Népal dispose de zones de randonnées accessible à tous (Annapurna ACAP, Everest, Langtang, etc. MAIS toujours moyennant obtention d’un permis) et d’autres soumises à restriction (comme le Kanchenjunga, Manaslu, Upper Mustang, etc.) pour lesquelles il est impératif de disposer d’un guide et de minimum 2 participants. Tous les permis s’obtiennent auprès du Nepal Tourism Board Office à Kathmandu.

 

  • Prix : Il s’agit d’un trek plus cher que la moyenne de par son accès difficile. Nous sommes passés par une agence car il n’est pas facile de trouver des guides pour le Kanchenjunga à Kathmandu. Toutefois, c’était la première (et la dernière fois) que je passais par une agence pour un trek népalais. Disons que le guide fut top, mais c’est frustrant de donner une commission si élevée à l’agence pour si peu de travail (en fait, celle-ci s’élève presqu’au montant des frais logements et de la nourriture pour 3 semaines!).

          Au final le coût du voyage est le suivant :

       Agence : 570$ (incluant le permis, le guide et les transports par voie terrestre jusqu’à et depuis Taplejung…

NB: pour le coût de ces éléments séparés :

o     Transports : 28$ pour le trajet A/R en bus Kathmandu/Birtamod (compter 200$ pour le même trajet en avion, recommandé pour les vues et la rapidité)

o      Guide : 25$ par jour (à se partager entre le nombre de participants, la coutume veut que le pourboire s’élève à environ 20% du coût total)

o    Permis : 40$ (permis zone à restriction)+ 10$ par semaine + 10$ pour le TIMS (carte de randonneur)

       Logement : compter 500Rs (4€) par chambre par nuit… plus cher et plus basique que sur les autres randonnées comme Annapurna et Everest.

     Nourriture : en toute logique, les prix varient fortement en fonction de l’accès, et au plus on monte, au plus le coût de la nourriture en fait de même. La référence, c’est… le prix du dal bhat : compter 250 Rs. (2€) à Taplejung et 650 Rs. (5€) à Lhonak. L’avantage du dal bhat, c’est qu’on peut se resservir (au moins 1 fois, parfois plus…) et qu’hormis la constante du riz et des lentilles, il y a toujours des variations dans les accompagnements. Pensez à acheter des snacks à l’avance car un snickers coûte 5€ à Lhonak.

En tout, cette randonnée m’a coûtée environ 1000€, mais sans passer par une agence et seulement par le guide, vous pouvez économiser jusqu’à 300€ (vous pouvez me contacter pour avoir des références à ce sujet – j’ai le contact de notre guide Mingma, qui est un guide de la région. Il et jeune mais bien expérimenté et son anglais est décent. Il s’arrangera pour qu’un de ses contacts à Kathmandu se charge de la « paperasse »).

Pour les conseils randonnées en général et plus particulièrement au Népal : voir les rubriques correspondantes (qui seront publiées prochainement)

Et surtout n’hésitez pas à vous lancer dans cette aventure… les classiques Everest et Annapurna sont sublimes mais victimes de leur succès. Le Kanchenjunga est nom seulement fabuleux pour ses paysages de montagne, mais il s’agit aussi d’une randonnée culturelle qui vous mettra en contact avec une des zones du Népal les moins touchées par le tourisme. Profitez de la pureté de l’endroit, car il est fort probable que cette randonnée devienne elle aussi un grand classique et que sa tranquillité ne soit plus qu’une légende…

 

Le dal baht, dans sa version grand luxe (qui ne s’obtient qu’à l’arrivée)!